Semeiskie

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L’espace culturel et la culture orale des Semeiskie *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
Une église de « Vieux croyants » au musée ethnographique d'Oulan-Oude
Une église de « Vieux croyants » au musée ethnographique d'Oulan-Oude
Pays * Drapeau de la Russie Russie
Région * Europe et Amérique du Nord
Liste Liste représentative
Fiche 00017
Année d’inscription 2008
Année de proclamation 2003
* Descriptif officiel UNESCO

Les Semeiskie sont une communauté de « Vieux croyants » d'environ 200 000 personnes en Transbaïkalie, c'est-à-dire à l'est du lac Baïkal.

« L’espace culturel et la culture orale des Semeiskie » a été proclamé en 2003 puis inscrit en 2008 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vieux croyants.

Au XVIIe siècle, suite au schisme de l'Église orthodoxe russe, les croyants de l'« ancien système » de diverses régions de Russie durent s’exiler en Sibérie sous le règne de Catherine II[1].

Traditions[modifier | modifier le code]

Les Semeiskie parlent un dialecte de Russie méridionale emprunt de biélorusse, d'ukrainien et de bouriate. Ils pratiquent encore les anciens rituels orthodoxes antérieurs au schisme et perpétuent des activités quotidiennes fondées sur le culte de la famille et des principes moraux stricts[1]. Le mot Semeiskie signifie « ceux qui vivent en famille »[1] et est certainement lié au fait que les Vieux croyants étaient déportés en Sibérie par familles entières[2].

Les Semeiskie se distinguent également par leur costume traditionnel, leur artisanat, leurs maisons, leur peinture, leur art décoratif, leur nourriture et leur musique[1].

Chants[modifier | modifier le code]

Leurs chœurs polyphoniques de chants traditionnels dits « traînants » se forment à l’occasion des fêtes familiales et populaires et trouvent leur origine dans la musique liturgique russe du Moyen Âge[1]. À cette époque, les chants religieux utilisaient une prononciation spéciale qui insérait des voyelles supplémentaires entre les consonnes et après la consonne finale[3]. L’Église orthodoxe officielle et certains groupes de vieux croyants ont ensuite rejeté cette prononciation pour utiliser une prononciation plus compréhensible[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]