Saverio Tomasella

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Saverio Tomasella est un psychanalyste français né à Saint-Cloud en 1966, docteur en sciences humaines[1].

En 2012, il reçoit le Prix Nicolas Abraham et Maria Torok pour son ouvrage sur le traumatisme[2].

Pensée et éthique[modifier | modifier le code]

Un inconscient musical[modifier | modifier le code]

La musique, s'appuyant sur le rythme, prend forme de ce qu'elle exclut. Selon Serge Leclaire, cette "contradiction" la rapproche de l'inconscient[3].

Pour Saverio Tomasella, l'inconscient est agencé comme une musique, "Une musique personnelle, avec ses rythmes, ses mélodies, ses harmoniques, ses résonances, ses silences, ses tensions, ses repos, ses élans, ses nuances, ses rebonds, ses accords et désaccords[4].

Il distingue un "champ musical" (personnel) d'un "champ lexical" (culturel). L'inconscient est présenté comme un creuset de pulsations, avec son tempo, ses flux et ses reflux, ses colorations et ses tonalités affectives[5]...

Homéo-érotisme et narcissisme[modifier | modifier le code]

Il utilise le terme homéo-érotisme pour décrire un mouvement libidinal intervenant dans la constitution du sujet. Ce processus consiste à passer par l'illusion transitoire du "même" pour créer de la "mêmeté", au lieu du semblable, sortir de l'imitation et développer une identité vécue comme sienne, en se libérant des étayages et des mirages de la symbiose[6]. Des points de convergence existent avec le stade du miroir de Lacan et surtout la "mêmeté" de Françoise Dolto, posée comme fondement d'un vrai "self" au sens de Winnicott. Cette notion a été peu reprise, probablement par sa proximité avec celle de narcissisme.

Métapsychologie du traumatisme dans la mélancolie[modifier | modifier le code]

L'expérience clinique permet à cet auteur de repérer un essaim d'affects, lorsque les ressentis (sensations, émotions, sentiments) sont empêchés et gelés du fait d'une "prise en bloc des affects". Au contraire, le clinicien observe un courant d'affects, lorsque la mobilité psychique est retrouvée dans sa complexité idéative et sa richesse expressive[7]. La fluidité des mouvements affectifs permet la réalisation des processus d'introjection mis en évidence par Ferenczi, alors que la fixité des états affectifs, ou désaffectés, correspond aux fantasmes d'incorporation théorisés par Nicolas Abraham et Maria Torok... S. Tomasella préconise une réflexion clinique centrée sur l'écoute de l'analysant(e) à partir des ressentis et des "images du corps". L'image intérieure surgit dans l'entre-deux du transfert, ou "inter-transfert", comme vision proche des métaphores et du rêve[8].

Fantasme ou fantaisie ?[modifier | modifier le code]

Comme Winnicott et d’autres après lui, S. Tomasella distingue le fantasme (imaginaire) de la fantaisie (imagination)[9]. Il repère quatre types principaux de fantasmes :

  • Les fantasmes spontanés, qui sont homogènes et compensatoires (comblant un vide de sens).
  • Les fantasmes réactifs, hétérogènes et défensifs (suite à une expérience douloureuse).
  • Les fantasmes proactifs, endogènes et offensifs (faisant barrage à une réalité difficile).
  • Les fantasmes obligés, exogènes et souvent consensuels (imposés par l’environnement)[10].

Éthique et désir[modifier | modifier le code]

Pour le philosophe Alain Badiou, l’éthique est "éthique des situations", donc "éthique des vérités", des processus singuliers de vérité. Elle vise à "penser la singularité des situations […] pour faire advenir, dans la mesure du possible, ce que cette situation contient d’humanité affirmative[11]".

S. Tomasella articule la réflexion éthique autour de trois dimensions fondamentales : ce qui constitue l'humanité, ce qu'est l'expérience humaine, ce qui favorise l'humanisation de toute personne[12].

L'éthique de la psychanalyse se situe dans le refus de toute emprise, de tout pouvoir sur autrui, de tout savoir établi[13].

La position éthique du psychanalyste favorise les mouvements progressifs d'introjection des différents vécus de l'analysant(e)[14].

Espace de subjectivation[modifier | modifier le code]

Préalables métapsychologiques[modifier | modifier le code]

Représentations freudiennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Métapsychologie.

Sigmund Freud décrit un appareil psychique traitant les perceptions. Le stimulus provoque une trace, puis traverse les différentes couches de la réalité psychique, passant par le système inconscient, puis parvenant au système préconscient-conscient. Le préconscient est le système mnésique. La pulsion est traduite dans la conscience, qui n'est qu'une manifestation de l'inconscient.

Freud distingue représentations de chose et représentations de mot. Selon cette approche :

  • la représentation de chose est un percept peu élaboré, et propre au système inconscient. Cette représentation est associée au processus primaire, c’est-à-dire à la réalisation hallucinatoire du désir, sur le modèle du dormeur qui "prend ses rêves pour la réalité".
  • les représentations de mots sont liées aux représentations de chose : il s'agit de la capacité de symbolisation qui est associée au processus secondaire, c'est-à-dire à la capacité d'admettre la réalité extérieure.

Topologies de la réalité psychique[modifier | modifier le code]

La psychanalyse s'est d'emblée vue représenter le psychisme comme "lieux" : la première conception de Freud déclinait déjà les deux systèmes, inconscient et préconscient/conscient - ce qui est également appelé première topique. Puis vint rapidement une seconde topique posant différentes sous-parties : le ça, le moi et le surmoi.

Les psychanalystes après Freud continuèrent à utiliser cette approche "topique", imagée, afin de détailler les constituants de la réalité psychique. Sandor Ferenczi décrit trois niveaux : réel, symbolique et imaginaire et cette description sera reprise, sous l'angle structuraliste, par Jacques Lacan.

Signifiant lacanien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Terminologie lacanienne.

Jacques Lacan s'appliqua à employer, en psychanalyse, la distinction entre signifiant et signifié.

Cette distinction conduit Lacan à considérer que "l'inconscient est structuré comme un langage". L'interprétation lacanienne est très proche du langage, ou discours du patient ; on la qualifie de "structuraliste". Selon Lacan, "Un signifiant, c'est ce qui représente un sujet pour un autre signifiant".

Le psychanalyste français reprend la distinction de Sandor Ferenczi entre réel, symbolique et imaginaire. Si Ferenczi étudie cette distinction dans un seul article, Lacan en fait un repère fondamental de la psychanalyse.

Un creuset intrapsychique pour les représentations[modifier | modifier le code]

Cinq polarités[modifier | modifier le code]

S. Tomasella s'appuie sur les théorisations précédentes des processus psychiques, en quatre types :

  • processus originaires, théorisés par Piera Aulagnier comme lieux de génération du pictogramme ;
  • processus primaires, irrationnels et déliés, relevant de l'inconscient ;
  • processus secondaires, rationnels, liés, conscients, tous deux théorisés par Freud ;
  • processus tertiaires, théorisés par André Green à partir de Winnicott comme processus interactifs de dialogue entre les processus primaires et secondaires[15].

La subjectivation décrirait l'articulation et l'interdépendance de ces différents processus. Son aspect topique se matérialiserait sous la forme d'une matrice d'élaboration et symbolisation, que Tomasella nomme "espace de subjectivation[16]".

Ainsi, il distingue cinq polarités[17] :

  • Le réel, qui n’est pas la réalité ; réel auquel on a difficilement accès, sauf dans les moments de créativité pure, ou parfois de délire ;
  • L’imaginaire, l’univers de fantasmes, de leurres et de représentations propres à chaque sujet ;
  • Le symbolique, l’ordre de la loi et du langage, partageable entre tous les humains de façon élaborée au travers d’une culture commune ;
  • La nécessité, ou le nécessaire, qui s’impose au sujet. Il s'agit ici d'une imposition apparente ; voir compulsion de répétition.
  • Le sensible, sensations, émotions, sentiments et intuitions, par lesquels s’appréhende le réel, se nourrit l’imaginaire, se véhicule le symbolique et se manifeste la nécessité.

Une matrice interne[modifier | modifier le code]

L’aire de symbolisation, ou espace de subjectivation, est le creuset affectif, pulsionnel et libidinal de l’ensemble des transformations psychiques du sujet[18]. Les différents centres de représentation (originaire, primaire, secondaire) sont inter-reliés grâces aux processus tertiaires. Ils interagissent au sein d’un espace transitionnel interne au sujet : un espace potentiel intrapsychique[16].

Aussi, l'espace de subjectivation est-il présenté comme un préalable métapsychologique nécessaire à la compréhension et à la mise en œuvre de l'interprétation psychanalytique, en séance, et, au-delà, notamment par la méthode métasémiotique[19].

Sur l'origine des faits culturels : une archogenèse...[modifier | modifier le code]

L'archogenèse définit l'exploration psychanalytique de la question des origines de tout ce qui fait "institution", "marque" ou "trace" dans le champ culturel et social.

"Le déploiement des fondations (mythes fondateurs, croyances, idéologies) et des fondements (mouvements sociaux, culturels, politiques et économiques) qui structurent et donnent sa dynamique vitale à une institution est nommé par Tomasella (2002), l’archogenèse d’une mythologie. Celle-ci est analysée par la métasémiotique[20]."

L'archogenèse désigne la fondation et l'institution de tout système de pensée (croyance, mythe, idéologie), socialisé sous la forme d'une organisation particulière (couple, famille, groupe, entreprise, administration, église, armée) et plus particulièrement d'une mythologie (personnelle, familiale ou sociale).

La recherche de l'archogenèse d'une personnalité ou de l'organisation d'un système (familial, institutionnel ou politique) amène à distinguer les identifiants des mythes :

  • les identifiants sont les éléments plus ou moins manifestes et visibles (donc principalement conscients) qui permettent de dessiner les contours d’une personnalité ou d'un système, qui aident à définir et déterminer son identité (la partie visible de l'identité, tout au moins) ;
  • les mythes sont les croyances, les histoires, les légendes qui – ensemble – constituent sa mythologie (en grande partie latente et inconsciente). Ce sera le travail principal de la métasémiotique que de découvrir cette mythologie[21].

Métasémiotique[modifier | modifier le code]

La métasémiotique est un concept métapsychologique qui désigne une recherche sémiotique à l'écoute des manifestations et des mouvements de l'inconscient. Tout comme Sigmund Freud crée une métapsychologie qui n'est pas une psychologie, la métasémiotique n'est pas une sémiotique. L'une et l'autre sont des champs de recherche pratique et théorique de la psychanalyse...

"La métasémiotique est l’exploration psychanalytique des signes, symboles, images, représentations et paroles, dont se servent les mythes pour s’exprimer et diffuser dans la société[22]."

Les mots et leurs sens[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Sémiologie et Linguistique.

Le terme de Semeion (grec) signifie "trace", mythologie ou distinctivité…

  • La sémiologie est l'étude des signes et de leur signification. Ferdinand de Saussure, le premier, distingua les signifiants - les mots -, des signifiés - les choses désignées par ces mots. Un signe linguistique réunit un signifiant et un signifié.

La sémiologie tente de répondre à la question du langage et de sa structure, mais aussi de leur évolution sociale.

  • La linguistique, qui est une branche de la sémiologie, étudie les langues.
  • La sémantique est la branche de la linguistique qui étudie les signifiés.
  • En sémiologie, la sémiose désigne la signification des signifiés en fonction de leur contexte : certains mots, ou signes peuvent prendre plusieurs sens en fonction de la situation ou de la culture - voir par exemple synonyme. Le terme est introduit par Charles Sanders Peirce.
  • Le terme de sémiotique est employé par Charles Sanders Peirce pour désigner la production des signes et la communication sous toutes ses formes. Elle est alors une sémiologie globale.

Sémanalyse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Julia Kristeva.

J. Kristeva a mis en parallèle études du langage et de l'inconscient : ce qu'elle appelle sémanalyse[23]. La sémanalyse s'appuie sur la sémiologie mais s'engage dans la voie de l'interprétation des symptômes et des fantasmes[24].

Cette approche met en valeur la dynamique : le sens est hétérogène ; la signifiance est évolutive. Pour Kristeva, la signifiance désigne un processus, un mouvement qui se différencie de l’état, ou du résultat, que désigne la signification.

Julia Kristeva différencie deux modes de signification : le sémiotique (pré-verbal, les écholalies du nourrisson, les intonations, la musique par exemple) et le symbolique (langagier, les langues vivantes, les langages artificiels par exemple).

Reprenant à son compte la remise en cause de Merleau-Ponty quant à la séparation entre le percevant et le perçu, elle insiste sur le plaisir dont est porteur le langage, sur la sensualité du rapport du corps au monde et aux autres[25].

Métapsychologie, sémanalyse et métasémiotique[modifier | modifier le code]

Freud avança le terme de méta-psychologie pour désigner une psychologie qui ne s'arrête pas à l'étude de la conscience, mais qui s'emploie à repérer un ensemble : la réalité psychique. La conscience - dont Freud ne néglige pas l'étude - apparaît alors comme la manifestation d'autres processus qu'il s'agit de débusquer : raison pour laquelle la méta-psychologie s'accompagne d'une méthode d'interprétation.

La clinique constitue la première source d'informations, celle qui a fondé le paradigme d'une réalité psychique inconsciente. Dans la cure psychanalytique, le patient est convié à la règle fondamentale de libre-association : dire tout ce qui lui vient à l'esprit sans aucune censure - qu'il s'agisse de garder secret ce qui est immoral ou de supprimer ce qui parait absurde. De son côté, le psychanalyste est invité à l'attention flottante : il écoute tout, sans rien privilégier, afin de pouvoir repérer d'éventuels jaillissements de l'inconscient.

Une autre source d'information réside dans l'étude des mythologies. Ainsi la métaphysique, les conceptions irrationnelles, relèvent d'une projection de ce qui s'avère, de fait, propre à l'homme[26].

S. Tomasella propose le terme de "métasémiotique", méta-sémiotique, forgé sur le modèle du terme métapsychologie. Ce concept recouvrirait ainsi une sémiotique qui s’essaierait à explorer l’en deçà de la conscience dans ce qu’expriment les institutions, les organisations, et particulièrement les mythologies, à partir de leur "archogenèse".

La métasémiotique est ainsi comparable à la sémanalyse. Elle s'étend cependant aux images sensorielles : visuelles, auditives, olfactives, gustatives et tactiles. Sa visée est large : elle étudie les signes, traces, formes, symboles, mythes, contextes, environnements, référents, relations et situations à l’œuvre dans toute forme explicite ou implicite d’expression.

Les contraintes de cette approche[modifier | modifier le code]

Face à une telle portée, se présente une évidente vigilance interprétative. Cette technique ne peut aboutir au décodage de mots, d’images ou de signes :

"L’une des erreurs de la sémiologie a été de croire que les images sont données comme des signes dans des relations singulières. Bien au contraire, elles sont toujours données dans une relation de croyance partagée. C’est pourquoi ce n’est pas en s’intéressant à leur nature de signe qu’on progresse dans la compréhension de la relation que nous avons avec elles, mais en nous interrogeant sur les croyances qu’elles alimentent[27]."

La méthode métasémiotique[modifier | modifier le code]

Une capacité représentationnelle[modifier | modifier le code]

Sur quels fondements concrets s'appuie de la méthode métasémiotique ?

  • Reprise des concepts freudiens (affects, représentation, rêve, refoulement, les pulsions et leurs avatars, dénégation, déni, rejet, clivage ; première et deuxième topiques, etc.)
  • Appui sur l'hypothèse fondamentale de l'inconscient : "L'inconscient est une partie du discours concret en tant que transindividuel, qui fait défaut à la disposition du sujet pour rétablir la continuité de son discours conscient[28]."
  • Interrogation des liens conscients/inconscients entre intrapsychique et intersubjectif.
  • Différentiation entre fantasme et rêve, fantasme et fantaisie ; état et processus (importance particulière accordée aux "processus tertiaires") ; objet partiel et objet total ; moi et soi (self) ; sujet isolé et sujet en relation[29].
  • Distinction de quatre types de fantasmes : spontanés et homogènes (compensatoires) ; proactifs et endogènes (offensifs) ; réactifs et hétérogènes (défensifs) ; obligés et exogènes (induits par la mythologie familiale ou institutionnelle)[30].
  • Elargissement aux réalités multiples de la psychanalyse de groupe (Bion, Lacan, Anzieu, Pontalis, Kaës).
  • Investigation des modalités concrètes, modes opératoires et des moments particuliers de l'archogenèse : contexte, croyances, cultures...
  • Difficultés liées à l'exploration et surtout au repérage des aspects de "l'inter-transfert" (terme proposé pour désigner ce qui circule à l'intérieur de la relation transféro-contretransférentielle) dans le cas des organisations, des institutions, des mythologies, des idéologies et des représentations sociales.

Un exemple explicitera la mise en œuvre de la méthode.

Cas clinique : les blocages d'une institution[modifier | modifier le code]

(Le corps social que constitue l’institution est étudié comme un système familial, ou plus largement un système environnemental.)

Le mythe du masculin univoque

Au début du premier film historique, les deux fondateurs se faisant face et vêtus quasiment à l’identique, entourent la statue d’une femme inanimée et courbée, encastrée dans une niche. Cette position fondatrice de refus du féminin (cf. le "roc du féminin" de Freud) restera inamovible, marquant de son sceau, jusqu’à ce jour, tous les signifiants de l’institution. L'absence de masculin réel empêche une ouverture de l’organisation vers le féminin et bride l’accès des femmes à la parole autant qu'à des fonctions comportant des responsabilités...

Le vide du féminin absent

L’étude du logo et de son évolution montre également la présence d’une mutilation de la femme et du féminin. La femme est soit niée, soit instrumentalisée (cf. le "déni de la castration" chez Freud).

Dans l'institution, la considération de chaque être en tant qu'humain peut être favorisée par l'acceptation de l'altérité et de la différence féminin/masculin. Les relations entre femmes et hommes seront facilitées, fluidifiées ; la créativité sera vivifiée[31].

La métasémiotique se centre sur l'au-delà des signes, répondant à sa vocation métapsychologique d'écoute de l'inconscient.

Perspectives[modifier | modifier le code]

Il est fondamental de retenir avec Winnicott que les énoncés théoriques ne représentent pas "le fin mot de la chose sur lequel il n'y aurait pas à revenir. La théorie psychanalytique ne cesse de se développer ; elle le fait en quelque sorte naturellement, un peu comme l'affectivité de l'être humain qu'elle étudie[32]."

Œuvres[modifier | modifier le code]

Editions Eyrolles (collection psychanalyse) :

  • L'emprise affective - Sortir de sa prison, Eyrolles, Paris, 2014.
  • Hypersensibles - Trop sensibles pour être heureux ?, Eyrolles, Paris, 2012.
  • Le transfert - Pour qui me prenez-vous ?, Eyrolles, Paris, 2012.
  • Les amours impossibles - Accepter d'aimer et d'être aimé, Eyrolles, Paris, 2011.
  • L'inconscient - Qui suis-je sur l'autre scène ?, Eyrolles, Paris, 2011.
  • La traversée des tempêtes - Renaître après un traumatisme, Eyrolles, Paris, 2011. (Prix Nicolas Abraham et Maria Torok 2012[33].)
  • La perversion - Renverser le monde, Eyrolles, Paris, 2010.
  • Le sentiment d'abandon - Se libérer du passé pour exister par soi-même, Eyrolles, Paris, 2010.
  • Le surmoi - Il faut, je dois, Eyrolles, Paris, 2009.
  • Oser s'aimer - Développer la confiance en soi, Eyrolles, Paris, 2008.
  • Vivre en relation - S'ouvrir et rencontrer l'autre, avec Gilles Pho, Eyrolles, Paris, 2006.
  • Habiter son corps, avec Christine Hardy, Eyrolles, Paris, 2006.
  • Les configurations familiales atypiques et leurs implications humaines, avec Karin Trystram, Eyrolles, Paris, février 2006.
  • Personne n’est parfait ! Accepter ses différences, avec Catherine Podguszer, Eyrolles, Paris, 2005.
  • Faire la paix avec soi-même, Eyrolles, Paris, 2004.

Adolescence (GREUPP) :

  • "Les marques", Virtuel, no 47, Paris, mars 2004.

Le Coq-héron (Erès) :

Hermétisme :

  • De pouvoirs en capacités, Paris, mars 2006.
  • Jeux et enjeux de la souffrance, Paris, octobre 2005.

Psychanalyse magazine  :

  • De l'image inconsciente du corps à l'image consciente du cœur, no 23, p. 52-55, Avignon, septembre 2004.
  • Les phénomènes de groupe, no 23, pages 46 à 50, Avignon, septembre 2004.
  • Dépasser les préjugés sur la psychanalyse, Avignon, octobre 2002.
  • En deçà du principe de plaisir, Avignon, juillet 2001.

Epistolettre, (Fédération des Ateliers de Psychanalyse) :

  • Attendre, tendre : la patience, accueil de l’étrange, no 26, Paris, février 2004.
  • Silence ou mutisme, no 20, Paris, 1999.
  • L'école buissonnière, Un chemin, La frayeur de l'enfant trop sage, no 19, Paris, 1998.

Travaux scientifiques :

Institut Psychanalyse et Management (actes des colloques) :

  • L’estime de soi, un préalable à la transformation, Lille, juin 2002.
  • L’élan créateur, Montpellier, juin 2001.

Experts  :

  • "Hamlet ou le féminin retrouvé", Les années paradoxes, Paris, décembre 1999, pages 74 à 77.

Romans :

  • Le chant des songes, Les éditions Persée, Aix-en-Provence, 2010.
  • D'amour tendre, Édition des écrivains, Paris, 1999.

Poésie :

  • Pour Brigitte. Six poèmes sur des peintures d'Alain Boullet, Alain Boullet, Nice, 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Concepts de psychanalyse
    • Sigmund Freud
      • La naissance de la psychanalyse (1887-1902), PUF, Paris, 1992.
      • L'interprétation du rêve, Paris, PUF, 2002.
      • Métapsychologie, Paris, Gallimard, 1985.
      • Le moi et le ça, Paris, Payot, 1981.
    • Nicolas Abraham et Maria Torok
      • L'écorce et le noyau, Paris, Flammarion, 1987.
    • Paul-Laurent Assoun, Introduction à la métapsychologie freudienne, Paris, PUF, 1993 ; La métapsychologie, Paris, PUF, 2000.
    • Piera Aulagnier
      • La violence de l'interprétation, Paris, PUF, 1975.
      • Un interprète en quête de sens, Paris, Payot, 1991.
    • André Green
      • Notes sur les processus tertiaires, Paris, SPP, 1972.
      • Le discours vivant, Paris, PUF, 1973.
      • Le langage dans la psychanalyse, Paris, Les Belles Lettres, 1984.
    • Sophie de Mijolla-Mellor
      • Le plaisir de pensée, Paris, PUF, 1992.
    • Harold Searles
      • Mon expérience des états-limites, Paris, Gallimard, 1996.
    • Donald Winnicott
      • De la pédiatrie à la psychanalyse, Paris, Payot, 1992.
      • La nature humaine, Paris, Gallimard, 1990.
      • Jeu et réalité, l'espace potentiel, Paris, Gallimard, 1975.
  • Psychanalyse et sémiologie

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saverio TOMASELLA - Biographie, publications, sur le site editions-eres.com
  2. http://www.abraham-torok.org/pages/3.html
  3. Serge Leclaire, On tue un enfant, Seuil, 1975.
  4. L’homéo-érotisme ou quête affective du même, Le Coq-Héron, mars 2001
  5. L'inconscient, Eyrolles, 2011, pp. 76-78.
  6. "L'homéo-érotisme ou quête affective du même", Le Coq-héron, Erès, 2001. Oser s'aimer, développer la confiance en soi, Eyrolles, 2008, pp. 118-128 et 165-166. La problématique de l'autoérotisme, avec et après Freud, est présente dans Vivre en relation, Eyrolles, 2006, pp. 107-112. Un parallèle peut être proposé avec l'homéostasie de Michael Fordham, homéostasie brièvement mentionnée dans Consommer la marque, CEM, 2003.
  7. "Extension ou extinction des feux : de l’essaim au courant d’affects", Le Coq-héron, "Entre pratique et théorie", n° 176, Erès, 2004, pp. 31-38. Alex Raffy précise : "Saverio Tomasella relate le cheminement d'une cure avec les mouvements transférentiels dans lesquels son patient l'a engagé. L'auteur développe, sur un mode poétique et associatif, les références théoriques vers lesquelles chaque temps de la cure l'a mené...", p. 8.
  8. "De l'image inconsciente du corps à l'image consciente du cœur", Psychanalyse magazine n° 23, Avignon, septembre 2004, pp. 52-55. Voir également Véronique Berger, Les dépendances affectives, Eyrolles, 2007, chapitre 3.
  9. Voir C. Paquis, Le fantasme, Eyrolles, 2010.
  10. Les amours impossibles, Eyrolles, 2011, pp. 172-175.
  11. Alain Badiou, L’éthique, essai sur la conscience du mal, Nous, 2003, pp. 36-37.
  12. Le surmoi, op. cit., pp. 89-91.
  13. "Haine, envie, jalousie : psychanalyse du désastre", Le Coq-héron, n° 182, Erès, 2005, pp. 142-146.
  14. La traversée des tempêtes - Renaître après un traumatisme, Eyrolles, 2011, pp. 119-126
  15. La métapsychologie et ses développements, CEM, 2006.
  16. a et b Vers une psychanalyse de la marque et de ses expressions, op. cit., p. 126-134.
  17. Ibidem, p. 142-143.
  18. La traversée des tempêtes, op. cit., pp. 119-157.
  19. Le terme "subjectivation" apparaît en psychanalyse en 1991 dans les écrits de Raymond Cahn : Adolescence et la folie, Adolescence et la psychanalyse. Dans le prolongement de l'espace potentiel mis en évidence par Winnicott, la notion de d'espace de subjectivation a été récemment reprise lors d'un colloque sur le thème de la subjectivation en avril 2005 : un ouvrage collectif en découle, La subjectivation, sous la direction de François Richard (2006).
  20. Marcel Saucet, Innovation et chaos, Université de Nice-Sophia Antipolis, 2003. Voir également, Innovator, La tour des vents, 2009, notamment pp. 132-135, 270-285, 295-308.
  21. Vers une psychanalyse de la marque et de ses expressions, op. cit., pp. 106-109.
  22. Marc-Olivier Arnold, Métasémiotique des représentations de la femme et de l'homme dans la publicité, Nice, Université Nice - Sophia Antipolis, 2003, puis CEM, 2004, p. 1.
  23. Voir Julia Kristeva, Sèméiotikè : recherches pour une sémanalyse, Paris, Seuil, 1969.
  24. Au commencement était l’amour, Paris, Hachette, 1985, pp. 16-17.
  25. Soleil noir, Paris, Gallimard, 1987 et Les nouvelles maladies de l’âme, Paris, Fayard, 1993.
  26. Sigmund Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne, Paris, Payot, 1990, page 296.
  27. Serge Tisseron, Petites mythologies d’aujourd’hui, Paris, Aubier, 2000, p. 240.
  28. Jacques Lacan, Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 258.
  29. "La psychanalyse de l'image", Vers une psychanalyse de la marque et de ses expressions, op. cit., pp. 226-238.
  30. Vivre en relation, op. cit., pp. 98-99.
  31. Vers une psychanalyse de la marque et de ses expressions, op. cit., pp. 96-105.
  32. Donald Winnicott, La nature humaine, Gallimard, 1990, p. 66.
  33. http://www.abraham-torok.org/pages/10.html

Articles afférents[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]