Section de l'Arsenal

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La section de l’Arsenal était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne.

Elle était représentée à la Commune de Paris par :

  • J.P. Coru, guillotiné le 11 thermidor an II ;
  • Pierre Henry, guillotiné le 11 thermidor an II à 49 ans[1].
  • Louis-Joseph Mercier (1754-1794), menuisier, guillotiné le 11 thermidor an II.

Historique[modifier | modifier le code]

La section de l’Arsenal n’a pas changé de nom.

Territoire[modifier | modifier le code]

Quartier actuel de l’Arsenal avec le boulevard Henri-IV sur tout son parcours.

Limites[modifier | modifier le code]

La rue des Fossés-Saint-Antoine entière, depuis la rivière jusqu’à la rue du Faubourg-Saint-Antoine ; la place de la Bastille, à gauche, jusqu’à la rue Saint-Antoine ; la rue Saint-Antoine, à gauche, jusqu’à la rue des Nonaindières ; la rue des Nonaindières, à gauche, jusqu’au Pont-Marie ; le quai Saint-Paul, le port Saint-Paul, le quai de l’Arsenal, le long de la rivière, jusqu’à la rue des Fossés Saint-Antoine[2].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Les rues des Prêtres, Percée, Saint-Paul, des Barres, du Figuier, du Fauconnier, de l’Étoile, des Jardins, des Lions, Neuve-Saint-Paul, des Trois-Pistolets, Gérard-Boquet, Beautreillis, du Petit-Mule, de la Cerisaye, le quai des Célestins, les cours de l’Arsenal, les maisons qui se trouvent situées dans l’île Louviers, etc., et généralement toutes les rues, culs-de-sacs, places, etc. enclavées dans cette limite.

Local[modifier | modifier le code]

La section de l’Arsenal se réunissait dans l’église Saint-Louis-la-Culture, l’actuelle église Saint-Paul-Saint-Louis, située 101 rue Saint-Antoine.

Population[modifier | modifier le code]

10 250 habitants dont 900 ouvriers et 850 économiquement faibles. La section comprenait 1 400 citoyens actifs.

9 Thermidor an II[modifier | modifier le code]

Lors de la chute de Robespierre, la section de l’Arsenal soutint la Convention nationale sauf deux de ses représentants, J.P. Coru et Louis-Joseph Mercier, qui furent guillotinés.

Évolution[modifier | modifier le code]

Après le regroupement par quatre des sections révolutionnaires par la loi du 19 vendémiaire an IV (11 octobre 1795) qui porte création de 12 arrondissements, la présente section est maintenue comme subdivision administrative, puis devient, par arrêté préfectoral du 10 mai 1811, le quartier de l'arsenal (9e arrondissement de Paris)[3].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Soboul, Répertoire du personnel sectionnaire parisien en l'an II
  2. Procès-verbal de l’Assemblée nationale, t. 22, Paris, Baudouin, 1789, p. 71-72.
  3. Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris, de Félix et Louis Lazare, 1855.