Sergio Peresson

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Violin de Sergio Peresson (1981)

Sergio Peresson (1913-1991) était un luthier italien, considéré comme le meilleur du XXe siècle

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1913 à Udine, Italie, Sergio fabrique son premier violon en 1943 avant de partir pour Caracas en 1947. Là, il travaille principalement à la réparation des instruments de l'orchestre symphonique du Venezuela ; sa production d'instruments neufs était alors modeste. Il déménage à Philadelphie en 1963 et entre chez William Moennig & Fils. C'est sous l'égide de Moennig que Peresson peut finalement rencontrer et de copier des instruments de classe mondiale. Il a façonné nombre de splendides copies de maîtres anciens (parmi lesquels le "Spalding") et acquis une grande notoriété. Il quitte Moennig en 1971 et s'établit à Haddonfield, dans le New Jersey, jusqu'à sa mort en 1992.

Il est généralement admis que les meilleurs instruments de Peresson ont été élaborés du milieu des années 1970 au début des années 1980.

Instruments[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Peresson pensait que ses instruments avaient un son "Peresson", quoique ses instruments sonnent comme des Stradivarius ou des Guarnerius.

Parmi les possesseurs d'instruments de Peresson, on compte :

La demande était telle qu'en 1982, Sergio Peresson dut cesser de prendre des commandes : selon sa femme, la liste d'attente comptait 180 musiciens.

Violons[modifier | modifier le code]

Selon Norman Carol (concertmaster of the Philadelphia Orchestra), et qui détient deux Peresson, il était le plus grand luthier au monde.

Violoncelles[modifier | modifier le code]

Si Peresson s'est essentiellement consacré aux violons et aux altos, il fabriqua toute de même quelques rares violoncelles — proprement exceptionnels.

À partir de 1970, Jacqueline du Pré qui s'était lassée du Davidov, utilise un Peresson commandé par son mari, Daniel Barenboim. C'est l'instrument qu'elle joue dans le fameux enregistrement public du concerto d'Elgar de 1970.

Citations[modifier | modifier le code]

« Quand j'ai dit pour qui je fabriquais cet instrument, on me regarda avec étonnement. On me rappelait alors que Jackie disposait du Davidov et d'un Gofriller. Pourquoi diable aurait-elle besoin d'un "Peresson" ? »

— Sergio Peresson, parlant de Jacqueline du Pré.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lorenzo Nassimbeni, Il liutaio Sergio Peresson (1913-1991), Pizzicato ed. musicali, Udine 2001