Section du Faubourg-Poissonnière

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La section du Faubourg-Poissonnière était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne.

Elle était représentée à la Commune de Paris par :

  • Jean Léonard Faro (1760-1794), peintre, guillotiné le 11 thermidor an II,
  • François Pelletier (1761-1794), marchand de vins, guillotiné le 11 thermidor an II,
  • Renard.

Historique[modifier | modifier le code]

La section s'est appelée initialement « section de la rue Poissonnière ».

Elle est la première à voter une motion exigeant une justice prompte et rapide contre les prisonniers, après la journée du 10 août 1792, motion reprise par d’autres sections et qui aboutit aux massacres de Septembre[1].

Territoire[modifier | modifier le code]

Secteur entre la rue du Faubourg-Poissonnière et celle du Faubourg Saint-Denis.

Limites[modifier | modifier le code]

La rue Poissonnière et celle Sainte-Anne, à droite, jusqu’à la barrière : les murs de la barrière Sainte-Anne à la barrière Saint-Denis : la rue du Faubourg Saint-Denis, à droite, jusqu’à la porte Saint-Denis : le boulevard, à droite, jusqu’à la rue Poissonnière[2].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Les rues de Paradis, des Petites-Écuries du Roi, d’Enghien, de la Michodière, Martel, etc., et généralement toutes les rues, culs-de-sacs ; places, etc. enclavées dans cette limite.

Local[modifier | modifier le code]

La section du Faubourg-Poissonnière se réunissait dans l’église Saint-Lazare, chapelle de la Maison Saint-Lazare alors transformée en prison, située sur l'emplacement de l'actuel square Alban Safragne, à la hauteur du 107 rue du Faubourg-Saint-Denis.

Population[modifier | modifier le code]

8 435 habitants, dont 1 520 ouvriers et 1 850 économiquement faibles.

9 Thermidor an II[modifier | modifier le code]

Lors de la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II, la section du Faubourg-Poissonnière soutint la Convention, sauf deux de ses représentants, Jean Léonard Faro et François Pelletier, qui furent guillotinés le 11 thermidor an II.

Évolution[modifier | modifier le code]

Après le regroupement par quatre des sections révolutionnaires par la loi du 19 vendémiaire an IV (11 octobre 1795) qui porte création de 12 arrondissements, la présente section est maintenue comme subdivision administrative, puis devient, par arrêté préfectoral du 10 mai 1811, le quartier du Faubourg-Poissonnière (3e arrondissement de Paris)[3].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Dupuy, La République jacobine : Terreur, guerre et groupes révolutionnaires, Paris, Le Seuil, 2005, collection Points histoire, ISBN 2-02-039818-4, p 21
  2. Procès-verbal de l’Assemblée nationale, t. 22, Paris, Baudouin, 1789, p. 62.
  3. Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris, de Félix et Louis Lazare, 1855.