Sextus Aelius Paetus Catus

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Sextus Aelius Paetus, surnommé Catus[1] (« l'astucieux »), est le premier jurisconsulte romain. Il est édile curule en 200 av. J.-C., avec pour collègue Marcus Claudius Marcellus[2], puis consul en 198 av. J.-C. et censeur en 194 av. J.-C. Appartenant à la gens des Aelii, il fut aussi le frère de Publius Aelius Paetus, consul en 201 av. J.-C.. Son ouvrage principal, connu sous le nom de Ius Aelianum (Droit Élien) et appelé plus tard « berceau du droit » (cunabula iuris) est une révision et une actualisation de la loi des Douze Tables. Il commence son œuvre durant son édilité avec le but de divulguer les formules du droit, dont les patriciens se sont jusque là réservé la connaissance.

Il a aussi écrit un ouvrage (perdu) en trois parties appelé Tripertita, qui contenait le texte de la loi des Douze Tables, leur commentaire, ainsi que les formules de l'action judiciaire (legis actiones).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le mot catus est d'origine dialectale ; il signifie « aigu, pénétrant », d'où aussi « sage ». Ennius l'applique à Sextus Aelius et Cicéron, De Republica, I, 30, déclare qu'on le disait catus, « non pas parce qu'il cherchait ce qu'il n'aurait jamais trouvé, mais parce que, à ceux qui le consultaient, il donnait les réponses qui les tiraient d'affaire ».
  2. Tite-Live, XXXI, 50, 1.[1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claudia Moatti, « Experts, mémoire et pouvoir à Rome, à la fin de la République », Revue historique, 2003/2, n° 626, p. 303-325.
  • André Magdelain, « Un aspect négligé de l’interpretatio», in 'Jus, imperium, auctoritas. Études de droit romain, Rome, École Française de Rome, 1990, pp. 95-101. (Publications de l'École française de Rome, 133)

Articles connexes[modifier | modifier le code]