Sdérot

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Sdérot
(he) שְׂדֵרוֹת - (ar) سديروت
Blason de Sdérot
Données générales
Pays Israël Israël
District District sud
Date de création 1951
Situation géographique et statistique
Localisation de Sdérot en Israël
Sdérot
Sdérot
Coordonnées
31° 31′ 00″ Nord
         34° 35′ 30″ Est
/ 31.51666666667, 34.59166666667
Superficie
4,472 km2
Altitude
93 m
Population
19 400 hab.
(2008)
Densité
4 338 hab./km²
Google Earth – Mapquest
Politique
Maire David Buskila
Entrée d’accès d’un abri contre les roquettes
Situation géographique de Sdérot par rapport à la bande de Gaza
Une maison de Sdérot touchée par un Qassam

Sdérot (API : [sdeˈrɔːt] ; hébreu : שְׂדֵרוֹת, signifiant « boulevards » ; arabe : سديروت) est une ville du sud d’Israël.

Sa population s’élevait à 24 000 habitants à la fin 2006 (à plus de 99 % de confession juive).

Sommaire

[modifier] Histoire

Sdérot a été fondée en 1951 à proximité du camp de transit (« ma'abara ») de Gevim-Dorot, situé en partie sur des terres du village palestinien de Najd, un village qui fut attaqué en exécution du plan D de la Haganah, (en hébreu Daleth), les maisons furent rasées, et les habitants indigènes furent expulsés pour se réfugier dans la bande de Gaza en 1948[1].

La plupart de ses premiers résidents juifs sont d’origines kurdes et perses. Ils s’installent provisoirement dans des tentes et des cabanes avant de bâtir des structures plus permanentes. Dès 1954, les premières maisons sont construites pour loger les habitants de la ma'abara.

La ville continue de recevoir de nombreux immigrants du Maroc et de Roumanie tout au long des années 1950. Au recensement de 1961, 87 % des immigrants de la ville viennent d’Afrique du Nord (essentiellement du Maroc) tandis que 11 % des résidents viennent du Kurdistan. Sdérot prend le statut intermédiaire de « conseil local » en 1958.

Dans les années 1990, Sdérot accueille une large population originaire de l’ex-URSS et double sa population pendant cette décennie. Elle obtient le statut de ville en 1996.

[modifier] Situation actuelle

Osher Twito

Sa proximité avec la Bande de Gaza (à moins de 2,5 km) en fait une cible facile pour les bombardements au mortier et à la roquette du Hamas et du Jihad islamique depuis le début de la seconde Intifada. Au 23 novembre 2007, 6 311 roquettes se sont abattues sur la ville en 23 ans[2].

Le 9 février 2008, la tragédie des 2 frères Touitou, Rami et Osher, frappés par une roquette alors qu’ils allaient acheter un cadeau pour l’anniversaire de leur père, a suscité une vive émotion en Israël et un large mouvement de sympathie envers les habitants de Sdérot, qui ne faisait jusque-là l’objet que d’une sorte d’indifférence bienveillante. Le petit Osher, qui a perdu une jambe dans cette explosion, incarne de façon personnelle le drame que vivent quotidiennement tous les enfants de la région, au même titre que le petit Mohammed Al-Durah incarne le drame de tous les enfants palestiniens. Osher a vu défiler dans sa chambre d’hôpital des milliers de visiteurs, dont les plus hautes personnalités politiques, religieuses, etc. Il a fait l’objet de nombreux reportages dans les médias israéliens. Il est devenu une célébrité et un symbole des victimes innocentes du Conflit israélo-palestinien.

En plus du problème des roquettes, Sdérot est une ville qui doit faire face à de grosses difficultés économiques et sociales : Sdérot fait partie de ces « villes de développement » implantées au milieu de nulle part, sans réelle perspective de développement économique, où l’on a envoyé les immigrants les plus pauvres, venus du Maroc[3], puis d’ex-URSS et d’Éthiopie. Ces villes comptent 40 % des chômeurs du pays pour une population de seulement 17 %[4]. C’est dire que le taux de chômage est nettement supérieur à la moyenne nationale. On y trouve de nombreux cas sociaux et beaucoup d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté[5].

[modifier] Personnalités originaires de Sdérot

Le plus célèbre habitant de la ville est certainement l’ancien maire de la ville, Amir Peretz, qui a aussi dirigé le parti travailliste israélien jusqu’en 2007, à l’époque de son mandat en tant que Ministre de la la Défense du gouvernement Olmert.

Parmi les habitants de la ville, on compte également les membres du groupe de musique israélien Teapacks.

[modifier] Jumelage

La ville de Sdérot est actuellement jumelée avec :

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Ilan Pappé, Le nettoyage ethnique de la Palestine, p. 195.
  2. (en) 23 Years and 6,311 Rockets, 7 décembre 2008
  3. Shlomo Elbaz, « Les Maghrébins en Israël : identité, culture, intégration », 24 février 1999, Ministère des Affaires étrangères d’Israël. Consulté le 8 juin 2009.
  4. (en) Andrew Humphreys, Neil Tilbury ; collaborateur : Andrew Humphreys, Neil Tilbury, Israel & the Palestinian Territories, 3rd, illustrated, revised, publié par Lonely Planet Publications, 1998, 408 pages (ISBN 9780864423993).
  5. Source : AUJF
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