Sdérot

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Sdérot
(he) שְׂדֵרוֹת - (ar) سديروت
Blason de Sdérot
Héraldique
Les œuvres d’un artiste local, Haviv Ben Abu, en forme d’instruments de musique parsèment les ronds-points de la ville de Sdérot, qui est renommée pour ses musiciens.
Les œuvres d’un artiste local, Haviv Ben Abu, en forme d’instruments de musique parsèment les ronds-points de la ville de Sdérot, qui est renommée pour ses musiciens.
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
District District sud
Maire David Buskila
Démographie
Population 20 800 hab. (2010[1])
Densité 4 651 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 31′ 00″ N 34° 35′ 30″ E / 31.51666666667, 34.5916666666731° 31′ 00″ Nord 34° 35′ 30″ Est / 31.51666666667, 34.59166666667  
Altitude 93 m
Superficie 447,2 ha = 4,472 km2
Divers
Date de création 1951
Localisation

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Sdérot

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Sdérot (API : [sdeˈrɔːt] ; hébreu : שְׂדֵרוֹת, signifiant « boulevards » ; son ancien nom est en arabe : سديروت Najd) est une ville du sud d’Israël. Sdérot est une enclave dans le Conseil Régional Sha'ar HaNeguev (en).

À l’Est de Sdérot, passe l’aqueduc Kinneret-Negev (en) qui descend jusqu’au Kibboutz Maguen (en).

Histoire[modifier | modifier le code]

Situation géographique de Sdérot par rapport à la bande de Gaza.

Sdérot a été fondée en 1951 à proximité du camp de transit (« ma’abara ») de Gevim-Dorot, situé en partie sur des terres du village palestinien de Najd, un village qui fut attaqué en exécution du plan D de la Haganah, (en hébreu Daleth), les maisons furent rasées et les habitants autochtones expulsés pour se réfugier dans la bande de Gaza durant l’exode palestinien de 1948, et plus particulièrement lors de l'opération Barak du groupe armé « Brigade Guivati »[2].

La plupart de ses premiers résidents juifs sont d’origines kurde et perse. Ils s’installent provisoirement dans des tentes et des cabanes avant de bâtir des structures plus permanentes. Dès 1954, les premières maisons sont construites pour loger les habitants de la ma’abara.

La ville continue de recevoir de nombreux immigrants du Maroc et de Roumanie tout au long des années 1950. Au recensement de 1961, 87 % des immigrants de la ville viennent d’Afrique du Nord (essentiellement du Maroc) tandis que 11 % des résidents viennent du Kurdistan. Sdérot prend le statut intermédiaire de « conseil local » en 1958.

Dans les années 1990, Sdérot accueille une large population originaire de l’ex-URSS et double sa population pendant cette décennie. Elle obtient le statut de ville en 1996.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

Sa proximité avec la Bande de Gaza (à moins de 2,5 km) en fait une cible facile pour les bombardements au mortier et à la roquette du Hamas et du Jihad islamique depuis le début de la seconde Intifada. Au 23 novembre 2007, 6 311 roquettes se sont abattues sur la ville en 23 ans[3].

Le 9 février 2008, la tragédie des deux frères Twito, Rami et Osher, frappés par une roquette, a suscité une vive émotion en Israël et un large mouvement de sympathie envers les habitants de Sdérot, qui ne faisait jusque-là l’objet que d’une indifférence bienveillante[réf. nécessaire]. Le petit Osher, qui a perdu une jambe dans cette explosion. Osher a vu défiler dans sa chambre d’hôpital des milliers de visiteurs, dont certaines personnalités politiques et religieuses (y compris le premier ministre israélien, et il a même rencontré le président américain Barack Obama). Il a fait l’objet de nombreux reportages dans les médias israéliens et est devenu une célébrité et un symbole des victimes du Conflit israélo-palestinien[réf. nécessaire].

Sdérot est une ville qui doit faire face à de grosses difficultés économiques et sociales : Sdérot fait partie de ces « villes de développement (en) » implantées au milieu de nulle part, sans réelle perspective de développement économique, où l’on a envoyé les immigrants les plus pauvres, venus du Maroc[4], puis d’ex-URSS et d’Éthiopie. Ces villes comptent 40 % des chômeurs du pays pour une population de seulement 17 %[5]. C’est dire que le taux de chômage est nettement supérieur à la moyenne nationale. On y trouve de nombreux cas sociaux et beaucoup d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté[6].

Personnalités originaires de Sdérot[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre habitant de la ville est certainement l’ancien maire de la ville, Amir Peretz, qui a aussi dirigé le parti travailliste israélien jusqu’en 2007, à l’époque de son mandat en tant que Ministre de la Défense du gouvernement Olmert.

Parmi les habitants de la ville, on compte également les membres du groupe de musique israélien Teapacks.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Antony Rue de Sderot

La ville de Sdérot est actuellement jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (he)(en) TABLE 3. - POPULATION(1) OF LOCALITIES NUMBERING ABOVE 2,000 RESIDENTS AND OTHER RURAL POPULATION [PDF].
  2. Ilan Pappé, Le nettoyage ethnique de la Palestine, p. 195.
  3. (en) 23 Years and 6,311 Rockets, 7 décembre 2008.
  4. Shlomo Elbaz, « Les Maghrébins en Israël : identité, culture, intégration », Ministère des Affaires étrangères d’Israël,‎ 24 février 1999 (consulté le 8 juin 2009).
  5. (en) Andrew Humphreys, Neil Tilbury ; collaborateur : Andrew Humphreys, Neil Tilbury, Israel & the Palestinian Territories, 3rd, illustrated, revised, publié par Lonely Planet Publications, 1998, 408 pages (ISBN 9780864423993).
  6. Source : AUJF.