Sergueï Stanichev
| Sergueï Stanichev Сергей Станишев |
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Sergueï Stanichev, en 2009. |
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| Fonctions | |
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| Président du Parti socialiste européen | |
| En fonction depuis le 24 novembre 2011 | |
| Prédécesseur | Poul Nyrup Rasmussen |
| Président du Parti socialiste bulgare | |
| En fonction depuis le 15 décembre 2001 | |
| Prédécesseur | Gueorgui Parvanov |
| 8e ministre-président bulgare (62e chef du gouvernement) |
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| 17 août 2005 – 27 juillet 2009 (3 ans, 11 mois et 10 jours) |
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| Président | Gueorgui Parvanov |
| Gouvernement | 86e |
| Législature | 40e |
| Coalition | KZB-NDSV-DPS |
| Prédécesseur | Simeon Sakskoburggotski |
| Successeur | Boïko Borissov |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Sergueï Dmitrievitch Stanichev |
| Date de naissance | 5 mai 1966 |
| Lieu de naissance | Kherson, RSS d'Ukraine (URSS) |
| Nationalité | Bulgare |
| Parti politique | Parti socialiste bulgare |
| Diplômé de | Université d'État de Moscou |
| Profession | Universitaire |
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| Chefs du gouvernement bulgare | |
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Sergueï Dmitrievitch Stanichev (Сергей Дмитриевич Станишев en bulgare), né le 5 mai 1966 à Kherson, est un homme politique bulgare, membre du Parti socialiste bulgare (BSP).
Après une carrière d'universitaire en Russie et au Royaume-Uni, il s'installe en Bulgarie en 2000. Devenu, un an plus tard, président du BSP, il remporte les élections législatives de 2005 avec une majorité relative et est investi ministre-président, grâce à une coalition avec les libéraux et le parti de la minorité turque.
Sa défaite aux élections législatives de 2009 le renvoie dans l'opposition, mais il conserve la présidence du Parti socialiste. En 2011, il accède même à celle du Parti socialiste européen (PSE).
Sommaire |
Biographie [modifier]
Formation [modifier]
En 1994, Stanichev obtient son doctorat d'histoire de la faculté d'histoire de l'Université d'État de Moscou. Il poursuit sa carrière universitaire dans les sciences politiques, d'abord à Moscou, puis à Londres.
Ascension fulgurante en Bulgarie [modifier]
En 2000, il s'installe plus durablement en Bulgarie et entame une ascension fulgurante : il rentre rapidement au conseil suprême du PSB, au bureau exécutif et au secrétariat international du parti en mai. En juin 2001, il est élu député au Parlement bulgare pour la ville de Ruse et en décembre il accède à la présidence du PSB et à la présidence du groupe parlementaire Coalition pour la Bulgarie (KZB).
Stanichev n'a jamais caché son soutien à la politique d'adhésion de la Bulgarie à l'Union européenne et a promis, en cas de victoire, de continuer sur les pas de son prédécesseur Simeon Sakskoburggotski. Depuis avril 2004, Stanichev est membre de la présidence du Parti socialiste européen.
Élections de 2005 et arrivée au pouvoir [modifier]
En tant que chef du PSB, il conduit la KZB aux élections législatives du 25 juin 2005, l'alliance se classant en tête avec 31 % des voix et 82 députés, lui-même étant élu à Sofia. Il s'allie alors avec le parti turc du Mouvement des droits et des libertés (DPS), mais la coalition ainsi formée ne compte que 116 sièges sur 240.
Ainsi le 27 juillet, Stanichev réussit à être investi ministre-président par l'Assemblée nationale, par 120 voix contre 119, mais son gouvernement est rejeté par 119 voix contre 117.
Il élargit alors son cabinet au Mouvement national Siméon II (NDSV), jusqu'alors au pouvoir, et dispose d'une forte majorité absolue de 169 élus, soit 70 % des sièges. Il remporte l'investiture de l'Assemblée le 17 août suivant.
À la suite la publication, en février 2006, par trois quotidiens bulgares des caricatures de Mahomet, Serguei Stanichev appelle les médias de son pays à « respecter » les sentiments des musulmans tout en jugeant « inacceptables » les manifestations de violence[1].
Défaite de 2009 [modifier]
Candidat à sa propre succession lors des élections législatives du 5 juillet 2009, il conduit à nouveau la Coalition pour la Bulgarie, qui n'obtient cette fois que 17 % des suffrages exprimés et 40 élus, tandis que le nouveau parti de centre-droit Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB) remporte 39,7 % des voix et 116 sièges. Le 27 juillet suivant, il est remplacé à la tête du gouvernement par Boïko Borissov, mais conserve la direction du PSB.
Le 24 novembre 2011, il est élu président du Parti socialiste européen (PSE), remplaçant le Danois Poul Nyrup Rasmussen.
Références [modifier]
- Le Nouvel Observateur du 6 février 2006