SeaOrbiter

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Seaorbiter
Image illustrative de l'article SeaOrbiter
Logo du SeaOrbiter.

Type Station océanique
Caractéristiques techniques
Tirant d'eau 31 m
Tirant d'air 27 m
Déplacement 550 t
Propulsion 2 hélices, uniquement pour manœuvrer
Ponts 12
Autres caractéristiques
Équipage 18 à 22

SeaOrbiter[1] est à la fois un projet de « vaisseau d'exploration des océans »[2] et un « laboratoire océanographique flottant » dirigé par l'architecte français Jacques Rougerie, l'océanographe Jacques Piccard et le spationaute Jean-Loup Chrétien[3]. La construction du vaisseau doit commencer fin 2014[4].

Description[modifier | modifier le code]

Après trente ans de recherches[5], de réalisations et d'expérimentations dans le domaine des habitats sous-marins[6], Jacques Rougerie, accompagné par une équipe internationale[7], prévoit la réalisation de SeaOrbiter, conçu comme une maison sous-marine mobile. Ce vaisseau vertical de 58 mètres de haut[2] dont 31 sous l'eau quille dépliée[8], construit en aluminium recyclable[9], et de 550 tonnes[8], accueillera de 18 à 22 personnes sur 12 niveaux dont 6 sous la mer[10]. Le niveau le plus profond sera pressurisé et permettra un accès direct aux plongeurs et aux sous-marins.

L'aménagement intérieur sera composé entre autres, d'une base sous-marine, d'un simulateur spatial, d'un habitat sous-marin, d'un laboratoire ainsi que d'une salle de communication[11].

Cette station océanique internationale dérivera au gré des courants[12]. Sa vocation sera scientifique et éducative[13].

Partie émergée[14][modifier | modifier le code]

Maquette du Sea Orbiter

La partie émergée est composée de 6 ponts, pour un tirant d'air total de 27 mètres. Au sommet du « navire » se trouve un système de communication où se situent antennes et radômes. C'est aussi dans cette partie que sont localisés une éolienne pour la production d'énergie du vaisseau, ainsi que le panneau solaire de 350 m2. Le pont extérieur est équipé de deux grues de manutention et d'une plateforme pour plongeurs où l'échelle de coupée permet d'atteindre la mer, ainsi que l’embarquement et le débarquement de passagers ou marchandises.

  • + 18,50 m — Poste de vigie avec une vue de 360°.
  • + 11,50 m — Stockage des annexes.
  • + 9,40 m — Plateforme de mise à l'eau, compartiments machines et zones de stockage.
  • + 6,80 m — Local plongée et laboratoire scientifique humide.
  • + 4,20 m — Passerelle de commandement.
  • + 1,60 m — Laboratoire pluridisciplinaire modulaire zone médicalisée et espace fitness.

Partie immergée[15][modifier | modifier le code]

La partie immergée est composée de 6 ponts pour un tirant d'eau total de 31 mètres. Il comporte un sas plongeur, un hangar sous-marin, une quille relevable d'un poids de 180 tonnes et un propulseur de poupe.

  • 1,00 m — Espace couchettes et cabine du capitaine.
  • 3,60 m — Espace couchettes.
  • 6,20 m — Espace de communication et bloc sanitaire.
  • 8,80 m — Quartiers de vie, zone atmosphérique et réserves.
  • 11,60 m — Quartier de vie en zone pressurisée, hangar sous-marin et espace plongée.
  • 13,90 m — Zone technique et accès sous-marin et plongeurs.

Mode de propulsion[modifier | modifier le code]

Le vaisseau est conçu pour dériver au gré des courants, avec pour seul moteur la circulation océanique[4] et de ce fait a une dimension « développement durable à 100% »[2]. Il utilisera également deux éoliennes, 340 m2 de panneaux solaires, des hélices sous-marines et du biofuel afin de produire l'énergie nécessaire à son fonctionnement.

Les deux petites hélices sont prévues afin de permettre au Seaorbiter de modifier sa trajectoire et de manœuvrer dans les canaux de Suez et de Panama ainsi que dans les ports[16].

Mission[modifier | modifier le code]

La vocation de SeaOrbiter est d'être un navire scientifique multidisciplinaire, ainsi qu'un outil pédagogique et éducatif pour le développement durable.

Vaisseau d’exploration océanique[modifier | modifier le code]

L’équipage, pourra en effet vivre sous l’eau durant de très longues périodes[17], ce qui de ce fait lui permettra entre autres :

Laboratoire utilisé par les spationautes[modifier | modifier le code]

Le laboratoire hyperbare (au niveau le plus profond) du vaisseau accueillera aussi de façon plus ponctuelle un équipage composé de spationautes[18], afin de  :

  • réaliser des tests de conditions de vie en milieu extrême par les astronautes, les conditions d'apesanteur étant légèrement similaire au monde marin[19], grâce à un module pressurisé servant de simulateur spatial ;
  • permettre l'entrainement opérationnel des astronautes ;
  • d'étudier certains aspects scientifiques attachés à l’observation de la Terre ;
  • d'aider au développement de technologies de design et de recyclage.

L'Agence spatiale européenne (ASE) a signé un accord avec SeaOrbiter à qui le vaisseau pourra aider à l’entrainement opérationnel des astronautes[20]. L'ASE est partenaire du projet depuis février 2013 et a contribué à son financement. Le projet a également attiré l'attention de la NASA[21],[22] au travers de son programme NEEMO (NASA Extreme Environment Mission Operations)[23].

Planning des missions[modifier | modifier le code]

Phase 1[modifier | modifier le code]

Une dérive à travers la Méditerranée, est prévue à l’horizon 2016[24],[25], après validation des protocoles opérationnels et essais en mer. Le vaisseau partira de Monaco[24].

Phase 2[modifier | modifier le code]

Les missions suivantes devraient se dérouler à travers l’océan Atlantique, à la dérive sur le Gulf Stream. Plus tard SeaOrbiter dérivera dans les océans Pacifique et Indien.

Financement[modifier | modifier le code]

Durant l'année 2014, une campagne de crowdfunding (Finance participative) a permis de récolter 344 650 euros (sur Kiss Kiss Bank Bank) afin de financer l’œil du Sea Orbiter[26],[27].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Queillé, « Le Télégramme - Bretagne - Sea Orbiter. 20.000 lieues sous les mers », sur www.letelegramme.com,‎ 18 juillet 2009 (consulté le 1 juin 2013)
  2. a, b et c Jean-Christophe Lalay, « Jacques Rougerie veut son vaisseau sous-marin festival », sur www.entreprises.ouest-france.fr,‎ 14 avril 2013 (consulté le 1 juin 2013)
  3. « SeaOrbiter, moitié sous-marin moitié immeuble », sur www.linternaute.com,‎ juillet 2006 (consulté le 12 juillet 2013)
  4. a et b « Un chantier pour Saint-Nazaire début 2013 ? », sur www.letelegramme.com (+video),‎ 19 juillet 2012 (consulté le 1 juin 2013)
  5. Ariane Spément, « L'exploration et la colonisation des océans », sur www.rtl.fr,‎ 24 août 2014 (consulté le 9 septembre 2014)
  6. Anne-Cécile Beaudoin et Romain Clergeat, « Jacques Rougerie, 20 000 idées sous les mers - Paris Match », sur ParisMatch.com,‎ 09 avril 2010 (consulté le 1 juin 2013)
  7. « Équipe », sur seaorbiter.com (consulté le 1 juin 2013)
  8. a et b « Futura-Sciences > Sea Orbiter », sur www.futura-sciences.com (consulté le 1 juin 2013)
  9. « Spécifications Techniques », sur seaorbiter.com (consulté le 12 juillet 2013)
  10. C. Vingtrinier, « SeaOrbiter, aventure humaine du XXIe siècle », sur www.lamarseillaise.fr,‎ 26 novembre 2012 (consulté le 12 juillet 2013)
  11. « Brèves Nautismes : SeaOrbiter à La Cité de la Mer », sur lefigaro.fr,‎ 25 mai 2013 (consulté le 1 juin 2013)
  12. « Plongez au cœur du projet fou SeaOrbiter », sur www.news.fr.msn.com,‎ mardi 8 octobre 2013 (consulté le 18 octobre 2013)
  13. Hervé Queillé, « Bretagne - Sea Orbiter. 20.000 lieues sous les mers [Diapo] »,‎ 18 juillet 2009 (consulté le 12 juillet 2013)
  14. « Aménagements & Équipements », sur seaorbiter.com (consulté le 12 juillet 2013)
  15. Plaquette SeaOrbiter
  16. Lecuyer Arnaud, « Seaorbiter », sur A la Découverte du Monde (consulté le 7 juin 2013)
  17. « Objectif 2014 pour le vaisseau océanographique SeaOrbiter », sur www.plongee-mag.net (consulté le 7 juin 2013)
  18. a et b Mathilde Valingot, « A la conquête de l’espace… maritime », sur www.wwf.fr,‎ 27 février 2011 (consulté le 7 juin 2013)
  19. « Les astronautes s'entraînent sous la mer à de futures missions spatiales », sur www.museeduscaphandre.com (consulté le 12 juillet 2013)
  20. « Signature de l’accord de coopération – SeaOrbiter & l’ESA », sur seaorbiter.com (consulté le 7 juin 2013)
  21. (en)« Ship to explore new frontiers of design and oceanography », sur CNN.com,‎ 12 juin 2012 (consulté le 12 juillet 2013)
  22. « Sea Orbiter, le vaisseau océanographique », sur www.futura-sciences.com (consulté le 7 juin 2013)
  23. Olivier Aubrée, « SeaOrbiter, le projet fou de Jacques Rougerie », sur www.metronews.fr,‎ 03 mars 2011 (consulté le 12 juillet 2013)
  24. a et b Adrien Paredes, « La sentinelle des océans partira de Monaco en 2016 - Monaco Hebdo », sur www.monacohebdo.mc (Monaco Hebdo),‎ 4 mars 2014 (consulté le 9 septembre 2014)
  25. « Océanographie : les partenariats se multiplient autour du "SeaOrbiter" », sur www.lemarin.fr,‎ 22 avril 2014 (consulté le 9 septembre 2014)
  26. « The Eye of SeaOrbiter Crowdfunding », sur www.kisskissbankbank.com,‎ 23 octobre 2013 (consulté le 22 septembre 2014)
  27. Patrick Déniel, « SeaOrbiter, un projet porté par un consortium industriel », sur www.usinenouvelle.com,‎ 01 avril 2014 (consulté le 30 avril 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • La construction du SeaOrbiter commencera dans 2/11/2014 à 13 h 0 min 0 s

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]