Sharon Labchuk

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Sharon Labchuk
Fonctions
1re chef du Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard (en)
En fonction depuis le 2005
Prédécesseur Création du Parti
Candidate à Parc Charlottetown-Victoria (en) pour l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard
Biographie
Date de naissance 25 novembre 1952
Lieu de naissance Trenton, Ontario
Nationalité Drapeau : Canada canadienne
Parti politique Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard (en)
Profession militante écologiste

Sharon Labchuk

Sharon Labchuk, née le 25 novembre 1952 à Trenton (Ontario), est une militante écologiste et une femme politique canadienne. Elle est directrice nationale de l'organisation du Parti vert du Canada. Elle fonde en 2005 le Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard, dont elle est également cheffe depuis ce temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie privée[modifier | modifier le code]

Sharon Labchuck naît en novembre 1952 à Trenton, en Ontario[1]. Sa mère est originaire de l'Île-du-Prince-Édouard[2] et son père est un militaire. Elle passe donc son enfance dans plusieurs villes du Canada et de l'étranger[1].

Elle quitte l'université pour travailler en Alberta, dans le but d'économiser pour fonder une ferme[2]. Elle retourne vivre à l'île-du-Prince-Édouard à la fin des années 1980[2]. Elle réside à Millvale, dans le comté de Queens[3].

Elle est mère monoparentale de deux enfants[4].

Activisme[modifier | modifier le code]

Sharon Labchuck se dit inspirée par la philosophie de l'écologie profonde[2]. Elle commence à s'impliquer dans l'activisme environnemental alors qu'elle réside en Alberta, dans les années 1980, lorsqu'elle s'oppose à un projet de gazoduc[2]. En 1989, elle participe à la fondation de la Coalition environnementale de l'Île-du-Prince-Édouard[1]. Elle est coordinatrice de l'organisme durant neuf ans[1]. Au début des années 1990, elle devient activiste à temps plein[4] et elle lance le premier programme de recyclage domestique de la province, organise des programme de compostage dans les écoles, installe un site de démonstration du compost au parc Victoria et met sur pied des pépinières communautaires d'arbres locaux[2]. Au fil des ans, elle fait diverses campagnes, autant au niveau local que national, dans les domaines de la protection des terres, l'incinérateur de déchets de Charlottetown, les organismes génétiquement modifiés, les biocarburants, les pesticides, les coupes à blanc et la contamination des nappes phréatiques[2]. Elle fonde également un autre organisme environnemental, Earth Action, en 1998[1].

Elle habite dans une maison solaire construite en grande partie par elle-même[4]. Elle cultive un jardin biologique, en plus d'être apicultrice et productrice d'hydromel biologique[4]. Par rapport au syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, elle affirme sur plusieurs sites web que le groupe d'environ 1 000 apiculteurs dont elle fait partie n'en souffre pas puisqu'ils font de l'agriculture biologique[5].

En 2003, elle présente une pétition au bureau du Vérificateur général du Canada où elle affirme que des entreprises comme Bayer et Syngenta contreviennent à la Loi sur les produits antiparasitaires en annonçant que leurs produits sont « verts » et qu'ils sont bons pour l'environnement. Elle demande aussi à Santé Canada de faire enquête. Une partie des accusations sont retenues et les fabricants sont blâmés et forcés de se conformer à la loi[6].

En 2011, elle applaudit la décision du Congrès des États-Unis d'empêcher la Food and Drug Administration (FDA) de permettre la vente de saumon génétiquement modifié de l'entreprise AquaBounty Technologies pour la consommation humaine[7].

Son activisme fait écho dans les médias et dans certains documentaires et ouvrages spécialisés. Elle apparaît ainsi en 2001 dans le documentaire Quelque chose dans l'air... de l'Office national du film du Canada, de la réalisatrice Sylvie Dauphinais, traitant du danger de l'utilisation de pesticides par les producteurs de patates de l'I.-P.-É., dans le documentaire Perfect Potato: An environmental hazard?, présenté à l'émission W5 du réseau CTV en 2002 ainsi que dans le livre Secret Ingredients: The Brave New World of Industrial Farming, de l'écrivain Stuart Laidlaw, en 2004[2]. Elle est photographiée nue par Nance Ackerman dans un champ de patates de l'île-du-Prince-Édouard, portant seulement un masque anti-gaz, une photographie qui paraît en 2003 dans le livre Womankind : faces of change around the world[8]. La photo est publiée dans plusieurs médias au Canada[2]. Elle a d'abord hésité à la prendre mais soutient que c'était un bon moyen d'informer le public sur l'usage des pesticides dans sa province[8].

Politique[modifier | modifier le code]

En 2005, Sharon Labchuk et sa fille Camille récoltent les signatures nécessaires à la fondation du Parti vert de l'Île-du-Prince-Édouard (en)[2]. Elle devient également la première cheffe, poste qu'elle occupe toujours en 2011[1].

Également membre du Parti vert du Canada, elle est proche collaboratrice de la cheffe Elizabeth May[9]. Elle occupe tour à tour les postes de critique en environnement et en agriculture, coprésidente du cabinet fantôme, gérante de la course à la chefferie d'Elizabeth May et de sa campagne lors de l'élection partielle dans London-Centre-Nord en 2006[2]. Elle devient ensuite directrice nationale de l'organisation du parti[3]

Lors de l'élection fédérale du 23 janvier 2006, elle est candidate du Parti vert du Canada dans la circonscription de Malpeque, où elle obtint 901 voix et 4,65 % des suffrages.

Candidate du Parti vert provincial, elle est défaite dans la circonscription de Rustico-Emerald durant l'élection prince-édouardienne du 28 mai 2007. Elle affirme tout de même être « heureuse, très heureuse » de son résultat – considéré très bon pour un candidat d'un tiers parti dans la province – mais surtout du fait d'avoir pu faire connaître le programme de son parti[9]. Quant au raz-de-marée libéral, elle affirme ne pas voir de réelle différence entre les libéraux et les conservateurs[9].

Elle se présente de nouveau candidate du Parti vert dans la circonscription de Charlottetown-Victoria Park à l'élection prince-édouardienne du 3 octobre 2011. Elle s'oppose d'ailleurs à la tenue d'élections en octobre, prétextant la rentrée scolaire et la récolte, et propose plutôt la tenue d'élection en novembre[10]. Elle obtient alors 12,86 % des voix mais une troisième place.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Radio-Canada, « Élection île-du-Prince-Édouard 2011 - Les partis et les chefs - Sharon Labchuk », Radio-Canada Nouvelles,‎ 2011 (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) « Sharon Labchuk, Green Party Leader », sur Green party of Prince Edward Island (consulté le 3 septembre 2011)
  3. a et b (en) Wayne Thibodeau, « Green Party leader faces Environment minister in October election », The Guardian,‎ 28 juillet 2011 (lire en ligne)
  4. a, b, c et d (en)CTV, « Labchuk, Sharon », CTV.ca,‎ 2006 (lire en ligne)
  5. (en) Rowan Jacobsen, Fruitless fall : the collapse of the honey bee and the coming agricultural crisis, New York, Bloomsbury Publishing USA,‎ 2009, 279 p. (ISBN 978-1-59691-537-4), p. 71-72
  6. « Étiquetage et publicité sur les pesticides », sur Bureau du vérificateur général du Canada,‎ juillet 2003 (consulté le 3 septembre 2011)
  7. Radio-Canada, « Un coup dur pour AquaBounty Technologies », Radio-Canada Nouvelles,‎ 22 juin 2011 (lire en ligne)
  8. a et b (en) Andrea Markey, « A look at Womankind », Nova News Net,‎ 9 février 2005 (lire en ligne)
  9. a, b et c (en)CBC, « Green Leader Labchuk defeated but 'happy' », CBC News,‎ 28 mai 2007 (lire en ligne)
  10. Radio-Canada, « Le Parti vert désapprouve la date du scrutin à l'Île-du-Prince-Édouard », Radio-Canada Nouvelles,‎ 2 septembre 2011 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Donna Nebenzahl (photogr. Nance Ackerman), Womankind : faces of change around the world, Vancouver, Raincoast Books,‎ 2003, 192 p. (ISBN 1-55192-320-3), p. 92-95

Liens externes[modifier | modifier le code]