Section carrément anti Le Pen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir No pasarán et Scalp.
Section carrément anti Le Pen
Présentation
Fondation 6 juin 1984
Siège Toulouse
Positionnement Extrême gauche
Idéologie Antifascisme, anarchisme, anticapitalisme
Couleurs rouge, noir

La Section carrément anti-Le Pen (SCALP) appelée aussi No Pasaran est un réseau antifasciste et libertaire, positionné à l'extrême gauche[1], apparu en 1984 à Toulouse[2] et issu de la mouvance autonome.

Origine[modifier | modifier le code]

Conçue à l'origine pour être un sigle éphémère, la « Société » contre les amis de Le Pen (à Toulouse), le succès médiatique de la manifestation du 6 juin 1984 inspira la création de nombreux groupes dans différentes villes de France reprenant l'acronyme[3]. Cette SCALP première manière, qui se développait en même temps que la musique rock alternative, allait s'éteindre en même temps qu'elle, à la fin des années 1980. En novembre 1989 à Toulouse, un engin explosif est découvert à la permanence du Front national. La tentative d'attentat est revendiquée par le SCALP. La tentative de fédération des différents groupes au sein d'une CNAF (Coordination nationale antifasciste) ne fonctionna jamais vraiment, le groupe parisien finissant par exploser en 1990. Les SCALP de différentes villes continuaient à exister mais n'étaient plus coordonnées au plan national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après un ou deux ans de sommeil, les éléments du SCALP Paris première manière qui animaient en parallèle la revue REFLEXes (pour la plupart d'anciens étudiants qui s'étaient connus à la faculté de Nanterre) redonnaient vie au SCALP, en utilisant le sigle et son aura pour essayer d'attirer des jeunes intéressés. Dans le même temps, le SCALP nouvelle manière s'éloignait de la mouvance autonome (les éléments de l'ancien SCALP proches de cette mouvance s'investissant dans d'autres structures ou projets tels que Karoshi ou la CNT-AIT) pour se rapprocher des organisations libertaires traditionnelles. Un certain nombre allait plus tard rejoindre la CNT "Vignoles" ou le syndicalisme révolutionnaire.

En 1993, le nouveau SCALP s'est organisé en un réseau national : le réseau No Pasaran, qui fédère les différents groupes locaux du SCALP. Le groupe parisien est connu sous le nom de SCALP-REFLEX (Réseau d'études sur le fascisme et de lutte contre l'extrême droite et la xénophobie).

En 2004, des individus quittent le groupe SCALP-REFLEX pour fonder plus tard le groupe Offensive libertaire et sociale.

En 2006, dans le mouvement anti-CPE, les membres du Scalp-Reflex ont participé aux assemblées générales dans les universités et aux manifestations. Ils étaient présents lors de l'occupation de l'EHESS.

En 2007, pour la campagne présidentielle, le Scalp-Reflex a initié la candidature « Patate ».

En février 2013, le groupe parisien SCALP-REFLEX annonce sa dissolution "face aux limites de la lutte antifasciste et à l'évolution de la société moderne"[4], toutefois, le réseau No Pasaran continue à perdurer.

Positions « antisionistes »[modifier | modifier le code]

Les membres du Scalp-Reflex sont vivement engagés contre le sionisme, en prenant position pour le boycott de l'État d'Israël. Ils combattent les positions d'organisations telles que le CRIF, le service de protection de la communauté juive (SPCJ) ou encore la Ligue de défense juive qui sont désignées dans leurs blogs sous les vocables de « fascistes sionistes »[5].

Effectifs[modifier | modifier le code]

L'actrice Ovidie, le dessinateur Manu Larcenet[6], ainsi que Florent Grospart qui deviendra adjoint au maire Vert de Vendôme et dirigeant d'Attac, ont fait partie du SCALP.

Publications[modifier | modifier le code]

Le réseau publie une revue mensuelle intitulée No Pasaran, disponible dans les lieux militants et de nombreuses librairies.[réf. nécessaire]

Le réseau No Pasaran a également publié de nombreux ouvrages sur l'extrême droite dont GUD, autopsie d'un moribond, Bêtes et Méchants, petite histoire des jeunes fascistes français et Rock Haine Roll, origines, histoires et acteurs du rock identitaire français, une tentative pour contrer la culture d’extrême droite.

En 2005, le SCALP a sorti un livre : Comme un indien Métropolitain, sur l'histoire du mouvement de 1984 à 1992.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Cosseron, Dictionnaire de l'extrême gauche, Paris, Larousse, 2007, p.  77-79.
  2. « Le jingle sonore réalisé par le SCALP pour la manif du 5 mars 1985 »
  3. À propos de l'histoire du SCALP et de la stratégie antifasciste radicale, par un des fondateurs du SCALP originel de Toulouse, Actualité de l’anarcho-syndicalisme, 14 avril 2007
  4. [Paris Auto-dissolution du SCALP-Reflex]
  5. Stop LDJ, blog du SCALP-REFLEX Paris, 12 juin 2012
  6. Manu Larcenet - Que de la BD, brain-magazine.com, 15 juillet 2006