Servant d'autel

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Une équipe de servants d'autel portant divers objets liturgiques

Un servant d'autel, est un laïc qui intervient dans plusieurs cérémonies de l'Église catholique (participer aux processions, servir la messe notamment). Du fait que ce sont le plus souvent des enfants qui exercent ces fonctions, on emploie encore parfois le terme classique d'« enfants de chœur ». Pour autant, il est également d'usage de confier un tel rôle à des adultes, notamment des séminaristes. On les qualifie alors parfois de « grands clercs ». Les fonctions de servant d'autel ont longtemps été réservées aux garçons, mais depuis 1983 les filles peuvent y être admises sur autorisation de l'évêque diocésain et du célébrant.

Les différentes fonctions du servant d'autel[modifier | modifier le code]

Figure du XIXe siècle : « Enfant de chœur » agitant l'encensoir, huile sur toile de Julius Scholtz (de), 1854.
Un céroféraire, peinture de Giacomo Di Chirico

Son rôle est de gérer le bon déroulement de la messe. Il doit être capable de connaître les cérémonies à accomplir par chacune des personnes, célébrant compris.

Son rôle est de préparer et de s'occuper de l'encensoir avant et pendant la messe.

Son rôle est de porter la navette.

Ils sont deux, et leur rôle est de servir plus directement à l'autel : apporter les burettes à l'autel, verser de l'eau sur les mains du célébrant lors de l'offertoire, sonner à l'élévation, porter les cierges lors des processions et pendant l'Evangile. De plus ils portent chacun un cierge, que lorsqu'ils n'en ont pas besoin, ils les déposent à la crédence.

Ils sont souvent par nombre pair. Leur rôle est de porter les cierges.

Son rôle est de porter la croix de procession lors de l'entrée du clergé au chœur et lors de son retour à la sacristie. Plus généralement on doit porter la croix de procession dès qu'il y a déplacement en procession. Il est encadré par deux acolytes avec leur cierge.

D'autres fonctions peuvent exister lors de certaines cérémonies, ainsi on peut avoir besoin d'un porte-missel, pour s'occuper du missel (rôle normalement dévolu au cérémoniaire), des porte-insignes (un porte-crosse et un porte-mitre pour les cérémonies pontificales, i.e. célébrées solonnellement par l'évêque ou l'abbé crossé et mitré), un porte-ombrelle (dans les basiliques) et, avec la modernité, un porte-micro, notamment lors de cérémonies à l'extérieur de l'église.

L'enfant chantant dans le chœur. Avant la Révolution française, puis au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En France (de même que dans les autres pays d'Europe, catholiques et protestants), jusqu'à la Révolution ou au-delà, les enfants de chœur jouaient un rôle spécifique dans le chant d'Église (le chant grégorien - ou plain-chant - ainsi que la musique polyphonique).

Ils entraient aux alentours de 7 ans dans une école (la psallette), attachée à un chapitre cathédral ou collégial (donc à une cathédrale ou à une église collégiale). Cette école portait aussi (et porte encore aujourd'hui) le nom de "maîtrise" (appelée quelquefois "manécanterie" au XIXe siècle de même qu'au XXe).

Là, les jeunes garçons étaient placés sous la direction du maître de psallette qui leur apprenait de manière approfondie le plain-chant et plus largement la technique du chant, le tout assorti des principes de la musique. Ils pouvaient également se former à ces autres techniques savantes que sont le contrepoint, l'harmonie et la composition.

On y enseignait également quelques instruments : avant la Révolution c'était évidemment l'orgue (avec qui on dialoguait seulement, mais qui pouvait accompagner les motets polyphoniques, à l'époque baroque). Le clavecin, ou l'épinette, étaient utilisés pour les répétitions.

Un autre instrument, très différent et presque oublié aujourd'hui, jouait un rôle important dans le soutien des voix : appartenant à la famille des vents, intermédiaire par sa facture entre les bois et les cuivres, il est appelé serpent. C'est la basse du cornet à bouquin. On l'assortissait quelquefois du basson. Dans les grandes circonstances on ajoutait la basse de viole, qui fut progressivement remplacée au XVIIIe siècle par le violoncelle.

Au XIXe siècle l'orgue finit par accompagner même le plain-chant. Le serpent sera progressivement remplacé, à partir des années 1820/30, par l'ophicléide (parfois aussi le basson). On remplaça le violoncelle par la contrebasse (à trois cordes). Il y eut aussi d'autres instruments (jusqu'à un véritable orchestre, dans certaines occasions), plutôt vers la fin du siècle.

Un enseignement général accompagnait ces formations. À partir du XIXe siècle, par manque de moyens, il n'a pas toujours été dispensé par le chapitre, mais par une autre institution d'église.

La présence de ces enfants de chœur était indispensable pour chanter la partie de soprano, les voix féminines étant alors interdites dans les églises. Au XVIIIe siècle, le Dictionnaire de Trévoux précise qu'ils chantaient « dans le chœur de musique les [parties de] dessus, et les versets [de plain-chant] qu'il faut chanter sur un ton élevé et aigu ». Il ajoute qu'ils étaient aussi employés « à porter les chandeliers »[1]. À l'âge de la mue, ils quittaient le "service du chœur" au sens strict, pour jouer d'un instrument, ou regagner la vie civile. Certains d'entre eux choisissaient de demeurer musiciens (pas obligatoirement d'église). Le monde ecclésiastique leur offrait de nombreux postes de chantres (choristes) professionnels, d'organistes ou de maîtres de chœur. Dans toutes ces activités, on était assez fréquemment compositeur. D'autres jeunes gens, peut-être majoritaires à partir du XIXe siècle, apprenaient un métier sans aucun rapport avec leur vécu d'enfant de chœur.

Ces psallettes, très nombreuses, étaient la principale (et presque la seule) formation musicale complète qu'aient connu la France et l'Europe avant la Révolution. Sans elles, la musique savante, religieuse et profane, n'auraient pas pu exister, en particulier du point de vue vocal.

Malgré cela, en France, ces écoles et ces chœurs disparaîtront brutalement en 1790 avec la confiscation (suivie de la vente) des biens du clergé, lorsque la toute nouvelle Assemblée nationale supprima les chapitres ecclésiastiques (les assemblées - ou collèges - de chanoines). Au début du XIXe siècle, à partir du Concordat signé entre Bonaparte et la papauté, seules certaines cathédrales retrouveront un chœur, lié à un chapitre canonial souvent chancelant par manque de ressources. On retrouva également quelques enfants de chœur, et quelques chantres adultes, dans certaines églises paroissiales, et même collégiales. Les choses évoluèrent positivement (mais très progressivement) au cours du XIXe siècle.

Depuis 1972[modifier | modifier le code]

Le « ministère institué » d’acolyte est proposé à des laïcs depuis 1972. Il remplace l'ancien « ordre mineur » d’acolyte et l’« ordre majeur » de sous-diacre qui incorporaient au clergé et préparaient au ministère presbytéral. Plusieurs des fonctions jointes en principe à ces ordres étaient par ailleurs déjà exercées aussi par des laïcs[2].

Le ministère institué d’acolyte est proposé à des laïcs pour favoriser leur participation aux célébrations liturgiques d’une manière qui valorise le sacerdoce du peuple de Dieu tout en distinguant bien les ministères des laïcs de ceux des ministres ordonnés[2].

Le cas des filles[modifier | modifier le code]

Un thuriféraire portant un surplis blanc

Le ministère d'acolyte été explicitement rénové en 1972[3] pour valoriser la participation du Peuple de Dieu dans la liturgie et pour distinguer plus clairement les fonctions des ministres ordonnés et des ministres laïcs. Si en tant que "ministère institué" (cas rare en France, hormis dans certaines cathédrales anciennes comme la Primatiale Saint-Jean-Baptiste de Lyon) il est réservé aux hommes, c'est en raison de « la vénérable tradition de l’Eglise »[4].

Quand le service de l'autel n'est pas effectuée par un acolyte institué liturgiquement mais comme une députation temporaire (cas habituel en France), les filles peuvent y être admises (à l'exception des messes dans la forme extraordinaire du rite romain).

Voici la synthèse des différentes normes romaines :

L’instruction Redemptionis Sacramentum (2004) énonce au n° 47 que « les filles ou les femmes peuvent être admises à ce service de l’autel, au jugement de l’Évêque diocésain ; dans ce cas, il faut suivre les normes établies à ce sujet ».

Les normes mentionnées en note sont la Responsio ad propositum dubium (1992) qui précise le canon 230 § 2 du Code de droit canonique (1983) ; la Lettre sur les fonctions liturgiques exercées par des laïcs (1994) ; et la Lettre à un évêque [concernant le service des femmes à l’autel] (2001) ; auxquelles il faut ajouter le début du n° 47 de l’instruction Redemptionis Sacramentum. Nous présentons ensemble ces normes ici :

  • Il revient à chaque évêque diocésain, après avoir entendu l’avis de la Conférence épiscopale, d’émettre un jugement prudentiel sur ce qu’il convient de faire pour un développement harmonieux de la vie liturgique dans son propre diocèse et la réponse à des besoins pastoraux locaux.
  • L’autorisation d’un évêque ne peut obliger un autre évêque.
  • L’autorisation doit être clairement expliquée aux fidèles du diocèse, à la lumière du canon 230 § 2 (députation temporaire qui n’est pas un droit mais une admission par les pasteurs).
  • Il fera observer que la norme du canon 230 § 2 trouve déjà une large application dans le fait que les femmes remplissent souvent la fonction de lecteur dans la liturgie et peuvent aussi être appelées à distribuer la sainte Communion, comme ministres extraordinaires de l’Eucharistie ainsi qu’à exercer d’autres fonctions, comme il est prévu par le canon 230 § 3.
  • Il faut garder à l’esprit que le service à l’autel de jeunes garçons a permis un développement encourageant des vocations presbytérales et qu’il faut donc continuer à en favoriser l’existence, ce qui interdit à l’évêque d’imposer aux prêtres l’admission de filles au service de l’autel et interdit d’exclure les garçons du service de l’autel.

Concernant la question de l’éveil des vocations parmi les garçons servants d’autel, il ne constitue pas une impossibilité juridique et il n’est pas un argument théologique pour l’exclusion des filles mais un argument pastoral à prendre en compte dans la décision de permettre aux filles le service de l’autel : « On ne doit pas oublier[5] » ; « On sait que[6] ».

Enfin, lorsque le rite romain est célébré dans la forme extraordinaire (couramment appelée rite tridentin), utilisant le missel de 1962, la fonction de servant d'autel ne peut être attribuée à des filles[7].

Dans l'Église orthodoxe[modifier | modifier le code]

Le servant d'autel existe aussi dans l'Église orthodoxe et les Eglises catholiques de rite oriental. Ce sont des laïcs qui ne portent pas la soutane mais revêtent simplement un sticharion sur leurs vêtements. Il est courant d'en voir dans les églises russes et des pays de l'Est, moins dans les églises grecques. Le servant d'autel y a comme fonctions la supervision des bougies, la préparation des lampes, la manipulation des encensoirs et autres accessoires nécessaires à la Divine liturgie, la préparation des vêtements des prêtres et éventuellement des diacres, le port des cierges. Il peut également porter les croix lors des processions, et les missels des prêtres et évêques ou lire les actes des Apôtres et prières avant la communion pendant la liturgie. Il lui est formellement interdit de toucher l'autel ou les vases sacrés. La charge de servant d'autel est réservé aux hommes et enfants de sexe masculin uniquement[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de Trévoux. Article : Chœur (Dictionnaire universel français et latin connu sous le nom de), Paris, Delaune [...], 1743-1752, 7 vol.).
  2. a et b Lettre apostolique Ministeria Quaedam (1972)
  3. Lettre apostolique Ministeria Quaedam (1972)
  4. Lettre apostolique Ministeria Quaedam (1972) n° 7
  5. Instruction Redemptionis Sacramentum (2004) n° 47.
  6. Lettre sur les fonctions liturgiques exercées par des laïcs (1994) n° 2.
  7. (en) Rachel Obordo, Vatican: girls are not permitted to serve at old Mass, Catholic Herald, 8 juin 2011
  8. traduit à partir de l'article russe de wikipedia "Алтарник"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Normes[modifier | modifier le code]

  • 1972 : PAUL VI, Lettre apostolique Ministeria Quaedam en forme de « motu proprio » réformant la discipline de la tonsure, des ordres mineurs et du sous-diaconat dans l’Église latine, 15 août 1972, La Documentation Catholique n° 69, 1972, pp. 852-856
  • 1983 : Code latin de droit canonique (CIC) [Pour l’acolyte, voir canons : 230-231 ; 910-911 ; 943.]
  • 1992 : Conseil Pontifical pour l’Interprétation des Textes Législatifs, Responsio ad propositum dubium, 11 juillet 1992, AAS 86, 1994, pp. 541-542.
  • 1994 : Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, « Lettre aux Présidents des Conférences des Évêques sur les fonctions liturgiques exercées par des laïcs », 15 mars 1994, Notitiae 30, 1994, pp. 333-335, 347-348.
  • 2000 : Présentation générale du Missel Romain, editio typica tertia.
  • 2001 : Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, « Lettre à un Évêque concernant le service des femmes à l’autel », 27 juillet 2001, Notitiae 38, 2002, pp. 46-54.
  • 2001 : Jean-Paul II, « Le service particulier des “servants d’autel” », audience générale du 1er août 2001, La Documentation catholique, n° 2254
  • 2004 : Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, « Instruction Redemptionis Sacramentum sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie », 2004. [Voir notamment les n° 44 et 47]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • BRADSHAW P. F., « Modèles de ministère : le rôle des laïcs dans la liturgie », La Maison-Dieu, n° 154 : Liturgie et spiritualité, Paris, 1983, pp. 127-150 [Histoire]
  • CROCE W., « Die niederen Weihen und ihre hierarchische Wertung. Eine geschichtliche Studie », Zeitschrift für katholische Theologie, n° 70, 1948, p.257-314 [Étude classique sur le sujet]. Traduction partielle dans P. WINNINGER, Vers un renouveau du diaconat, Paris, 1958, p. 183-205.
  • GANTEZ Annibal, L'Entretien des Musiciens, Par le Sieur Gantez, Prieur de la Magdaleine en Provance, Chanoine Semiprebandé, Maistre des Enfans de Chœur & de la Musique, en l'Eglise Insigne & Cathedrale Sainct Estienne d'Auxerre, Auxerre, Jacques Bouquet, 1643, IX-295 p.
  • CLERVAL Jules-Alexandre, L'Ancienne Maîtrise de Notre-Dame de Chartres. Chartres : Selleret, 1898. Reprint : Genève, Minkoff, 1972 (p. 114, etc.).

Théologie et commentaire du droit[modifier | modifier le code]

  • BEZANÇON Jean-Noël, La messe de tout le monde, sans secret, ni sacré, ni ségrégation, Paris : Cerf, 2009
  • CHAUVET Louis-Marie, « Les ministères laïcs : vers un nouveau visage de l’Eglise ? », La Maison-Dieu, n° 215 (1998/3)
  • DE CLERCQ Paul, « Des laïcs ministres des sacrements ? », LMD, n° 194, 1993, pp. 27-45.
  • DEFOIS Gérard, « Les ministères institués, une chance pour l'Église", Prêtres Diocésains, mars 200..
  • FEMMES ET HOMMES EN EGLISE, « Editorial sous forme de lettre ouverte aux communautés chrétiennes », Bulletin n° 3, Bruxelles, 1972 [Protestation contre l’exclusion des femmes des ministères institués de lecteur et d’acolyte]
  • GY P.M., « Fonction des laïcs dans la liturgie » (rapport pour le Synode de 1985), La Documentation catholique, 1985, p. 294-297.
  • LEGRAND Hervé, « Les ministères de l’Eglise locale », in LAURET Bernard et REFOULE François (éd.), Initiation à la pratique de la théologie. Tome III : Dogmatique 2, Paris, Cerf, 1993, pp. 227-231
  • LEGRAND Hervé, « Note : peut-on parler de vocation d’enfant », in LAURET Bernard et REFOULE François (éd.), Initiation à la pratique de la théologie. Tome III : Dogmatique 2, Paris, Cerf, 1993, pp. 249-250.
  • PASSICOS Jean, « Ministères fondés sur l’institution. Éléments pour un statut du ministre », Documents Épiscopats, 3, 1981, 10 p.
  • PINCKERS Gh, « Fondements et conditions des ministères liturgiques laïcs », Communautés et liturgies, n° 69, 1987, pp. 305-324.
  • SESBOÜE Bernard, Rome et les laïcs - Une nouvelle pièce au débat : l’instruction romaine du 15 août 1997, Desclée de Brouwer, 1998.
  • VIDAL Maurice, « La collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres. L’instruction romaine du 15 août 1997 », La Maison-Dieu, n° 215, 1998/3, pp. 79-93.

Articles de journaux[modifier | modifier le code]

  • DOUILLET Cyril, « Des filles “servantes de la liturgie”, Famille Chrétienne, 06/06/2009 [Sur cette initiative des rôles distincts et des capes blanches, partie de la cathédrale du Puy-en-Velay et qui toucherait au moins une vingtaine de paroisses en France, comme Saint-Rieul à Senlis, Saint-Julien au Mans, ou Saint-Lambert-de-Vaugirard à Paris]
  • FOURCADE Véronique, « Les filles n’iront plus à l’autel », Sud-Ouest, Vendredi 20 novembre 2009 [Exclusion des filles à Saint-André (Bayonne)].
  • SCHMIDT Pierre, « Les paroisses connaissent un essor des servants d'autel », La Croix, 13 juin 2007. [Notamment les propos du P. Éric Beaumer, responsable de la pastorale des servants d’autel au sein du Service national de la pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS)].

Manuels pratiques[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Cartier, Servir la messe : guide de l'enfant de chœur, CLD, 61 p. illustrées
  • Service national de pastorale liturgique et sacramentelle, Les Servants d'autel. Guide pastoral de l'accompagnateur, Paris : Cerf, collection « Guides Célébrer » n° 16, 2007, 128 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]