Self-psychology

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La self-psychology ou psychologie du soi étudie les troubles mentaux selon le paradigme métapsychologique. Cette branche de la psychanalyse est indissociable des pathologies narcissiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

La self-psychology est à la croisée des chemins. Elle est enracinée tant dans la théorie freudienne que dans ses évolutions anglaises et américaines.

L'Angleterre et l'Amérique connurent d'abord l'ego-psychology, ou psychologie du moi, branche de la psychanalyse s'intéressant à la conscience, et attentive à toutes les fonctions du moi que Sigmund Freud décrivit dans sa seconde topique.

Heinz Hartmann commence à utiliser le terme de self (c'est-à-dire "soi") afin de le différencier de l'instance moïque, et désignant alors la personne propre. Le terme sert par la suite à décrire l'investissement narcissique, l'investissement de soi comme objet pulsionnel.

Donald Winnicott, psychanalyste anglais du Middle Group, faisant donc largement usage de la théorie de la relation d'objet, reprendra le terme de self, appelant ainsi une capacité apparaissant après la formation du moi ; il distingua un vrai self d'un faux. Cette approche se veut alors permettre la compréhension de troubles identitaires, peu accessibles par la réflexion en termes de moi.

Mais aux E.U., Heinz Kohut utilise l'expression pour étudier les pathologies narcissiques, qu'il trouve dominées par un soi grandiose. L'objet y est investi comme partie de soi, même si ce modèle reste applicable à d'autres pathologies. Il s'agit en quelque sorte d'une extension de l'idée freudienne d'un investissement qui prendrait racine dans le moi.

À partir des années 60, se dessine donc le paradigme d'une self-psychology. Si l'ego-psychology étudiait l'adaptation et se voulait guérir les névroses, la self-psychology concerne essentiellement les états-limites, le terme de pathologie narcissique en étant le plus souvent synonyme. Mais la self-psychology s'intéresse également à la névrose narcissique.

La self-psychology n'eut guère de succès dans les pays latins. En Amérique, elle s'éteignit dans les années 90.

Influences[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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