Shūgorō Yamamoto

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Shūgorō Yamamoto
山本 周五郎

Activités Nouvelliste, romancier
Naissance 22 juin 1903
Drapeau du Japon Ōtsuki, Japon
Décès 14 février 1967 (à 63 ans)
Drapeau du Japon Yokohama, Japon
Langue d'écriture Japonais

Shūgorō Yamamoto (山本 周五郎, Yamamoto Shūgorō?, 22 juin 190314 février 1967) est le nom de plume de Satomu Shimizu (清水 三十六, Shimizu Satomu?), nouvelliste et romancier japonais de l'ère Shōwa. Il est connu pour ses ouvrages populaires et pour avoir publié des titres sous au moins quatorze noms d'auteur differents.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Yamamoto naît dans ce qui est à présent la ville d'Ōtsuki de la préfecture de Yamanashi, dans une famille pauvre. Le manque d'argent le contraint à abandonner l'école secondaire, mais il continue son éducation à temps partiel, tout en vivant comme pensionnaire au-dessus d'un magasin de livres d'occasion. Son pseudonyme vient du nom du magasin où il a vécu.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Yamamoto fait ses débuts littéraires avec une nouvelle intitulée Sumadera Fukin et une pièce de théâtre en trois actes, intitulée Horinji iki, tous deux publiés en 1926. Ses premières œuvres sont destinées principalement aux enfants. En 1932, il se tourne vers les histoires populaires pour adultes avec Dadara Dambei, qui reçoit peu d'attention du monde des lettres, aussi continue-t-il à écrire de populaires romans policiers et des récits d'aventures pour un public d'enfants. Il s'agit notamment d'une série de nouvelles sur des thèmes de samouraï de 1940-1945, et d'histoires sur les femmes héroïques de l'histoire 1942-1945, les deux thèmes étant éminemment appropriés pour le Japon du temps de guerre.

Sa préférence pour les romans historiques se poursuit dans la période d'après-guerre, avec Momi no ki wa nokotta (« Les Sapins demeurent ») et le Flower Mat. Ses œuvres se caractérisent par une sympathie marquée pour les opprimés, une aversion de l'autorité et un hommage aux vertus populaires traditionnelles. Son Nihon Fujin Fudoki (« Vie des grands femmes japonaises ») est en lice pour la 17e édition du prix Naoki, un des plus prestigieux prix littéraires japonais, mais Shūgorō le refuse, indiquant modestement que ses « écrits populaires » ne devraient pas être considérés comme de la « littérature ».

Nombre de ses livres sont adaptés au cinéma (Takashi Miike a filmé un de ses romans Sabu), ou en séries télévisées.

Yamamoto meurt à Yokohama de pneumonie aigüe ; sa tombe se trouve au cimetière public de Kamakura.

Postérité[modifier | modifier le code]

Un prix littéraire, le prix Shūgorō Yamamoto, est créé en 1987 à l'occasion du vingtième anniversaire de la fondation de la Société Shinchō pour la promotion des arts littéraires (Shinchō Bungei Shinkō Kai). Il est décerné chaque année à une nouvelle œuvre de fiction considérée comme représentative de l'art du conte. Le gagnant reçoit un cadeau et un prix en argent de 1 million de yen[1].

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Vie des grands femmes japonaises (日本婦道記, 1942–1945)
  • Les Sapins demeurent (樅ノ木は残った, 1954–1958)
  • Les Contes du dr. Barbe rouge (赤ひげ診療譚, 1958)
  • Le conte de Blue Beka Boat (青べか物語, 1960)
  • Une Ville sans saisons (季節のない街, 1962)
  • Sabu (さぶ, 1963)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Sanjuro, adaptation filmée d'Akira Kurosawa de la nouvelle Nichinichi hei-an (« Jours tranquilles »)
  • Dodes'kaden, adaptation filmée d'Akira Kurosawa du livre Kisetsu no nai machi (« Une Ville sans saisons »)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fukue, Nastuko, "Literary awards run spectrum", Japan Times, 14 février 2012, p.  3.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]