Sept merveilles du Dauphiné

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On appelait ainsi, autrefois, des curiosités naturelles dont plusieurs devaient leur renommée à la crédulité populaire, aux légendes ou à l'impossibilité où se trouvait alors la science d'expliquer leur origine.

On trouve la trace des sept merveilles du Dauphiné depuis le Moyen Âge.

Denys de Salvaing de Boissieu les cite dans « Septem Miracula Delphinatus » (1656) et Nicolas Chorier dans son « Histoire générale du Dauphiné ».

Aujourd'hui on en compte sept:

Mont Aiguille Le Mont Aiguille,sur la commune de Chichilianne, appelé autrefois Mont Inaccessible, passait pour avoir abrité Vénus et ses vierges ou être le séjour des anges.
La Fontaine Ardente La Fontaine Ardente, au lieu dit « le hameau des Pierres », sur la commune du Gua, offre le phénomène de cracher en permanence des langues de feu.
La Tour sans venin La tour sans venin, sur la commune de Seyssinet-Pariset, près de Grenoble, aurait été, selon les uns, un sanctuaire d'Isis, où il n'y a ni reptiles, ni araignées. Certains même prétendaient que la terre qui l'entoure aurait été amenée de Paris par Roland, le neveu de Charlemagne!

le Germe près de la salle à manger Pour les spéléos, toutes les infos concernant l'accès aux cuves sont sur le site du Comité Départemental de Spéléologie de l'Isère.

Le pont de Claix Le Pont de Claix,entre Pont-de-Claix et Claix, est une construction très hardie avec une unique arche de 46 mètres d'ouverture, à 16 mètres au dessus du Drac. Selon la légende, le pont abrite la caverne de Mandrin et celui-ci se serait jeté du haut du pont avec son cheval pour échapper à ses poursuivants!
La Pierre Percée La Pierre Percée , sur la commune de Pierre-Châtel, dont la silhouette, modelée par l'érosion évoque un énorme monstre accroupi, qui a fait naître de nombreuses légendes de dragons.


Dans la liste publiée par Salvaingt de Boissieu en 1638, deux autres curiosités étaient citées : elles ne sont pas à compter aujourd'hui parmi les sept merveilles du Dauphiné. Ce sont :

  • La Manne de Briançon :

Il s'agit d'un voile très fin que l'on pouvait voir le matin sur les forêts de mélèzes dans les Hautes-Alpes. Ce voile était composé de grains sucrés et blancs provenant de déjections de pucerons se nourrissant de la sève des mélèzes constituant un miellat récolté par les abeilles.

Surnommées également "larmes de Mélusine" ou "pierres d"hirondelle". On leur attribuait le pouvoir de soigner les yeux irrités par des poussières. Il s’agirait d'orbitolites, fossiles lenticulaires dont la forme, la taille et la couleur correspondent aux descriptions faites par les anciens, au poli très fin, et très doux au toucher. On les trouverait dans la montagne aux environs de Sassenage.