Selbach de Dalriada

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Selbach de Dál Riata ou Selbach mac Ferchair, roi du Cenél Loáirn et roi du Dál Riata de 700 à 723[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Prise du pouvoir[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Ferchar Fota et frère du roi Ainbcellach mac Ferchair, Selbach, prend le pouvoir au Cenél Loáirn, en 700 deux ans après la destitution de son frère[2], après le meurtre de Fiannamail ua Dúnchada dont il est sans doute l'instigateur [3]

Règne[modifier | modifier le code]

Dès le début de son règne Selbach reprend l’activité guerrière de son père en détruisant la tribu du Cenél Cathboth, une branche rivale du Cenél Loáirn [4], durant cette guerre « Dun Ollaigh » c'est-à-dire le château de Dunollie est cette fois complètement détruit par les troupes de Selbach en 701[5]. La citadelle ne sera reconstruite sur son ordre que plus tard en 714[6] , [7].

Après avoir enregistré en 704 une défaite initiale contre les Bretons du royaume de Strathclyde à Glenn Lemane (Glen Leven) aux environs d'Inverarnan au nord du Loch Lomond[8], les troupes de Selbach écrasent ces mêmes adversaires à Lorg Ecclet (Loch Arkklet) dans l’actuel comté de Stirling délivrant ainsi les Scots de leur sujétion[9]. L'année suivante il fait le siège d' « Aberte » c'est-à-dire le château de Dunaverty pendant que « Tairpert Boiter  » c'est-à-dire le château de Tarbert autre place forte du Cenél nGabrain au Kintyre est brulé [10],[11].

En effet dès 704 il avait dû combattre les prétentions des représentants du Cenél Gabrain retranchés dans la partie sud du Kintyre[12]. C'est dans ces combats qu'est tué Becc Ua Dúnchada (« Becc nepos Duncadho ») en 707[13]. En 717[14] ce sont de nouveau les Bretons du Strathclyde qui sont battus à l’endroit appelé le rocher de Minuircc (Glen Falloch) en Perthshire.

Le 14 septembre 719[15], Ainbcellach mac Ferchair son frère évincé depuis une vingtaine d'années, fait une tentative pour ressaisir son trône mais il est écrasé et tué au combat de Finglen près de Lochavich en Argyll. La même année le vendredi 6 octobre Selbach subit un cuisant échec à la bataille navale d’Arda Nesbi contre Dúnchad Becc un fils (?) de Fiannamail ua Dúnchada. Il est précisé que de nombreux nobles sont tués dans ce combat[16] , [17]

La mort de Dúnchad Becc dès 721[18] permet à Selbach de conserver le royaume sans opposition jusqu'à son abdication.

Abdication et retour[modifier | modifier le code]

Comme à la même époque son contemporain le roi des pictes Nechtan, Selbach, lassé de cette vie de combats, abdique en 723[19] en faveur de son fils aîné Dúngal mac Selbaich et entre au monastère.

Quatre ans après, Selbach doit quitter sa retraite pour participer à la bataille de Irros Foichnae (Ross Feochan près du Loch Awe en Argyll) en 727[20] lorsque son fils Dungal tente en vain de reprendre son trône à Eochaid mac Echdach. Selbach meurt en 730[21], sans doute dans son couvent.

Postérité[modifier | modifier le code]

Outre Dúngal mac Selbaich laisse également un second fils nommé Feradach mac Selbaich qui sera capturé avec son aîné en 736 par Oengus mac Fergus le roi des pictes[22]

W. A. Cummins estime que « Uuredech ou Wredech » le père du roi picte Ciniod mac Uuredech n’est autre que ce « Feradach », fils de Selbach mac Ferchair, capturé par Oengus Ier et qui aurait épousé une parente de son vainqueur[23]

Notoriété posthume[modifier | modifier le code]

Bien que Selbach mac Ferchair ait été un roi des Scots de Dal Riata particulièrement actif et qu'il ait exercé une hégémonie régionale durable, le Duan Albanach[24], sans doute favorable au Cenél nGabrain et contrairement aux Synchronismes de Flann Mainistreach[25], ne mentionne pas son règne qui fait pourtant l'objet de nombreuses entrées dans les annales irlandaises.

Selbach apparaît avec une filiation et une datation erronée sous le nom de « Solvathius » parmi les rois légendaires d'Écosse


Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Marjorie Ogilvie Anderson Kings and Kingship in Early Scotland, John Donald, 3e édition, 2011, (ISBN 9781906566302) p. 228.
  2. Annales d'Ulster: AU 698.4
  3. Annales d'Ulster AU 700.4.
  4. Annales d'Ulster: AU 701.9
  5. Annales d'Ulster: AU 701.8
  6. Annales d'Ulster: AU 714.2
  7. (en) James E. Fraser From Caledonia to Pictland Scotald to 795 E.U.P (Edinburgh 2009) (ISBN 978-0-7486-1232-1) p. 252
  8. Annales d'Ulster AU 704.1
  9. Annales d'Ulster: AU 711.5
  10. Annales d'Ulster AU 712.5 et AU 712.2
  11. (en) James E. Fraser Op. cit p. 273
  12. Annales d'Ulster: AU 704.1
  13. Annales de Tigernach AT 707
  14. Annales d'Ulster: AU 717.5
  15. Annales d'Ulster: AU 719.6
  16. Annales d'Ulster AU 719.7
  17. (en) James E. Fraser Op. cit p. 284
  18. Annales d'Ulster: AU 721.1
  19. Annales d'Ulster AU 723.4
  20. Annales d'Ulster: AU 727.3
  21. Annales d'Ulster: AU 730.4
  22. (en) James E. Fraser Op. cit p. 247
  23. (en) W. A. Cummins The Age of the Picts. Sutton Publishing (1998) (ISBN 0750916087) p. 101
  24. (en) William Forbes Skene Chronicles Of The Picts,Chronicles Of The scots And Other Early Memorials Of Scottich History H.M. General Register House Edinburgh (1867), reprint Kessinger Publishing's (2007) (ISBN 1432551051) p. 61
  25. (en) W.F. Skene Op. cit p. 20

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) James E. Fraser From Caledonia to Pictland, Scotland to 795 The New Edinburgh History of Scotland. Edinburgh University Press, Edinburgh (2009) (ISBN 9780748612321) p.244-247,252,273-274,282-286,293,296,300,321,354.
  • (en) William Forbes Skene Chronicles Of The Picts,Chronicles Of The scots And Other Early Memorials Of Scottich History H.M. General Register House Edinburgh (1867), reprint Kessinger Publishing's (2007) (ISBN 1432551051).
  • (en) Alfred P. Smyth Warlords and Holy men Scotland AD 80~1000 Edinburgh University Press (1984) ISBN 0-7486-0100-7
  • (en) Ann Williams, Alfred P. Smyth and D P Kirby. A bibliographical dictionary of Dark Age Britain Seaby London (1990) ISBN 1-85264-047-2

Liens externes[modifier | modifier le code]