Scottish fold

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Scottish fold / Highland fold
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Un scottish fold triple fold
Un scottish fold triple fold

Espèce Chat (Felis silvestris catus)
Région d’origine
Région Écosse Écosse
Caractéristiques
Silhouette Bréviligne
Taille Moyenne
Poil Court (scottish fold) ou mi-long (highland fold)
Robe Toutes couleurs admises
Tête Ronde et large
Yeux Ronds
Oreilles Repliées vers l'avant
Queue Moyenne, plus épaisse à la base
Standards

Le scottish fold et le highland fold sont deux races de chats originaires d'Écosse, qui se caractérisent par des oreilles repliées vers l'avant (fold signifiant « pli » en anglais).

Le nom de highland fold est donné à la variété à poils mi-longs tandis que la variété à poils courts est appelée scottish fold.

Origines[modifier | modifier le code]

Le premier spécimen connu de chat aux oreilles repliées est Susie, une chatte vivant dans une ferme au nord de Dundee en Écosse. Elle est découverte en 1961 par William et Mary Ross. Le couple fait l'acquisition un peu plus tard de Snook, un chaton femelle de Susie portant également des oreilles repliées[1]. Snook est croisée avec un chat de gouttière red tabby et donne naissance à des chatons aux oreilles pliées qui sont enregistrés au Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) par les Ross[1].

Le développement de la race a été freiné par l'apparition au sein des élevages de malformations des membres et de la queue, dues à la mutation à l'origine de la pliure de l'oreille[1].

Ils croisèrent un des chatons de Snook avec un British Shorthair pour garder une morphologie bréviligne, et donnèrent naissance à la race des scottish folds[réf. nécessaire]. Au cours des croisements, le gène des poils longs se manifesta chez certains individus, qui prirent le nom de highland folds. En France, au début des années 90 les premiers highlands folds sont nés à Perpignan chez Michel Bigas, Fondateur du Club Européen du scottish fold et de l'Highland Fold[réf. nécessaire].

En 1971, le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) supposa que les oreilles repliées pouvaient engendrer des problèmes de surdité, et décida de ne plus reconnaître le scottish fold au Royaume-Uni[réf. nécessaire]. Mary Ross fit alors envoyer ses chats aux États-Unis où des éleveurs locaux prirent le relais, la mine ronde des scottish folds leur apportant beaucoup de succès en Amérique. Les scottish folds furent reconnus par l'ACA en 1973, et par l'ACFA et le CFA en 1974. La TICA fut la première à reconnaître les Highland Folds en 1988.

Standards[modifier | modifier le code]

Le scottish fold est un chat de taille moyenne à grande, dont le corps est large, musclé et massif mais tout en rondeur. Les pattes, de taille moyenne à courte, sont robustes et musclées, au bout les pieds sont ronds. La queue est moyennement longue et plus épaisse à la base avec un bout arrondi.

La tête est large et très arrondie. Elle dégage une expression de douceur, accentuée par le fait que la courbure de la bouche peut donner l'impression d'un sourire permanent. Les yeux sont ronds et dans une couleur assortie à la robe, le nez est court et large, ce qui fait comparer la tête du scottish fold à une « tête de chouette ».

La caractéristique principale du scottish fold est la forme repliée de ses oreilles. Il existe plusieurs degrés de pliure :

  • le single fold (anciennement loose fold) possède des oreilles qui se replient à partir du milieu.
  • la double pliure, plus apprécié en concours, a les oreilles complètement aplaties sur la tête.
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La fourrure est dense avec un sous-poil épais, courte chez le scottish fold et mi-longue chez le highland fold. Toutes les couleurs sont acceptées, le bicolore étant très populaire aux États-Unis[réf. nécessaire].

Les croisements autorisent en France de marier scottish fold et highland fold avec des british shorthair et Longhair.

Génétique[modifier | modifier le code]

Les chatons naissent généralement avec les oreilles droites, celles-ci se replient au bout de quelques semaines.

Il est établi depuis les années 1960 que le gène mutant responsable des oreilles repliées est dominant. Lors des croisements entre scottish folds ou entre un scottish fold et une autre race, on peut donc voir apparaître des chats aux oreilles droites : ceux-ci sont nommés scottish straight, ou peuvent être considérés comme de la race de leur parent « normal ».

Si les oreilles repliées n'engendrent pas de problèmes de surdité, on sait en revanche que le gène responsable des oreilles repliées est parfois à l'origine de calcifications, pouvant entraîner une paralysie de la queue et des pattes. Pour cette raison, il est interdit dans de nombreux pays de croiser des scottish folds entre eux, et on préfère les accoupler avec des races proches : le british shorthair en Europe et l'american shorthair aux États-Unis.

Santé[modifier | modifier le code]

Le gène causant la pliure de l’oreille du scottish fold conduit au développement d’une maladie constitutionnelle des os et des cartilages appelée ostéochondrodysplasie. L'ensemble des scottish folds (homozygotes ou hétérozygotes[2]) sont atteints par cette maladie, la pliure de leurs oreilles étant causée par une déformation du cartilage qui affecte aussi leurs articulations[3],[4].

L’ostéochondrodysplasie conduit à une arthrose invalidante, affectant les scottish folds à un âge bien plus jeune que les autres races de chats. Chez les chats hétérozygotes, la progression des troubles peut être observée sur un chat dès l’âge de six mois. Chez les chats homozygotes, les premiers symptômes peuvent apparaître dès l’âge de sept semaines[3].

Les chats affectés peuvent être énormément déformés, avec de courts et larges membres, ainsi qu’avec une courte queue raide. Ils présentent une claudication, des articulations du carpe[5] et du tarse[6] enflées, une démarche anormale et sont réticents à bouger et sauter. Les individus sévèrement affectés deviennent paralysés et incapables de marcher[3].

Beaucoup de chats affectés sont euthanasiés en raison des profonds effets de la maladie[3].

La race est souvent décrite comme étant “placide” et “calme”. Ceci est dû au fait que ces chats sont en constante souffrance à cause de cette maladie. Même dans les cas légers et ‟asymptomatiques” qui peuvent survenir chez les chats hétérozygotes, ils peuvent toujours être confrontés à la douleur, étant donné que les chats ont tendance à cacher leur souffrance. Beaucoup d’éleveurs de scottish folds clament que les chats hétérozygotes n’ont pas tous ce trouble, parce que les études qui ont examinées les chats (qui étaient tous, hétérozygotes ou non, affectés par cette maladie) avaient une petite quantité d’échantillons.[réf. nécessaire]

En 2003, Lorraine Shelton, une spécialiste des maladies génétiques, a proposé de payer 300 radiographies de scottish folds sains pour prouver que la maladie n’est pas présente chez certains chats hétérozygotes. Pas un seul éleveur n’a accepté cette offre[7],[réf. nécessaire].

En 2008, le Journal of Small Animal practice a publié un article sur les maladies et troubles associés à certaines races de chats. Dans cet article, l’auteur mentionne le scottish fold, dont la mutation génétique causant la pliure des oreilles a pour conséquence l'apparition a des degrés plus ou moins graves de problèmes osseux et articulaires. L'auteur s'insurge sur le fait que bien que deux fédérations d'élevage aient refusé de reconnaître cette race (la FIFé et la GCCF), le scottish fold soit toujours élevé pour devenir un animal de compagnie, certes mignon, mais probablement condamné à souffrir de l'arthrite à plus ou moins long terme[4].

Caractère[modifier | modifier le code]

Les traits de caractère ne sont pas décrits dans les standards et constituent des tempéraments généralement observés chez la race[8].

Le scottish fold posséderait un tempérament calme et plutôt silencieux, mais il serait toutefois très joueur et apprécierait beaucoup de pouvoir jouer avec son propriétaire. On dit aussi qu'il aime également la compagnie de ses semblables.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Christiane Sacase, Les Chats, Solar, coll. « Guide vert »,‎ février 1994, 256 p. (ISBN 2-263-00073-9), « Scottish Fold »
  2. (en) M. Takanosu, T. Takanosu, H. Suzuki, K. Suzuki, « Incomplete dominant osteochondrodysplasia in heterozygous Scottish Fold cats », Journal of Small Animal practice, vol. 4, no 49,‎ avril 2008, p. 197-199 (DOI 10.1111/j.1748-5827.2008.00561.x, lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en) « Genetic welfare problems of companion animals - Osteochondrodysplasia », sur http://www.ufaw.org.uk/, Universities Federation for Animal Welfare (UFAW) (consulté le 6 octobre 2013)
  4. a et b (en) Danièlle Gunn-Moore, Claire Bessant, Richard Malik, « Breed-related disorders of cats », Journal of Small Animal practice,‎ 12 mars 2008 (DOI 10.1111/j.1748-5827.2008.00572.x, lire en ligne)
  5. Os correspondant aux os du poignet chez l'Homme.
  6. Os correspondant aux os de la cheville chez l'Homme.
  7. http://www.kolumbus.fi/minna.peltonen/fifenpts.htm
  8. Bernard-Marie Paragon et Jean-Pierre Vaissaire, Encyclopédie du chat, Sang de la Terre,‎ 16 avril 2003, 128 p. (ISBN 978-2747600583).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Article principal : chat.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]