Megascolia maculata

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La scolie des jardins (Megascolia maculata) est l'une des plus grandes espèces d'hyménoptère d'Europe pouvant atteindre jusqu'à 4 centimètres.

Dénomination[modifier | modifier le code]

  • Synonymes : Scolia maculata, Scolia hortorum.
  • Sous-espèces : S maculata bischoffi, S maculata flavifrons, S maculata maculata

Description[modifier | modifier le code]

« Cette grosse scolie dépasse quatre centimètres de longueur et en mesure dix d’un bout à l’autre des ailes étendues.

« Livrée noire avec larges plaques jaunes ; ailes coriaces, ambrées ainsi qu’une pellicule d’oignon, et diaprées de reflets pourpres ; pattes grossières, noueuses, hérissées d’âpres cils ; charpente massive ; tête robuste, casquée d’un crâne dur ; démarche gauche, sans souplesse ; vol de peu d’essor, court et silencieux, voilà l’aspect sommaire de la femelle, fortement outillée pour sa rude besogne. En amoureux oisif, le mâle est plus élégamment encorné, plus finement vêtu, plus gracieux de tournure, sans perdre tout à fait ce caractère de robusticité qui est le trait dominant de sa compagne[1]. »

Comportement[modifier | modifier le code]

Cette grosse guêpe n'attaque pas l'homme mais recherche les larves de scarabée rhinocéros (Oryctes nasicornis) qu'elle paralyse et sur lesquelles elle pond un œuf unique. La larve de Scolia dévore celle de l'Oryctes.

La raréfaction du nombre d'Oryctes entraîne celle des Scolia.

Les Scolies sont très pacifiques envers l'homme. Leur dard est un outil de travail bien plus qu'un stylet de guerre ; elles en usent pour paralyser la proie destinée à leur famille ; et ce n’est qu'en ultime recours qu’elles s'en serviront pour leur propre défense. En outre, leur manque de souplesse dans les mouvements permet presque toujours d’éviter l’aiguillon ; et puis, si l'on est atteint, la douleur de la piqûre est presque insignifiante. Ce défaut de cuisante âcreté dans le venin est un fait à peu près constant, chez les hyménoptères giboyeurs, dont l’arme est une lancette chirurgicale destinée aux plus fines opérations physiologiques.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Souvenirs entomologiques - 3e Série - Jean-Henri Fabre

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