Sergueï Soloviov (historien)

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Sergueï Soloviov
Photographie entre 1880 et 1886

Sergueï Mikhaïlovitch Soloviov (en russe : Серге́й Миха́йлович Соловьёв), né le 17 mai 1820 à Moscou, mort le 16 octobre 1879 à Moscou, est un historien russe célèbre. Il était membre de la société impériale d'archéologie.

Sergueï Soloviov enseigne l'histoire de la Russie à l'université de Moscou, et écrit une Histoire de la Russie. Slavophile modéré et raisonnable, il condamne le nationalisme trop poussé comme étant incompatible avec la foi chrétienne et réhabilite certaine réformes de Pierre le Grand. De même, Soloviov ne repousse pas certaines critiques faites par les catholiques envers l'Église orthodoxe. L'un de ses petits-fils, le poète Sergueï Soloviov (baptisé du même nom que lui), deviendra prêtre catholique de rite oriental.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il poursuit ses études secondaires au Premier lycée classique de Moscou.

Famille[modifier | modifier le code]

De son épouse Polyxène Vladimirovna sont issus:

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les œuvres majeures de Sergueï Soloviov sont :

  • Les relations entre les princes russes de la maison de Rurik («История отношений между русскими князьями Рюрикова дома»), 1847.
  • Histoire de Russie («История России») en 29 volumes, commencée en 1851.

Critique[modifier | modifier le code]

Détail de la tombe de Soloviov au cimetière de Novodiévitchi

L'étude de Soloviov sur Les relations entre les princes russes de la maison de Rurik fit époque en 1847.

Sa grande Histoire de Russie en 29 volumes, commencée en 1851, demeure jusqu'à présent une source où nous puisons tous. Elle n'est, dans les derniers volumes surtout, qu'un recueil de matériaux sommairement coordonnés. Comme un grand nombre de ses émules en Russie, l'auteur s'est proposé une tâche au-dessus des forces humaines; il a vu trop grand; et, son effort étant à bout avant son ouvrage, il a achevé la maison en gâcheur, après l'avoir commencée en architecte.

Mais les matériaux sont de premier ordre, et la main qui les a recueillis s'est révélée, dans les premiers volumes, comme celle d'un maître ouvrier. L'homme n'a appartenu d'ailleurs à aucun parti, sinon à celui de la vérité. Il n'est pas un essayiste politique et ne tient boutique ni de tendances ni de doctrines. Froidement, consciencieusement, sereinement, il rédige un protocole, avec un style approprié au genre, un peu sec, mais admirablement clair, sobre et tranquille. Sa vie apparaît aussi en harmonie avec son œuvre, toute de travail et de retraite, entièrement étrangère aux événements du dehors, circonscrite entre son cabinet, sa chaire à l'Université de Moscou et ses archives. Une belle et pure figure de savant.

Sources[modifier | modifier le code]

  • K. Valiszewski, Littérature russe, Paris, A. Colin, 1900

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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