Seconde bataille de la Somme (1918)

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Seconde Bataille de la Somme (1918)
Des soldats anglais rechargent un Gun Carrier Mark I, nommé  Kingston , aux alentours de Miraumont, dans le département de la Somme.
Des soldats anglais rechargent un Gun Carrier Mark I, nommé Kingston , aux alentours de Miraumont, dans le département de la Somme.
Informations générales
Date du 21 août au 12 septembre 1918
Lieu La Somme, France
Issue Victoire des Alliés
Belligérants
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Drapeau du Royaume-Uni Douglas Haig
Drapeau du Royaume-Uni Henry Rawlinson
Drapeau du Canada Arthur Currie
Drapeau de l'Australie John Monash
Drapeau de l'Allemagne Erich Ludendorff
Forces en présence
Drapeau du Royaume-Uni 3e armée britannique
Drapeau du Royaume-Uni 4e armée britannique
Drapeau du Canada Corps canadien
Drapeau de l'Australie Corps australien
Drapeau des États-Unis 2e Corps des États-Unis
2e armée allemande
Pertes
Drapeau du Canada 5 600 tués, blessés, capturés ou disparus Lourdes, 6 000 prisonniers
Première Guerre mondiale
Batailles
Front d'Europe de l’Ouest

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Lors de la Première Guerre mondiale, la seconde bataille de la Somme de 1918 se déroula sur le Front de l'Ouest à la fin de l’été, dans le bassin de la Somme. Après une pause pour le redéploiement et le ravitaillement des troupes, elle fut l'une des contre-offensives alliées, couronnées de succès, répondant à l’offensive allemande du printemps.

Le résultat principal de la bataille de la Somme de l'été 1918 fut qu'après le coup d'arrêt porté à l'avancée allemande vers l'ouest, le 4 avril 1918 à Villers-Bretonneux par les troupes australiennes, elle fut le point de départ du parcours victorieux des Alliés vers l’armistice du 11 novembre, dans ce que l'on a appelé l'Offensive des Cent-Jours.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

La prise d'Albert[modifier | modifier le code]

Le 15 août 1918, le maréchal Douglas Haig refusa la demande du maréchal Ferdinand Foch de poursuivre l'offensive d’Amiens, parce que cette attaque s’essoufflait, les troupes s'éloignant de leur approvisionnement et leur artillerie, et que des réserves allemandes étaient déplacées dans le secteur. Au lieu de cela, Haig commença à planifier une offensive à Albert, qui débuta le 21 août. L’attaque principale fut lancée par la 3e armée britannique, auquel fut adjoint le 2e Corps des États-Unis. Albert tomba le 22 août.

La prise de Péronne[modifier | modifier le code]

La seconde bataille commença le 21 août avec l’ouverture de la deuxième bataille de Bapaume, au nord du fleuve. Celle-ci se développa en une avancée qui repoussa la 2e armée allemande sur un front de 55 km, du sud de Douai à La Fère, au sud de Saint-Quentin, dans l’Aisne.

Après la prise d'Albert, la 1re armée britannique étendit l’attaque sur douze autres kilomètres, le 26 août, sur ce que l’on appelle parfois la deuxième bataille d’Arras[1]. Bapaume tomba le 29 août. Le Corps australien traversa la Somme, dans la nuit du 31 août, et brisa les lignes allemandes lors de la bataille du mont Saint-Quentin et de la bataille de Péronne. Le commandant de la 4e armée britannique, le général Henry Rawlinson, qualifia l’avancée des Australiens du 31 août au 4 septembre comme la plus grande réussite militaire de la guerre [2].

Le contrôle de la ligne Drocourt-Quéant[modifier | modifier le code]

Dans la matinée du 2 septembre, après une bataille intense, le Corps canadien prit le contrôle de la ligne Drocourt-Quéant (saillant ouest de la ligne Hindenburg). La bataille fut menée par les 1re et 4e divisions canadienne, et par la 52e division britannique[3]. Les Allemands subirent de lourdes pertes, et les Canadiens capturèrent plus de 6 000 prisonniers non blessés. Les pertes du Canada s’élèvèrent à 5 600 hommes[4]. À midi, le commandant allemand, Erich Ludendorff, décide de se retirer derrière le Canal du Nord.

Le même jour, les Allemands furent contraints de se replier sur la ligne Hindenburg, depuis laquelle ils avaient lancé leur offensive du printemps.

Au cours de leur avance vers la ligne Hindenburg, dans une bataille acharnée, les troupes canadiennes, dirigées par le général Arthur Currie, investirent les travaux de terrassement du canal du Nord lors de la bataille du Canal du Nord[5].

La bataille de la ligne Hindenburg[modifier | modifier le code]

Fin septembre-début octobre, eut lieu une des batailles des plus héroïques de toute la guerre avec la rupture de la ligne Hindenburg (la bataille de la ligne Hindenburg) par les troupes britanniques, australiennes et américaines (sous le commandement du général australien John Monash). Peu de temps après, les Canadiens brisèrent la ligne Hindenburg lors de la Bataille de Cambrai.

Un élément clé de la ligne de ravitaillement allemande était parallèle au front. Cette Seconde Bataille de la Somme de 1918 faisait partie d’une stratégie visant à repousser des éléments de la ligne allemande derrière cette ligne majeure de ravitaillement afin de la couper et de rendre impossible un approvisionnement efficace des forces allemandes du front.

La campagne commença avec la bataille de Bapaume et, peu après, par la bataille de Saint-Mihiel, en Lorraine, dans le but de réduire les saillants avant d’utiliser les brèches dans les lignes allemandes rendue discontinue pour prendre le contrôle du chemin de fer stratégique.

Ce plan a fonctionné, mais il avait fallu un travail acharné sur le canal de Saint-Quentin, au milieu de défenses préparées d’avance, pour qu’il réussisse.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rickard, J (5 September 2007). « Second battle of Bapaume, 21 August-1 September 1918. », Military History Encyclopedia on the Web, consultée le 22 avril 2010.
  2. Australian War Memorial, 1998, « Mont St Quentin and Péronne ». Consulté le 1er mars 2007.
  3. « The Saskatchewan Dragoons » Consulté le 15 juin 2008.
  4. Canadian War Memorials in France, "Dury Memorial" Consulté le 15 juin 2008.
  5. Veterans Affairs Canada, "Bourlon Wood Memorial" Consulté le 15 juin 2008.