Selim Benachour

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Selim Benachour
Selim Benachour.jpg
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Iran Paykan FC
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Drapeau : Tunisie Tunisien
Nat. sportive Drapeau : Tunisie Tunisien
Naissance 8 septembre 1981 (33 ans)
Lieu Paris (France)
Taille 1,7 m (5 7)
Période pro. Depuis 2000
Poste Milieu de terrain
Parcours junior
Saisons Club
1995-1998 Drapeau : France INF Clairefontaine
1995-2000 Drapeau : France Paris SG
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
2000-2005 Drapeau : France Paris SG 42 (2)
2001-2002 Drapeau : France Martigues 31 (1)
2003 Drapeau : France Troyes 09 (2)
2005-2006 Drapeau : Portugal Vitoria Guimarães 30 (6)
2006-2008 Drapeau : Russie Rubin Kazan 26 (3)
2008-2009 Drapeau : Koweït Al Qadisiya 25 (3)
2009-2010 Drapeau : Espagne Málaga 26 (0)
2010-2012 Drapeau : Portugal Marítimo 42 (5)
2012-2014 Drapeau : Chypre APOEL Nicosie 49 (5)
2014- Drapeau : Iran Paykan FC
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
- Drapeau : France France U16
2001 Drapeau : France France U20
2002-2010 Drapeau : Tunisie Tunisie 44 (2)[1]
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Selim Benachour (سليم بن عاشور), né le 8 septembre 1981 à Paris, est un footballeur franco-tunisien jouant milieu de terrain offensif.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paris SG (1995-2005)[modifier | modifier le code]

Né à Paris, et pré-formé à l’INF Clairefontaine, Selim Benachour fait le choix d’intégrer le centre de formation du Paris SG en 1995, à l’âge de 14 ans. Il joue alors dans les sélections françaises de jeunes et gravit les échelons petit à petit. Il évolue en CFA lorsqu'Antoine Kombouaré a l’équipe réserve parisienne en charge et, à la fin de la saison 2000-2001, Luis Fernandez profite d’un match de Ligue des champions sans enjeu contre Galatasaray — le PSG était d’ores et déjà éliminé, et les Turcs qualifiés — pour permettre à Benachour de vivre ses première minutes en professionnel, en toute fin de rencontre[2].

Il part ensuite disputer le tournoi de Toulon, toujours avec la France, ce qui marque sa dernière apparition avec le maillot bleu : l’été suivant, il choisit de représenter son pays d’origine et va disputer et gagner les jeux méditerranéens avec la Tunisie, pays organisateur. Au PSG, il joue ses premières minutes en Ligue 1 en rentrant pour une demi-heure lors du premier match de la saison face à Lille, et participe à deux rencontres de Coupe Intertoto. Petit meneur de jeu vif et technique, Benachour a le profil pour plaire au Parc des Princes. Mais Kombouaré et Fernandez s’accordent à dire qu’il doit acquérir plus de volume physique. Fin août, il est envoyé une saison en prêt en D2 à Martigues, en compagnie de Gaël Hiroux[2].

Dans le sud, il effectue une saison pleine, jouant vingt-sept rencontres pour un but marqué. Ses performances sont suffisamment convaincantes pour que le sélectionneur tunisien Henri Michel le convoque en équipe nationale pour la CAN, et Benachour finit même par aller disputer la Coupe du monde en Asie, où il est titulaire en tant que dépositaire du jeu[2].

Au PSG, fort de toutes ces réussites, Benachour endosse le rôle de grand espoir du club. Plus concrètement, il est là pour suppléer Ronaldinho en cas d’absences du Brésilien. Le Franco-Tunisien marque son premier but parisien en Hongrie à Ujpest, puis il est pour la première fois titulaire en L1 contre l'EA Guingamp, match qu’il conclut avec une passe décisive pour Cardetti. Mais Luis Fernandez, le trouve encore un peu juste pour le haut-niveau et ne l’utilise qu’avec parcimonie. En janvier 2003, une solution est trouvée pour que Benachour obtienne le temps de jeu qu’il estime mériter : il est prêté une demi-saison à Troyes, aux côtés de Laurent Leroy. Il enchaîne alors neuf titularisations dans l’Aube, joue plutôt en meneur excentré, et marque à deux reprises — dont une fois au Parc des Princes contre le PSG. Petit bémol, ses lacunes physiques sont toujours présentes, et Hadžibegić, l’entraîneur troyen, est toujours contraint de sortir son meneur aux alentours de l’heure de jeu. En fin de saison, l’ESTAC se prive du Tunisien[2].

Benachour revient donc à Paris à l’été 2003. Fernandez n’est plus là, mais Vahid Halilhodžić ne fait pas plus confiance que son prédécesseur au jeune milieu de terrain, hormis lors d’une période entre la 7e et la 12e journée durant laquelle Benachour est titulaire à quatre reprises. Malheureusement pour lui, une équipe-type finit par se dessiner, et Benachour en est exclu. Les résultats sont suffisamment bons pour que personne n’y trouve quoi que ce se soit à redire. Une bouffée d’air arrive en janvier 2004 pour Benachour : il part jouer la CAN sous les ordres de Roger Lemerre, et garnit son palmarès en remportant l’épreuve. De retour à Paris en février, il ne fait que des rentrées très espacées. Il a toutefois le mérite de se distinguer en finale de Coupe de France face à LB Châteauroux, en effectuant une entrée en jeu très utile pour préserver le score[2].

La saison suivante, Benachour disparaît complètement de la circulation. La présence du PSG en Ligue des champions ne pousse pas Halilhodzic à faire tourner outre mesure, et le Tunisien passe l’essentiel de son temps à jouer en équipe réserve. Son salut arrive en février 2005, lorsque l’entraîneur bosnien est débarqué et remplacé par Laurent Fournier, jusqu’alors coach de la réserve parisienne. Pourtant, Fournier n’est pas très enthousiaste lorsque la presse suggère qu’il puisse relancer le joueur : il estime que les prestations de Benachour en CFA n’étaient pas particulièrement bonnes. Fournier le titularise pourtant pour sa première rencontre à Strasbourg : Paris perd 3-1, et le Tunisien n’a plus l’honneur de jouer dès le début d'une rencontre, même s’il fait des entrées en jeu très régulières. Il délivre une passe décisive à Yepes contre Bordeaux en Coupe, et marque le penalty de la victoire contre le SC Bastia lors d’une rencontre à huis-clos[2].

Clubs divers (depuis 2005)[modifier | modifier le code]

Las de son statut d’éternel remplaçant, et n’ayant jamais pu trouver sa place à Paris malgré trois entraîneurs différents, Benachour plie bagage à l’été 2005 et part au Portugal, au Vitoria Guimarães. Il joue une saison en qualité de titulaire, mais voit sa formation être reléguée en division inférieure. En 2006, Roger Lemerre ne le prend pas pour jouer la Coupe du monde, en raison d’une blessure. Benachour pensait pouvoir être rétabli à temps, et annonce en conséquence qu’il refuse de rejouer pour son équipe nationale tant que le sélectionneur français est à sa tête. Il reviendra toutefois sur sa position une année plus tard[2].

Avant cela, ne voulant pas jouer en seconde division, il quitte le Portugal pour le Rubin Kazan en Russie. L’adaptation est difficile, et il finit par sortir de l’équipe au bout d’une demi-saison. Après six mois sans jouer, il est transféré au Koweït, à Al Qadisiya. Dans le golfe, il passe deux saisons et gagne le championnat national. Ce qui lui permet de se faire remarquer à nouveau par les clubs européens, et il signe à Málaga à l’été 2009. Dans le sud de l’Espagne, il effectue une saison moyenne avant d’être poussé vers la sortie en 2010 : non-inscrit sur la liste des joueurs participant au championnat, il résilie son contrat en septembre 2010. Après plusieurs mois de chômage, il parvient à trouver un point de chute en janvier 2011, en rejoignant le Maritimo Funchal, au Portugal[2],[3].

À l'été 2012, il rejoint l'APOEL Nicosie à Chypre, après avoir signé un contrat de trois ans. En juillet 2014, il s'engage avec le Paykan Football Club pour deux saisons.

Carrière en sélection[modifier | modifier le code]

Au niveau international, Benachour porte le maillot de l'équipe de France des moins de 16 ans et des moins de 20 ans au Tournoi de Toulon 2001. Pourtant, il choisit en 2002 d'intégrer la sélection nationale tunisienne, son pays d'origine.

En 2006, malgré de bonnes prestations en club, Roger Lemerre et son adjoint Tarek Thabet ne le retiennent pas pour la Coupe du monde 2006 pour cause d'une légère blessure qui intervient juste avant la compétition et qui nécessite dix jours de repos. Après la compétition, Benachour publie un communiqué dans lequel il affirme qu'il ne reviendra pas en équipe nationale tant que Lemerre reste à la tête de l'équipe. Toutefois, en 2007, il publie un nouveau communiqué annonçant son retour alors que Lemerre dirige toujours celle-ci.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Selim Benachour au 26 août 2012[4]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : Tunisie Tunisie Total
Division M B M B M B M B C M B M B M B
2000-2001 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 - - - - - - - - C1 1 0 - - 1 0
2001 Drapeau de la France Paris Saint-Germain D1 1 0 - - - - - - CI 1 0 - - 2 0
2001-2002 Drapeau de la France FC Martigues (prêt) D2 28 1 1 0 2 0 - - - - - 10 0 41 1
2002-2003 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Ligue 1 9 0 - - - - - - C3 4 1 8 0 21 1
2003 Drapeau de la France ES Troyes AC (prêt) Ligue 1 9 2 - - - - - - - - - - - 9 2
2003-2004 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Ligue 1 9 0 2 0 1 0 - - - - - 13 1 25 1
2004-2005 Drapeau de la France Paris Saint-Germain Ligue 1 9 1 3 0 1 0 1 0 - - - 6 0 20 1
2005-2006 Drapeau du Portugal Vitoria Guimarães Liga Sagres 25 4 - - - - - - C3 5 2 4 1 34 7
2006 Drapeau de la Russie Rubin Kazan Premier Liga 13 3 - - - - - - C3 3 0 - - 16 3
2007 Drapeau de la Russie Rubin Kazan Premier Liga 10 0 - - - - - - - - - 2 0 12 0
2007-2008 Drapeau du Koweït Al Qadisiya Premier League - - - - - - - - CL 2 1 - - 2 1
2008-2009 Drapeau du Koweït Al Qadisiya Premier League - - - - - - - - - - - - - 0 0
2009-2010 Drapeau de l'Espagne Málaga CF Liga 23 0 3 0 - - - - - - - 1 0 27 0
2010-2011 Drapeau du Portugal CS Marítimo Liga Sagres 11 2 - - - - - - - - - - - 11 2
2011-2012 Drapeau du Portugal CS Marítimo Liga Sagres 22 3 9 0 - - - - - - - - - 31 3
Total sur la carrière 169 16 18 0 4 0 1 0 - 16 4 44 2 252 22

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Drapeau : France Paris SG
Drapeau : Koweït Al Qadisiya
Drapeau : Chypre APOEL Nicosie

En sélection[modifier | modifier le code]

Drapeau : Tunisie Tunisie

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de Selim Benachour en sélection sur national-football-teams.com
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Portraits d’anciens du PSG : Bernard Mendy, Benachour », sur psgmag.net,‎ 19 février 2011 (consulté le 26/11/2014)
  3. « Benachour retrouve un club », sur lequipe.fr,‎ 22 janvier 2010
  4. Statistiques de Selim Benachour sur footballdatabase.eu