Sclerotinia sclerotiorum

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Sclerotinia sclerotiorum

Description de cette image, également commentée ci-après

Pourriture blanche sur haricot

Classification
Règne Fungi
Division Ascomycota
Classe Leotiomycetes
Ordre Helotiales
Famille Sclerotiniaceae
Genre Sclerotinia

Nom binominal

Sclerotinia sclerotiorum
(Lib.) de Bary, 1884

Sclerotinia sclerotiorum est une espèce de champignon parasite appartenant au genre Sclerotinia. Il est à l'origine d'une maladie connue sous le nom de pourriture blanche, ou sclérotiniose, affectant diverses plantes dont le colza, le tournesol, les haricots, la carotte etc.

Description[modifier | modifier le code]

Les sclérotes sont des nodules noirs de quelques millimètres d’épaisseur constitués de mycélium très condensé. Très résistants, ils peuvent vivre dans et à la surface du sol pendant 5 à 10 ans.

Maladie[modifier | modifier le code]

Le sclérotinia du colza est l’une des maladies principales du colza en France pouvant causer des pertes de rendements allant jusque 10 q/ha. Le sclérotinia est également une maladie sur tournesol qui peut s'attaquer aux différents organes de la plante: collet, tige et feuille, bouton et capitule.

Description[modifier | modifier le code]

Cette maladie est essentiellement rencontrée dans les zones où le colza revient souvent dans la rotation. Le sclérotinia est une maladie cryptogamique, autrement dit, une maladie qui provient du développement d’un champignon. Dans le cas du sclérotinia, se sont les sclérotes qui sont à l’origine de la maladie.

Le sclérote représente la forme de conservation de Sclerotinia sclerotiorum. Ce sont des nodules noirs de quelques millimètres d’épaisseur constitués de mycélium très condensé. Très résistants, ils peuvent vivre dans et à la surface du sol pendant 5 à 10 ans. Par conséquent, le sclérotinia représente une menace de longue durée pour la culture de colza. Sa nuisibilité est forte si l’assolement amène trop régulièrement sur la parcelle une culture sensible. Le champignon doit d'abord contaminer les pétales, qui ensuite en tombant sur les feuilles contaminent le reste de la plante. Le colza est donc sensible pendant la floraison. Des attaques durant la première moitié de la floraison peuvent conduire à des pertes de rendement importantes.

Certaines zones de production du territoire français sont devenues sensibles à la maladie. Ce phénomène est essentiellement du a la fréquence d’implantation de culture favorable au développement du sclérotinia et aux applications systématiques de fongicides chimiques. Une quantité importante de sclérotes est alors présente dans ces sols contaminant les cultures sensibles comme le colza ou le tournesol. Aujourd’hui, de nombreux phénomènes de résistance sont apparus face à la carbendazime (matière active) qui n'est par ailleurs plus autorisée de mise sur le marché. D'autres familles chimiques peuvent encore protéger la floraison : carboxamides (le boscalid), triazoles et strobilurines. Il est possible aussi de limiter les sclérotes en utilisant, en traitement de sol, une préparation à base de Coniothyrium minitans.

Développement[modifier | modifier le code]

Au printemps, une courte période douce et humide suffit a développer le cycle de la maladie. Le sclérote germe pour donner du mycélium ou former des apothécies si la température est supérieure à 5 °C et l’humidité élevée pendant 10 jours environ. À maturité, chaque apothécie libère en quelques jours entre 2 et 30 millions d’ascospores. Véhiculées par les courants d’air, elles atteignent tous les étages foliaires de la parcelle et des parcelles voisines.

La contamination de la plante ne survient que si les pétales sont touchés et si les conditions de germination des ascospores sont favorables. Les pétales stimulent en effet la germination des ascospores et la pénétration des tubes germinatifs dans la plante de colza. Le filament mycélien colonise le pétale en trois jours et celui-ci se nécrose. La chute des pétales nécrosés sur les feuilles inférieures contribue à étendre la colonisation au reste de la plante. En fin de cycle, Sclerotinia sclerotiorum forme des sclérotes dans les tissus contaminés. Ces derniers en tombant au sol assurent la préservation du pathogène et la contamination de la parcelle. Le sclérotinia représente un risque majeur essentiellement sur sol profond.

Lutte[1][modifier | modifier le code]

Il est possible de diminuer l'inoculum en alternant les cultures sensibles avec des cultures non hôte du sclérotinia et en maitrisant le désherbage des dicotylédones hôte. Une lutte biologique peut être efficace en utilisant Coniothyrium minitans.

Pour protéger la floraison une cinquantaine de spécialités sont autorisées en France réparties dans trois familles (strobilurines, IDMs, SDHIs).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]