Shirakabaha

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le Shirakabaha (白樺派?), littéralement « le blanc bouleau » est un mouvement littéraire japonais regroupé autour de la revue Shirakaba, publiée à partir de 1910. Le nom renvoie également aux membres du groupe qui partagent les mêmes idées et le même style littéraire.

C'est en 1910 que des étudiants de la prestigieuse Université Gakushūin de Tokyo créent ce groupe en réaction contre le naturalisme, le courant littéraire dominant de l'époque. Le groupe élargit ensuite son influence et s'ouvre à des auteurs tels que Shiga Naoya (1883-1971), Mushanokōji Saneatsu (1885-1976), Yanagi Sōetsu(1889-1961), Ton Satomi (1888-1983), Takeo Arishima (1878-1923) et Yoshirō Nagayo (1888-1961). Les membres du groupe tiennent l'esthétique occidentale en haute estime, propagent au Japon les conceptions européennes sur l'art et la littérature et se préoccupent de la vie des individus, incorporant souvent des philosophies optimistes dans leurs œuvres. Cette littérature relève typiquement du genre d'écriture à la première personne. Bien que fascinés par les tendances artistiques européennes, ils n'en sont pas moins très intéressés par la culture japonaise. Contrairement à beaucoup d'autres cercles littéraires, leur intérêt ne se limite pas à la littérature mais est ouvert à d'autres formes artistiques. Ils publient la revue littéraire mensuelle Shirakaba (« blanc bouleau ») qui paraît du mois d'avril 1910 jusqu'en 1923, connaissant son sommet de popularité en 1918.

Contexte[modifier | modifier le code]

Sur fond de démocratie dans l'ère Taishō, les œuvres des membres du Shirakabaha sont imprégnés de thèmes comme l'idéalisme, l'humanisme et l'individualisme. Ils mettent l'accent sur l'affirmation de l'humanité qui finit par remplacer le naturalisme qui a été le principal courant littéraire durant l'ère Taishō.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]