Shirin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Shirin (morte en 628) (persan : شيرين) était l'une des femmes du chah sassanide Khosro II.


Origine[modifier | modifier le code]

Shirin est présentée alternativement comme une princesse arménienne d'Azerbaïdjan ou une araméenne originaire de Susiane ou du Khouzistan et de confession monophysite[1].

Reine des reines[modifier | modifier le code]

Elle épousa le prince perse Khosro. Des mentions de la cour de Khosro et de leur mariage se trouvent dans l’Histoire ecclésiastique d'Évagre le Scolastique, où elle apparaît sous le nom de "Sira", et dans l’Histoire de Théophylacte Simocatta, historien de l'empereur Maurice Ier.

Lorsque Vahram VI prend le pouvoir à la mort d'Hormizd IV, père de Khosro, lui et Shirin se réfugient en Syrie pour se mettre sous la protection de l'empereur byzantin Maurice Ier. En 591, Khosro revient en Perse reprendre le pouvoir, et Shirin devient reine. D'abord chrétienne nestorienne, elle rejoint l'église monophysite d'Antioche. On raconte qu'après la conquête de Jérusalem par les Perses en 614, ils ont ramené la croix de Jésus de Nazareth à Ctésiphon pour la reine Shirin.

Les personnages de Shirin et Khosro ont inspiré l'histoire de Shirin et Khosro dans le Shâh Nâmeh, et une œuvre du poète persan Nizami (1175). Les grottes de Taq-e Bostan auraient été sculptées par Farhad, l'amant malheureux de la belle Shirin.

Prénom[modifier | modifier le code]

Dans la fiction

Personnage des 1001 nuits avec son mari où son image est un peu plus positive que dans la réalité (il est connu pour sa grandeur d'ame, son humour et sa générosité)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Grousset, L'Empire du Levant : Histoire de la Question d'Orient, Paris, Payot, coll. « Bibliothèque historique »,‎ 1949 (réimpr. 1979), 648 p. (ISBN 2-228-12530-X), p. 84.


Liens externes[modifier | modifier le code]