Shūzō Kuki

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Shūzō Kuki (九鬼 周造, Kuki Shūzō?) (né à Tōkyō le 15 février 1888 - décédé à Kyōto, le 6 mai 1941) était un philosophe japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quatrième fils du baron Kuki Ryūichi, haut fonctionnaire du Ministère de la Culture et de l'Éducation (Monbushō), et de Hatsu, dont la rumeur faisait une ancienne geisha. Alors qu'elle était enceinte de Shūzō, elle eut une relation avec Okakura Tenshin, de sorte que Shūzō le considéra toujours comme son père spirituel.

Après des études de philosophie à l'université impériale de Tokyo (aujourd'hui université de Tokyo), il passa huit ans en Europe en tant qu'étudiant étranger de 1921 à 1929[1]. D'abord en Allemagne jusqu'en 1924, où il suivit les cours du néo-kantien Heinrich Rickert, puis en France jusqu'en 1927 où il fit la connaissance de Henri Bergson. De retour en Allemagne pour un an, il suivit les cours de Martin Heidegger et découvrit la phénoménologie. Avec Kiyoshi Miki ou Tetsurō Watsuji, il fut ainsi l'un des premiers à introduire la philosophie de Heidegger au Japon.

À son retour au Japon en 1929 après une dernière année en France, et jusqu'à sa mort, il enseigna la philosophie à l'Université Impériale de Kyōto (aujourd'hui Université de Kyōto). Ses séminaires sur Descartes ou Bergson eurent une grande influence sur le développement de la philosophie française au Japon ; il enseigna également la phénoménologie. En parallèle à son enseignement de l'histoire de la philosophie moderne et contemporaine, il développa une esthétique originale qui s'appuyait sur l'herméneutique pour réinterpréter les notions japonaises traditionnelles telles que l'iki ou le fūryū, toutes notions par lesquelles il recherchait une définition de l'existence proprement japonaise.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • La Structure de l'iki (「いき」の構造?), 1930, trad. fr. 1984, 2004
  • Le Problème de la contingence (偶然性の問題?), 1935, trad. fr. 1966
  • Ningen to jitsuzon (人間と実存?, « L'Homme et l'Existence »), 1939
  • Bungeiron (文芸論?, « Essai sur les belles-lettres »), posth. 1941

Notes et références[modifier | modifier le code]

(ja) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en japonais intitulé « 九鬼周造 » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) Thorsten Botz-Bornstein, « Contingency and the "time of the dream": Kuki Shuzo and French prewar Philosophy », Philosophy East and West, vol. 50, no 4,‎ octobre 2000, p. 481 à 506 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Thorsten Botz-Bornstein, « Shuzo Kuki et la philosophie de la contingence française. Une Communication unique entre l’Orient et l’Occident » dans Revue Philosophique de Louvain, numéro spécial sur Nishida Kitaro, février 1999

Liens et Ressources[modifier | modifier le code]