Savasse

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Savasse
La mairie
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Marsanne
Intercommunalité Communauté de communes Montélimar-Sésame
Maire
Mandat
René Plunian
2014-2020
Code postal 26740
Code commune 26339
Démographie
Population
municipale
1 311 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 03″ N 4° 46′ 32″ E / 44.6007, 4.7755 ()44° 36′ 03″ Nord 4° 46′ 32″ Est / 44.6007, 4.7755 ()  
Altitude Min. 69 m – Max. 420 m
Superficie 22,01 km2
Localisation

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Savasse est une commune française, voisine au nord de Montélimar dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

La commune fait partie du groupement de communes Montélimar-Sésame dont la ville centrale est Montélimar.

Géographie[modifier | modifier le code]

Antenne relais de télécommunications et de télévision sur le sommet de la colline de Savasse

La commune s'étend de l'autoroute A7 à l'est jusqu'au Rhône à l'ouest. En son centre, sa colline, à son sommet (398 m), est perché un relais de télécommunications et de télévision. Un panorama s'offre sur toute la vallée du Rhône.

Le millier d'habitants est réparti sur le vaste territoire. Les différents hameaux de la commune sont : l'Homme d'Armes, le long de la Route Nationale 7 et de la ligne de chemin de fer, Chabert au Sud-Est, les Auberts au Nord, les Gilles au Nord-Est, une zone autour de la mairie et le vieux village.

Les communes limitrophes sont, dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant du nord La Coucourde, Sauzet, Saint-Marcel-lès-Sauzet, Montélimar et Ancône.

La commune est arrosée par le Leyne[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Tout au long du Moyen Âge, un péage était établi à Savasse sur le halage des navires remontant le Rhône, halage exclusivement humain jusqu’à la fin du XVe siècle[2].

1360 : le 15 avril, par ordonnance rendue à Sauzet, Aymar le Gros, comte de Valentinois, et Hugues, son neveu, fils de Lambert Adhémar de Monteil, annoncent à leurs vassaux que désormais Savasse sera le siège de la cour suprême de justice qui aurait juridiction sur trente-neuf communes de la Valdaine. Savasse accueille avocats, procureurs, greffiers et plaideurs. Sa population va atteindre 3 000 habitants environ.

1374 : avant sa mort, au cours de l’automne, Aymard le Gros lègue ses domaines à son cousin Louis II de Poitiers. Cependant, il laisse à sa veuve, Alix Roger de Beaufort, dite la comtesse Major, Châteauneuf-de-Mazenc, Savasse, le péage de Leyne et Baix. Le comté de Valentinois était à cheval sur les deux rives du Rhône couvrant une grande partie de l’Ardèche et de la Drôme actuelles.

1375 : le 22 janvier, Alix la Major rend hommage à son frère Grégoire XI pour Châteauneuf-de-Mazenc, une des places-fortes les plus importantes de la Valdaine, Savasse et le péage de Leyne. Ce péage et les anses de Savasse (ances savassiæ = péage) rapportaient un revenu annuel de 1 000 florins.

1388 : en décembre, Louis II de Poitiers, comte de Valentinois, retire à sa tante Alix la Major ses fiefs de Savasse, Châteauneuf-de-Mazenc et le péage de Leyne pour les donner à son épouse Cécile Roger de Beaufort. Cela va déclencher une guerre privée entre lui, Raymond de Turenne, frère de Cécile, et Tristan, le Bâtard de Beaufort, frère d’Alix[réf. nécessaire]. Finalement, en 1394, ce sont les troupes pontificales qui s’emparent du village et le détruisent[3].

1395 : au cours de la seconde moitié du mois d’avril, Raymond de Turenne envoie à Benoît XIII un mémoire, intitulé «Demandes que Moussen Raimon, vicomte de Turenne, fait à nostre Saint Père le pape et à son chambellan », sous la forme de 37 articles. Un de ceux-ci réclame la remise entre les mains de Madame de Valentinois, sa tante Alix la Major, du péage de Leyne et du fief de Savasse. Il souligne que ces lieux ont été détruits lors des guerres sous Clément VII et demande qu’on lui amende les dommages qui lui ont été faits, car sa tante n’est pas responsable de ce que son frère Tristan le Bâtard faisait à Châteauneuf-de-Mazenc, place-forte qui d’ailleurs doit être rendue à la Major.

1400 : le 8 juin, Charles VI donne à Louis II de Bourbon, son oncle maternel, les fiefs de Savasse, Châteauneuf-de-Mazenc et le péage de Leyne.

1421 : une enquête destinée à estimer les ravages des guerres subies par la Valdaine explique : Les gens du pape Clément, avec lesquels estoient Louis II, misrent le siège devant la ville et chastel de Savasse, et se rendirent à eux les gens de Messire Raymond de Turenne qui dedans estoient. Et après les dits gens du pape firent abattre les murs d’environ icelle ville et plusieurs lieux et démolir le dit chastel qui estoit fort notable, la dite ville estoit grosse et notable et bien peuplée.

1425 : le Conseil de Ville de Savasse tente de faire relever les fortifications. Le cahier de comptes conserve la commande passée à Gonet Alard qui avait été chargé de transporter les pierres de la carrière située au lieu-dit Cossié.

1449 : le 21 mai, le Dauphin Louis, futur Louis XI, signe à Sauzet des lettres accordant pendant trente ans l’exemption de toutes tailles ou subsides aux gens qui viendront repeupler ce lieu déshabité. La cour de justice de Savasse est déplacée à Montélimar.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Drôme.

Pendant les guerres de religion, les nobles s'enrichissaient par le pillage, alors que le peuple s'appauvrissait. En réaction, les paysans commencent à s'assembler pour défendre leurs intérêts communs dès la fin de l'année 1577. En 1578, certaines assemblées locales ont lieu à Savasse. Fin 1579, les paysans forment des armées qui expulsent les troupes de soudards de la vallée du Rhône, avant que la répression nobiliaire et royale n'écrase le mouvement dans le sang l'année suivante[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995   Monique Martineu    
2008   René Vecchiato PR  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 311 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
855 830 1 028 1 082 1 335 1 501 1 432 1 445 1 462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 394 1 375 1 481 1 365 1 436 1 319 1 231 1 221 1 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 151 1 133 1 070 1 006 916 958 918 811 666
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
678 793 829 1 050 1 089 1 093 1 217 1 311 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-la-Blanche de Savasse
  • Grande enceinte médiévale avec tours et porte au-dessus du village abandonné au XIXe siècle et rénové au XXe siècle
  • Château fort médiéval détruit à la fin des guerres de religion.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. le Leyne sur le site du SANDRE
  2. M. Rossiaud, « Les haleurs du Rhône au XVe siècle », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 7e congrès, Rennes, 1976 : « Les transports au Moyen Âge ». p. 286.
  3. Germain Butaud, « Villages et villageois du Comtat Venaissin en temps de guerre (milieu XIVe-début XVe siècle) », in Christian Desplat, Les villageois face à la guerre : XIVe-XVIIIe siècle, Actes des XXIIe Journées internationales d’histoire de l’abbaye de Flaran, 8, 9, 10 septembre 2000, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2002, (ISBN 2-85816-603-X), p. 60.
  4. Roger Pierre, « Un épisode peu connu des guerres de religion : "Les défenseurs de la cause commune" et "La guerre des Paysans », Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 15, 1968, p. 10-13.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p, 2004
  • Henri Desaye, L'église Notre-Dame de Savasse, pp. 279-285, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société Française d'Archéologie, Paris, 1995

Liens externes[modifier | modifier le code]

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