Se7en
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Se7en est un film américain de David Fincher sorti en 1995.
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[modifier] Synopsis
L'inspecteur de police William Somerset est à sept jours de la retraite. Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills. L'enquête : un homme de forte corpulence est retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghetti, ses membres étant attachés. Mills s'occupe d'une autre affaire : un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « avarice » inscrit par terre. Mais ils ne vont pas tarder à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés. En effet, le tueur s'inspire des Sept péchés capitaux pour commettre ses meurtres...
[modifier] Fiche technique
- Titre : Se7en
- Réalisation : David Fincher
- Scénario : Andrew Kevin Walker
- Musique : Howard Shore
- Conception du générique: Kyle Cooper
- Directeur de la photographie: Darius Khondji
- Chef décorateur : Arthur Max
- Montage : Richard Francis-Bruce
- Production : Phyllis Carlyle et Arnold Kopelson pour New Line Cinema
- Film américain
- Dates de sortie : 22 septembre 1995 (USA), 31 janvier 1996 (France)
- Genre : Thriller, policier
- Format : Couleurs - 35 mm
- Durée : 127 minutes (2h07)
- Interdit aux moins de 12 ans en France
- Budget : 30 millions de dollars
[modifier] Distribution
- Kevin Spacey : John Doe
- Morgan Freeman : Detective William Somerset
- Brad Pitt : Detective David Mills
- Gwyneth Paltrow : Tracy Mills
- John C. McGinley : California
- Endre Hules : Le chauffeur de taxi
- Andrew Kevin Walker : Un cadavre
- Daniel Zacapa : Detective Taylor
- John Cassini : Officier Davis
- Richard Portnow : Dr. Beardsley
- Emily Wagner : Detective Sara
- Alfonso Freeman : un expert en empreintes digitales
- R. Lee Ermey : Le Capitaine de police
- Richard Roundtree : Martin Talbot
- Hawthorne James : George, garde de nuit à la bibliothèque
- William Davidson : un garde de nuit à la bibliothèque
[modifier] Analyse
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Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
- 1er crime : la gourmandise
- Le 1er meurtre du film, lié au péché de gourmandise, est représenté par un homme obèse, retrouvé mort la tête dans une assiette de spaghettis. Le meurtrier va le faire manger jusqu'à ce que son estomac soit saturé et lui assènera ensuite un coup de pied qui lui fera exploser le foie, l'estomac et la rate.
- Le péché de la gourmandise représente non pas le fait de manger pour se nourrir, mais le fait de manger plus que nécessairement. L'homme est donc mort d'avoir « trop » mangé.
- 2e crime : l'avarice
- Le 2e meurtre du film, lié au péché d'avarice, est représenté par un riche avocat, avide d'argent, qui n'hésitait pas à défendre des meurtriers, des pédophiles et des dealers pour amasser sa fortune. Il est retrouvé mort avec les poignées d'amour taillées. Le tueur lui a fait choisir une partie de son corps qu'il trancherait ensuite lui-même.
- Le pêché d'avarice est synonyme d'égoïsme, mais d'une manière encore plus prononcée. Il était donc très dur pour un homme comme cet avocat de devoir choisir une partie de son corps à sacrifier. Le but du meurtrier était donc de faire « partager » une partie du corps de cet homme. Le fait de devoir donner une livre de chair fait référence au Marchand de Venise où Shylock demande une livre de chair à l'homme qui lui doit de l'argent.
- 3e crime : la paresse
- Le 3e meurtre du film, lié au péché de paresse, est représenté par un homme qui est resté allongé sur un lit pendant 1 an sans rien faire, ni manger ni boire... Le tueur l'avait attaché afin qu'il ne puisse plus rien faire d'autre que dormir et lui administrait des antibiotiques afin que les maladies suite à la défaillance de son système immunitaire (malnutrition) ne le tuent pas.
- La paresse veut dire être paresseux au point de ne rien vouloir faire de sa vie et pourrait même être mis à jour comme étant de l'altruisme. La victime, Victor, avait de gros ennuis avec la justice, ne travaillait pas et vendait de la drogue pour gagner sa vie. Il ne faisait donc rien de sa vie et le tueur a voulu l'en punir.
- 4e crime : la luxure
- Le 4e meurtre du film, lié au péché de la luxure, est représenté par une prostituée attachée à un lit, obligée de se faire pénétrer par un godemichet surmonté d'une lame de couteau.
- La luxure, c'est le plaisir sexuel recherché pour soi-même. La prostituée allait coucher à gauche à droite et transmettait des maladies dans le seul but de faire l'amour. Le tueur l'en a punie par le péché qu'elle commettait si souvent.
- 5e crime : l'orgueil
- Le 5e meurtre du film, lié au péché d'orgueil, est représenté par une femme qui voulait à tout prix être la plus belle, se sentir la meilleure... Le tueur l'a lacérée, lui a coupé le nez et lui a collé un téléphone dans une main et une boite de somnifères dans l'autre. Elle avait le choix entre appeler les secours ou se suicider.
- L'orgueil est une trop grande fierté de soi. Cette femme a préféré mourir plutôt que de vivre complètement défigurée.
- 6e crime : l'envie
- Le 6e meurtre du film, est lié au péché d'envie. C'est Jonathan Doe, le tueur qui le commet ; il avait envie d'une vie comme celle de l'inspecteur Mills et a donc essayé de s'approprier la femme de celui-ci. Celle-ci ayant refusé, il lui a coupé la tête.
- L'envie peut pousser à commettre des actes irréparables, et le tueur avait tellement envie de vivre comme l'inspecteur, qu'il a vu tous ses « espoirs » s'envoler par le refus de la femme.
- 7e crime : la colère
- Le 7e meurtre du film, est lié au pêché de colère ; c'est l'inspecteur Mills qui le commet. Abattu par la mort de sa femme (et de son enfant à naître, dont il apprend l'existence par la bouche de Jonathan Doe) et très en colère contre le tueur, il le tue et achève la série de meurtres liés aux sept péchés capitaux.
- Comme l'envie, la colère peut pousser à commettre des actes irréparables. L'inspecteur Mills en fait les frais et est embarqué par la police à la place du tueur.
[modifier] Explication
L'ordre dans lequel les meurtres ont été commis fait référence au livre qu'a lu le tueur : Les écrits de Saint Thomas D'Aquin évoque les sept péchés capitaux et les énonce dans cet ordre précis.
[modifier] Commentaires
- Le film se rapproche de M le maudit (Fritz Lang, 1933) sur plusieurs points : la ville n'a pas de nom (bien que l'on voie plusieurs fois le nom New York), l'assassin est une ombre mystérieuse. De plus, bien qu'étant en couleurs, les couleurs sont ternes (il pleut tout le temps), sauf le dernier jour, jour de la révélation... Le film est donc quasiment en noir-et-blanc. Il se rapproche également du Silence des agneaux.
- David Fincher, dont c'est le second film à sortir au cinéma, signe un film policier sombre, proche du film noir ; à l'action et aux explosions, il préfère une scène de recherche à la bibliothèque. La seule course-poursuite se fait à pied, avec peu de coups de feu. C'est un film sans réel héros, il va même jusqu'à ne pas citer le nom de l'acteur, Kevin Spacey, jouant l'assassin au générique, assassin dont le nom (John Doe) signifie « monsieur X ».
- Le générique, signé Kyle Cooper, met tout de suite dans l'ambiance : sur fond de musique métal industriel signée Nine Inch Nails, les titres sont dans une police de type « machine à écrire », l'image noir-et-blanc saute (comme sur un mauvais projecteur) et montre en gros plan les mains d'une personne préparant méticuleusement un document ; le contraste noir-et-blanc introduit ainsi l'opposition bien/mal (au sens chrétien) et la scène introduit le thème de l'action mûrement réfléchie et longuement préparée. Dans le générique final, les titres défilent dans le sens inverse de l'habitude (du haut vers le bas), terminant sur une notion d'inversion des valeurs.
- Brad Pitt s'est cassé le bras lors du tournage du film. Son handicap a obligé les scénaristes à quelque peu modifier le scénario.

