Siège d'Ascalon (1099)

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Siège d'Ascalon
Gravure de Gustave Doré
Gravure de Gustave Doré
Informations générales
Date 12 août 1099
Lieu Ascalon
Issue Victoire des Croisés
Belligérants
Armoiries de Jérusalem.svg Royaume de Jérusalem Fatimid flag.svg Fatimides
Commandants
Godefroy de Bouillon Al-Afdhal Shahanshah
Forces en présence
15 000 fantassins ?
5 000 cavaliers ?[1]
200 000 hommes[2]
Pertes
10 000 à 12 000 hommes ?
Croisades en Terre Sainte
Batailles
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Coordonnées 31° 40′ 14″ N 34° 33′ 29″ E / 31.670438888889, 34.55805277777831° 40′ 14″ Nord 34° 33′ 29″ Est / 31.670438888889, 34.558052777778  

Le premier Siège d'Ascalon fut mené par l'armée croisée commandée par Godefroy de Bouillon, le 12 août 1099, pendant la première croisade.

Prélude[modifier | modifier le code]

Une première bataille oppose croisés et Fatimides à Ascalon en 1099, pendant la première croisade. L’armée d’Al-Afdhal, vizir fatimide d'Égypte, forte de trente mille hommes, atteint la Palestine vingt jours après la prise de Jérusalem par les croisés. Le vizir hésite à attaquer la Ville sainte, et prend position près d’Ascalon. L'armée chrétienne commandée par Godefroy de Bouillon se réunit pour repousser l'armée musulmane. Al-Afdhal envoie des émissaires à Godefroy de Bouillon, lui proposant un arrangement s’il quitte la Palestine. Les Francs, pour toute réponse, marchent sur Ascalon pour aller à la rencontre du vizir et de ses troupes. L'armée franque put franchir le fleuve Nahr-es-Sanye (situé entre Jérusalem et Ascalon) sans être inquiétée[1].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Du côté chrétien[modifier | modifier le code]

- À gauche, le corps d'armée de Godefroy.

- Au centre, les comtes de Normandie et de Flandres.

- À droite, Raymond de Toulouse.

La bataille[modifier | modifier le code]

L'attaque débuta contre l'aile droite fatimide, où s'étaient regroupés la plupart des soldats musulmans[1]. Un assaut conjugué de l'infanterie et de la cavalerie franque disloqua les rangs ennemis, et après une courte résistance des mercenaires éthiopiens au service des Sarrasins, dispersèrent l'armée fatimide[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

La victoire d'Ascalon remportée par les Croisés sur les Musulmans permit aux Européens de confirmer leur victoire à Jérusalem. L'armée du vizir Al-Afdhal dut se retirer après avoir subie de très lourdes pertes, et beaucoup de seigneurs arabes, plutôt que de combattre les Francs, proposèrent des traités et des alliances commerciales[1] qui consolidèrent l'installation des Croisés en Terre Sainte. Cependant, suite à un différend entre Godefroy de Bouillon et Raymond de Toulouse, la ville d'Ascalon ne fut pas occupée par les forces chrétiennes, et ne sera en leur possession qu'en 1153[1].

Les croisés la prennent provisoirement aux Fatimides en 1102, mais la forteresse résiste jusqu’en 1153.

En 1111, Baudouin Ier de Jérusalem marche sur Ascalon. Le gouverneur fatimide de la ville, Chams al-Khilafa, effrayé, lui verse un tribut de 7000 dinars. La population palestinienne, qui se sent humiliée par cette capitulation, envoie des émissaires au Caire pour demander la destitution du gouverneur. Chams al-Khilafa expulse alors les fonctionnaires égyptiens et se met sous la protection de Francs. Baudouin lui dépêche trois cent hommes qui prennent en main la citadelle d’Ascalon. En juillet, Chams al-Khilafa est assassiné par un groupe de conjurés. La ville se révolte. Les citadins armés et la garde berbère du gouverneur assaillent la citadelle et massacrent les Francs.

La ville, dernier bastion fatimide en Palestine, fut prise par les Francs en 1153, au terme du Second siège d'Ascalon. La ville fut intégrée au royaume de Jérusalem par Baudouin III, puis reprise par Saladin le 4 septembre 1187. Elle tomba aux mains de Richard Cœur de Lion après la capitulation d’Acre en 1191, qui y construisit une forteresse qui menaçait l’Égypte. Saladin exigea qu'elle soit démantelée en préalable à la paix de 1192. La ville lui fut livrée.

Ascalon produit une variété d’oignons rouges, rapportés par les Francs en Occident et qu’ils appelleront échalote.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Bataille d'Ascalon
  2. Histoire de l'armée et de tous les régiments par Adrien Pascal Volume 1 page 166

Sources[modifier | modifier le code]