Se7en

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Seven
Titre original Se7en
Titre québécois Sept
Réalisation David Fincher
Acteurs principaux Morgan Freeman
Brad Pitt
Gwyneth Paltrow
Scénario Andrew Kevin Walker
Musique Howard Shore
Décors Arthur Max
Costumes Michael Kaplan
Montage Richard Francis-Bruce
Production Phyllis Carlyle, Arnold Kopelson
Format 35 mm
Genre Thriller
Durée 127 minutes
Sortie 1995
Langue(s) originale(s) Anglais
Pays d’origine États-Unis États-Unis

Seven (Se7en) est un film américain de David Fincher sorti en 1995.

Sommaire

[modifier] Synopsis

L'inspecteur de police William Somerset est à sept jours de la retraite. Pour sa dernière affaire, il est adjoint à son remplaçant, David Mills. L'enquête : un homme de très forte corpulence est retrouvé mort la tête dans son assiette de spaghetti, ses membres étant attachés. Mills s'occupe d'une autre affaire : un avocat a été sauvagement assassiné avec le mot « avarice » inscrit par terre. Mais ils ne vont pas tarder à comprendre que les deux crimes sont étroitement liés. En effet, le tueur s'inspire des sept péchés capitaux pour commettre ses meurtres...

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Analyse

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.
  • 1er crime : la gourmandise
    • Le premier meurtre du film, lié au péché de gourmandise, est représenté par un homme obèse, retrouvé mort la tête dans une assiette de spaghettis. Le meurtrier va le faire manger jusqu'à ce que son estomac soit saturé et lui assènera ensuite un coup de pied qui lui fera exploser le foie, l'estomac et la rate.
    • Le péché de gourmandise représente non pas le fait de manger pour se nourrir, mais le fait de manger plus que nécessairement. L'homme est donc mort d'avoir « trop » mangé.
  • 2e crime : l'avarice
    • Le deuxième meurtre du film, lié au péché d'avarice, est représenté par un riche avocat avide d'argent, qui n'hésitait pas à défendre des meurtriers, des pédophiles et des dealers pour amasser sa fortune. Il est retrouvé mort avec les poignées d'amour taillées. Le tueur lui a fait choisir une partie de son corps qu'il trancherait ensuite lui-même.
    • Le péché d'avarice est synonyme d'« égoïsme », mais d'une manière encore plus prononcée. Il était donc très dur pour un homme comme cet avocat de devoir choisir une partie de son corps à sacrifier. Le but du meurtrier était donc de faire « partager » une partie du corps de cet homme. Le fait de devoir donner une livre de chair fait référence au Marchand de VeniseShylock demande une livre de chair à l'homme qui lui doit de l'argent.
  • 3e crime : la paresse
    • Le troisième meurtre du film, lié au péché de paresse, est représenté par un homme qui est resté allongé sur un lit pendant un an sans rien faire, ni manger ni boire... Le tueur l'avait attaché afin qu'il ne puisse plus rien faire d'autre que dormir et lui administrait des antibiotiques afin que les maladies survenues suite à la défaillance de son système immunitaire (malnutrition) ne le tuent pas.
    • La paresse veut dire être paresseux au point de ne rien vouloir faire de sa vie et pourrait même être mis à jour comme étant de l'altruisme. La victime, Victor, avait de sérieux ennuis avec la justice. (Il était pédophile, ne travaillait pas et vendait de la drogue pour gagner sa vie.) Le tueur a donc voulu le punir de n'avoir rien fait de son existence.
  • 4e crime : la luxure
    • Le quatrième meurtre du film, lié au péché de luxure, est représenté par une prostituée attachée à un lit, obligée de se faire pénétrer par un godemichet surmonté d'une lame de couteau.
    • La luxure, c'est le plaisir sexuel recherché pour soi-même. La prostituée allait coucher à droite et à gauche dans le seul but de faire l'amour, et transmettait des maladies. Le tueur l'a punie par le péché qu'elle commettait si souvent.
  • 5e crime : l'orgueil
    • Le cinquième meurtre du film, lié au péché d'orgueil, est représenté par une femme qui voulait à tout prix être la plus belle, se sentir la meilleure... Le tueur l'a lacérée, lui a coupé le nez et lui a placé un téléphone dans une main et une boite de somnifères dans l'autre. Elle avait ainsi le choix entre appeler les secours ou se suicider.
    • L'orgueil est une trop grande fierté de soi. Cette femme a préféré mourir plutôt que de vivre complètement défigurée.
  • 6e crime : l'envie
    • Le sixième meurtre du film est lié au péché d'envie. C'est Jonathan Doe, le tueur qui le commet ; il avait envie d'une vie comme celle de l'inspecteur Mills et a donc essayé de s'approprier la femme de celui-ci. Celle-ci ayant refusé, il lui a coupé la tête.
    • L'envie peut pousser à commettre des actes irréparables, et le tueur avait tellement envie de vivre comme l'inspecteur, qu'il a vu tous ses « espoirs » s'envoler par le refus de la femme.
  • 7e crime : la colère
    • Le septième meurtre du film est lié au péché de colère ; c'est l'inspecteur Mills qui le commet ; abattu par la mort de sa femme (et de son enfant à naître, dont il apprend l'existence par la bouche de Jonathan Doe) et très en colère contre le tueur, il l'assassine et achève la série de meurtres liés aux sept péchés capitaux.
    • Comme l'envie, la colère peut pousser à commettre des actes irréparables. L'inspecteur Mills en fait les frais et est embarqué par la police à la place du tueur.

[modifier] Explication

L'ordre dans lequel les meurtres ont été commis fait référence au livre qu'a lu le tueur : Les écrits de Saint Thomas D'Aquin évoque les sept péchés capitaux et les énonce dans cet ordre précis.

[modifier] Commentaires

  • Le film se rapproche de M le maudit (Fritz Lang, 1933) sur plusieurs points : la ville n'a pas de nom (bien que l'on voie plusieurs fois le nom New York), l'assassin est une ombre mystérieuse. De plus, bien qu'étant en couleurs, les couleurs sont ternes (il pleut tout le temps), sauf le dernier jour, jour de la révélation... Le film est donc quasiment en noir-et-blanc. Il se rapproche également du Silence des agneaux.
  • David Fincher, dont c'est le second film à sortir au cinéma, signe un film policier sombre, proche du film noir ; à l'action et aux explosions, il préfère une scène de recherche à la bibliothèque. La seule course-poursuite se fait à pied, avec peu de coups de feu. C'est un film sans réel héros, il va même jusqu'à ne pas citer le nom de l'acteur, Kevin Spacey, jouant l'assassin au générique, assassin dont le nom (John Doe) signifie « monsieur X ».
  • Le générique, signé Kyle Cooper, met tout de suite dans l'ambiance : sur fond de musique métal industriel signée Nine Inch Nails, les titres sont dans une police de type « machine à écrire », l'image noir-et-blanc saute (comme sur un mauvais projecteur) et montre en gros plan les mains d'une personne préparant méticuleusement un document ; le contraste noir-et-blanc introduit ainsi l'opposition bien/mal (au sens chrétien) et la scène introduit le thème de l'action mûrement réfléchie et longuement préparée. Dans le générique final, les titres défilent dans le sens inverse de l'habitude (du haut vers le bas), terminant sur une notion d'inversion des valeurs.

[modifier] Anecdoctes

  • Le scénariste du film fait une apparition dans le rôle de la première victime du tueur.
  • Le fils de Morgan Freeman fait une apparition dans le rôle d'un expert en empreintes.
  • Les livres glauques appartenant au tueur ont été rédigé spécialement pour le film. Ils ont nécessité 15 000 $ et 2 mois de travail.
  • Brad Pitt s'est cassé le bras lors du tournage du film. Son handicap a contraint la production et le scénariste à quelque peu modifier le scénario[Comment ?].
  • Le dénouement du film, particulièrement sinistre à failli être modifié par les studios New Line Cinema mais elle fut finalement gardé intacte grâce à la pression de David Fincher et Brad Pitt

[modifier] Liens externes

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