Scolca

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Scolca
A Scolca (co)
Église San Mamilianu
Église San Mamilianu
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Alto-di-Casacconi
Intercommunalité communauté de communes de Marana-Golo
Maire
Mandat
Cécile Culioli
2014-2020
Code postal 20290
Code commune 2B274
Démographie
Gentilé Scolcais
Sculcaracci (co)
Population
municipale
108 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 55″ N 9° 21′ 46″ E / 42.5319444444, 9.3627777777842° 31′ 55″ Nord 9° 21′ 46″ Est / 42.5319444444, 9.36277777778  
Altitude 600 m (min. : 231 m) (max. : 1 234 m)
Superficie 6,82 km2
Localisation

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Scolca
A Scolca (co)

Scolca (en corse A Scolca, prononcé [a ˈskɔˑl.kă]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse. Ces habitants sont appelés (gentilé) les Scolcais, en corse Sculcaracci. La commune appartient à la microrégion de la Costera.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 600 mètres d’altitude, la commune fait partie du canton de l'Alto-di-Casacconi et appartient à l'ancienne piève de la Custera. Sa superficie est de 680 hectares.

Scolca est située sur la rive gauche du Golo, sur le versant méridional du massif de Stella, le versant nord donnant sur Rutali et Murato. Son plus haut sommet est Cima a U Spazzolu (1 234 m). Face aux monts Sant'Anghjulu et San Pedrone, le village exposé plein sud, à sulana, bénéficie d’un ensoleillement maximum. Le hameau supérieur est soumis à un ensoleillement de moyenne montagne, tandis que le hameau d’Erbaghju jouit d’un climat plus doux.

Habitat[modifier | modifier le code]

Vallée du Golo et Hameau d'Erbaggio

Scolca est un petit village de caractère, aux hautes maisons anciennes de schiste aux toits en lauze. Il y a peu de constructions récentes. Des anciennes maisons ont été rénovées en conservant les pierres apparentes de leurs murs.

La population est regroupée essentiellement entre le village de Scolca et son hameau d'Erbaggio.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

On accède au village de Scolca par :

  • la D7 qui relie Borgo-Revinco à Bigorno en passant par les villages de Borgo et Vignale : 19 km ou en passant par Volpajola, Campitello à Bigorno : 9,5 km ;
  • la D15 depuis Barchetta (Volpajola) sur la RN 193 en passant par le village de Volpajola : 6,6 km.

Le village est distant, par route, de :

Transports[modifier | modifier le code]

La gare des Chemins de fer de Corse la plus proche est située à Barchetta.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Murato Rutali Vignale Rose des vents
Campitello N Lucciana
O    Scolca    E
S
Volpajola Prunelli-di-Casacconi
Volpajola et Scolca (au-dessus)

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant les deux guerres 14-18 et 39-45, 26 enfants natifs du village sont décédés au combat.

En face de l'église paroissiale, un obélisque surmonte la sépulture des trois résistants du village fusillés par les occupants allemands en 1943.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944   Alexis Mattei    
1947   Antoine Perfetti    
1965 1983 Gabriel Graziani    
1983 1995 Guy Dongradi    
1995 2001 François Felici    
2001 2008 Cécile Culioli Sans étiquette  
2008 2014 Cécile Culioli Sans étiquette  
mars 2014 2020 Cécile Culioli Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 108 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
319 330 349 394 418 415 431 429 427
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
428 422 415 405 371 383 385 422 508
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
512 406 349 356 376 231 157 127 93
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
77 68 56 35 62 95 102 99 108
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sa population actuelle est de 112 habitants, mais on constate depuis 1999 une progression de 53,20 % avec notamment 16 ménages supplémentaires. Ce renouveau démographique est en grande partie lié à la position stratégique de la commune, placée non loin de la plaine de la Marana de Bastia. Cette situation permet aux Scolcais de faire la navette entre leur lieu de travail et leur résidence villageoise.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Eglise paroissiale San Mamilianu
  • L'église paroissiale Saint Mamilien San Mamilianu est de style baroque. Édifiée au XVIe siècle, elle a été décorée sur plusieurs siècles. Elle a été restaurée entre 1999 et 2005, les peintures ayant été refaites à l’identique grâce à l’utilisation de chaux et de pigments naturels.

Son clocher est bâti à une dizaine de mètres de l'église en raison de contraintes dues à l'instabilité du terrain qui est constitué originellement de remblais.

  • La chapelle Saint Simon "San Simone", dont ne subsiste que les ruines au nord sur les hauteurs du village est du XIIe siècle.
  • La chapelle Saint-Sébastien "San Bastianu", au centre du village, du XVIIe siècle.
  • La chapelle Saint-Roch "San Roccu", située au centre du hameau d'Erbaggio, du XVIe siècle.
  • Plusieurs fontaines, dont deux pourvues de lavoirs.
  • Le monument aux morts : initialement ils étaient au nombre de deux : l'un, à la mémoire des morts des deux guerres 1914-1918 et 1939-1945 qui évoque 26 noms, l'autre, en forme d'obélisque surmonte la sépulture des trois résistants capturés au village le 15 septembre 1943 et fusillés à Barchetta par les occupants allemands. Le 15 septembre 2013, jour du 70e anniversaire de l'exécution des trois résistants, un nouveau monument aux morts fut inauguré en présence des autorités civiles, militaires et religieuses, à l'issue de la messe de la fête patronale de San Manilianu, saint patron du village.

Fêtes et Loisirs[modifier | modifier le code]

  • La Saint-Mamilien (San Mamilianu) est fêtée chaque année le 15 septembre. C'est la fête patronale du village. Après la messe a lieu la procession et la bénédiction du monument des Résistants dont c'est le jour anniversaire du martyre.
  • La Saint-Roch ("San Roccu"), protecteur du hameau d'Erbaghju où se trouve sa chapelle, le 16 août. La messe est célébrée en plein air sur la place devant la chapelle et est suivie de la procession et du verre de l'amitié.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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