Sergueï Oudaltsov

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Sergueï Oudaltsov en 2009.

Sergueï Stanislavovitch Oudaltsov (en russe : Серге́й Станисла́вович Удальцо́в), né le 16 février 1977 à Moscou, est un homme politique russe engagé à l'extrême gauche. Il est l'un des principaux dirigeants du Front de gauche[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de la nomenklatura soviétique -son grand-père était ambassadeur en Grèce et son arrière-grand-père un compagnon d'armes de Lénine-, Sergueï Oudaltsov a fait des études d'histoire et de droit. En 1999, il travaille comme avocat pour le journal Glasnost[2].

Action politique[modifier | modifier le code]

Il se lance en politique en 1998, tout d'abord sur la liste d'un "Bloc stalinien pour l'URSS", puis il rejoint brièvement le Parti communiste, qu'il quitte au bout de 2 ans[2].

Il organise depuis des manifestations régulières anti-Poutine notamment dans le cadre du Front de gauche.

En mai 2012, il est condamné à quinze jours de prison pour désobéissance à la police, après avoir participé avec le militant Alexeï Navalny à une manifestation qui a dégénéré en heurts avec celle-ci[3].

Le 12 août 2012, soit quelques jours après l'attentat contre les chefs religieux musulmans du Tatarstan, Serguei Oudaltsov s'est rendu à Kazan pour y rencontrer "l'Union de la jeunesse tatare" ("Azatlyk") et leur porte-parole Naïl Nabiouline. À cette occasion il a appelé le mouvement Azatlyk à faire "front commun" et à mener des actions communes : "Il est temps de réunir toutes les forces qui peuvent contribuer à l'affaiblissement du régime de Poutine".

Le 21 août 2012, il est condamné à payer une amende de 30 000 roubles pour avoir participé à une action devant le comité d'enquête à Moscou[4]. Par dérision, il décide de s'acquitter de cette somme en pièces de 1 kopeck (soit 3 millions de pièces); il demande publiquement que les citoyens volontaires donnent chacun 1 kopeck et transforme ainsi sa condamnation en opération de soutien populaire, des sacs entiers de pièces étant rassemblés dans différentes régions.

Le 26 octobre 2012, il est inculpé pour "préparation de troubles massifs", accusation qui peut lui valoir jusqu'à dix ans de camp et qu'il dénonce comme montée de toutes pièces : en effet, cette inculpation fait suite à une émission d'une chaîne de télévision nationale qui affirmait sur la foi d'images tournées en caméra cachée et d'origine non précisée que l'opposant prévoyait de renverser le gouvernement par la force[5],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

[ 4 ] http://www.regnum.ru/news/fd-volga/tatarstan/1560823.html