Seconde bataille de Porto

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seconde bataille de Porto
Battle of Porto reenactment (1) 2009.jpg
Informations générales
Date 12 mai 1809
Lieu Porto, Portugal
Issue retraite française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau du Royaume du Portugal Royaume de Portugal
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Commandants
Maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult Arthur Wellesley
Forces en présence
11 200 soldats réguliers dont 1 500 cavaliers environ 20 000 hommes
Pertes
300 morts ou blessés
1 800 prisonniers
150 morts ou blessés
Guerre d'indépendance espagnole
Batailles
Campagne du Portugal et du Nord de l'Espagne (1809)

Villafranca (1re) · Braga · Amarante · Lugo · Porto (1re) · Vigo · Grijó (en) · Porto (2de) · Puente de San Payo

La seconde bataille de Porto, livrée le 12 mai 1809 est une victoire des forces britannico-portugaises commandées par le duc de Wellington sur l'armée française dirigée par le maréchal Soult. Elle met fin à l'invasion française du Portugal. Bien qu'il s'agisse d'une victoire anglo-portugaise, on ne peut, à proprement parler, de défaite française. En effet, les français se replièrent dès que les anglais franchirent massivement le Douro (fleuve qui traverse Porto). Il n'y eu donc pas de combat vraiment important. Il s'agit donc plus d'une retraite des français, en infériorité numérique, que d'une victoire anglaise.

Contexte[modifier | modifier le code]

Cette bataille est à replacer dans le cadre de la seconde invasion napoléonienne du Portugal dirigée par le maréchal Soult. Cette bataille a lieu le 12 mai 1809. Porto était à cette époque (et l'est toujours), la deuxième plus grande ville du Portugal. Elle appartenait aux Français depuis sa chute lors de la bataille de Porto le 29 mars 1809. Pour les Anglais, c'était une ville d'autant plus stratégique qu'elle stockait le vin en partance pour l'Angleterre. Étant située au bord de la côte, sa reprise par les forces anglo-portugaises constitue donc une phase importante de cette seconde invasion française du Portugal.

Les Français ont pénétré au Portugal par la prise de Chaves, la bataille de Braga et la bataille de Porto. Le débarquement de nouveaux contingents anglais (environ 20 000 hommes) au Portugal sous les ordres d'Arthur Wellesley, le 22 avril 1809, fait considérablement changer la balance numérique en faveur des anglo-portugais. De plus, une révolte dans le nord du Portugal sous les ordres du général Silveira parvient à reprendre la ville de Chaves et à couper les lignes de communications et d'approvisionnement françaises.

Soult apprend de plus que le maréchal Ney ne pourra lui venir en aide en raison d'une féroce répression qu'il est occupé à mener en Espagne. Soult, indécis sur la suite des opérations à mener, resta un mois et demi (du 29 mars au 12 mai) dans la ville de Porto, jusqu'à ce qu'une attaque osée des anglo-portugais précipitent la retraite qu'il commençait d'ailleurs déjà à planifier.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Une nouvelle fois, ce fut donc le général Wellesley qui, avec l'aide de William Carr Beresford, 1er vicomte de Beresford et des Portugais, put expulser les Français du maréchal Soult hors du territoire portugais. La victoire fut assurée par une tentative osée des anglais. En effet, ils parvinrent à prendre un fort situé en position élevé de l'autre côté du Douro, fort que ne parvinrent pas à reprendre les Français malgré plusieurs attaques successives.

Cela obligea les Français à dégarnir la rive du fleuve qu'ils défendaient afin de disposer de plus d'effectifs pour reprendre le fort. Les Anglais, avec l'aide de la population locale qui mit à disposition « tout ce qui pouvait flotter », en profitèrent pour débarquer de l'autre côté du Douro (fleuve qui traverse la ville de Porto).

Conséquence[modifier | modifier le code]

Craignant d'être surpassé en nombre et d'être coupé dans sa retraite (les Anglais étaient 20 000, les Français 10 000), Soult fut forcer de battre en retraite sur le champ, retraite qui s'acheva à Sant Yagio de Rubias en Espagne, manquant à plusieurs reprises de se faire piéger par les coalisés et durant laquelle il perdit 4500 hommes et la plupart du matériel.

Durant la seconde bataille de Porto, 1800 soldats français (blessés des précédentes batailles ne pouvant évacués la ville) furent capturés et 300 furent tués ou blessés lors du combat.

Sources[modifier | modifier le code]

  • par une société de militaires et de gens de lettres, Conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français : de 1792 à 1815, t. 19, Paris, C. L. F. Panckoucke,‎ 1820 (lire en ligne), p. 35-41

Notes et références[modifier | modifier le code]