Parachutisme

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir troupe aéroportée et parachutisme militaire.
Formation de parachutistes pratiquant le Free Fly
Chute libre en tandem
Parachutiste sous voile après la chute libre

Le parachutisme est une activité consistant à chuter d'une hauteur allant d'une centaine de mètre à plusieurs milliers (en sortant généralement d'un avion, mais tout autre aéronef peut être utilisé) pour ensuite retourner sur terre avec l'aide d'un parachute. Si la personne s'élance d'un point fixe (pont, falaise, etc), on parle alors plutôt de base jump.

Après la sortie, le parachutiste est en chute libre pour une durée plus ou moins longue selon la discipline pratiquée et la hauteur à laquelle il a été largué. Il peut effectuer seul ou avec d'autres personnes des figures avant d'ouvrir son parachute. Une fois sous voile (en vol avec le parachute ouvert), il peut à nouveau effectuer seul ou avec d'autres parachutistes des figures avant de rejoindre le sol en pilotant son parachute de manière à se poser au lieu prévu.

L'histoire du parachutisme commence le 22 octobre 1797, lors du saut de André-Jacques Garnerin au-dessus du parc Monceau à Paris d'une montgolfière. L'amélioration des équipements a permis aux militaires dans un premier temps d'utiliser cette pratique pour larguer des hommes et du matériel sur une zone rapidement, puis cette activité est devenu un loisir puis un sport encadré durant la seconde moitié du XXe siècle. À partir des années 1980, toujours grâce à l'amélioration de l'équipement, le parachutisme s'est ouvert aux non-parachutistes via des sauts en tandem, où une personne est attachée à un moniteur tandem qui assure l'intégralité du saut. L'amélioration des caméras a également permis la création du rôle de vidéoman.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs récits de personnes utilisant des parachutes, mais l'histoire du parachutisme commence vraiment avec le développement de la montgolfière et le saut, le 22 octobre 1797, de André-Jacques Garnerin au-dessus du parc Monceau à Paris depuis sa montgolfière. Sa femme, Jeanne Geneviève Labrosse devient la première femme parachutiste le 12 octobre 1799.

Le développement de l'avion au début du XXe siècle offre aux parachutistes un nouveau moyen de sauter comme le démontrent les pionniers Albert Berry et Grant Morton vers 1911-1912 (les dates ne sont pas bien définies). Puis en 1919, Leslie Irvin réalise le premier saut avec ouverture manuelle du parachute durant la chute.

Les militaires y voient alors un intérêt comme moyen de sauvegarde des ballons d'observation durant la Première Guerre mondiale . Son développement initial se fait donc chez les militaires, qui le développent et finissent par s'en servir également pour larguer du matériel, puis des hommes. Cet usage est largement fait durant la Seconde Guerre mondiale avec les grandes opérations aéroportées telles que l'opération Market Garden.

Durant la seconde moitié du XXe siècle, cette activité devient un loisir et plusieurs aventuriers défrichent le terrain tels que Léo Valentin (qui développe l'ancêtre de la Wingsuit et du deltaplane), Jean-Louis Potron et Jacques Chalon qui réalisent en 1956 le premier vol relatif en se passant un témoin durant une chute à plat face-sol, Colette Duval avec un saut à plus de 10 000 mètres en 1958.

Lors des meetings aériens, des démonstrations de parachutistes sont parfois organisées avec des hommes tel que Salvatore Cannarozzo qui réalisent des ouvertures basses, chose particulièrement dangereuse et qui a depuis été interdite.

En 1971, Steve Snyder commercialise, aux États-Unis, la première voile à caissons sous le nom de Paraplane[1] et c'est en 1972 que l'on trouve la première voile de ce type aux Championnats de France de Parachutisme. À la fin des années 1970 il n'y aura plus que ce type de voile à ces Championnats.

Le parachute rectangulaire (Aile) est amélioré. Pilotable et avec un atterrissage doux, il remplace alors le parachute hémisphérique utilisé par les militaires.

À partir des années 1980, toujours grâce à l'amélioration de l'équipement, le parachutisme s'est ouvert aux non-parachutistes via des sauts en tandem, où une personne est attachée à un moniteur tandem qui assure l'intégralité du saut. L'amélioration des caméras a également la création du rôle de vidéoman.

Toujours à cette époque, des hommes tels que Patrick de Gayardon innovent et popularisent plusieurs domaines de la chute libre tels que le freestyle, le base jump et le skysurf.

Les premiers sauts de vol 3D (Vallaud et O.J.B.) : «Ils ont ouvert la voie, et quelle voie !» Gs.

Olav Zipser etait un pionnier du parachutisme moderne.

Les différentes disciplines[modifier | modifier le code]

Précision d'atterrissage (PA)[modifier | modifier le code]

Compétition de précision d'atterrissage

Plus ancienne discipline du parachutisme, la PA reste la discipline la plus visuelle pour le public. Épreuve d’adresse, la technique de pilotage de la voile est une condition essentielle à la réalisation de la performance. La capacité d’analyse des conditions météorologiques et les prises de décisions qui en découlent donnent une dimension tactique singulière à chaque saut. La particularité des voiles de PA est essentiellement caractérisée par l’épaisseur de leur profil qui assure des conditions de stabilité et de précision de pilotage étonnantes. La cible électronique à atteindre est à peine plus grande qu’une pièce de deux euros.

L'objectif est de poser un pied sur un plot de 2 cm de diamètre situé au centre d'une cible électronique placée sur un réceptacle en mousse. En compétition, à chaque saut, les juges mesurent l'écart entre le centre de la cible et le premier endroit que le parachutiste à touché. Pour le score des concurrents, on effectue la somme des distances obtenues aux différents sauts, l'objectif étant bien évidemment d'avoir le score le plus faible possible.

Lorsque le parachutiste pose son pied en plein cœur de la cible, on appelle cela un « carreau ». Les sauts s'effectuent depuis une altitude de 1 000 mètres environ. Pratiquée individuellement ou par équipe, la précision d’atterrissage bénéficie du circuit de compétitions nationales et internationales le plus étoffé, toutes disciplines du parachutisme sportif confondues.

En 2006, ce n’est pas moins de quatre épreuves de Coupe de France et un championnat de France ouvert à toutes les catégories d’âges, plus d’une dizaine de compétitions de clubs, régionales ou inter-ligues, un circuit international avec cinq étapes de Coupe d’Europe où participent près de quarante équipes à chaque étape, de nombreux trophées internationaux organisés en Europe et sur les autres continents, un Championnat du Monde junior, un championnat du monde militaire, un championnat du Monde.

Cependant, la précision d'atterrissage est actuellement une discipline en perte de vitesse, du fait du peu d'intérêt qu'elle suscite.

Voltige[modifier | modifier le code]

Discipline de glisse par excellence, cette épreuve où la vitesse d’exécution prédomine garantit des sensations extrêmes. Après avoir atteint plus de 200 km/h[2] en quelques secondes de chute libre, la réalisation d’un enchaînement de six figures imposées fait appel à toutes les qualités physiques d’équilibre, de coordination, et d’explosivité. Chronométrée au centième de seconde, la prestation est également évaluée au regard de la qualité d’exécution de l’enchaînement des figures, comme dans de nombreuses disciplines artistiques. Les figures à réaliser sont deux tours alternés, un salto arrière, à nouveau deux tours alternés et un deuxième salto arrière. Les juges mesurent le temps passé à faire ces six figures en « rajoutant » des secondes de pénalité au concurrent si elles ne sont pas réalisés proprement (les figures sont faites face à un axe de référence et sur un plan horizontal, tout écart de ces axes entraîne une pénalité). Les sauts s'effectuent depuis une altitude de 2 300 mètres environ. Les Français excellent dans cette discipline où ils détiennent le record du monde (voir à: Franck Bernachot). Combinaison « slick » (comme celle utilisée pour le kilomètre lancé en ski), casque et parachute profilé, le voltigeur de haut niveau est équipé d’un matériel de saut issu des dernières technologies. La voltige est la seule discipline individuelle pratiquée en compétition de parachutisme. Elle est associée à celle de la précision d’atterrissage dans le cadre des championnats du monde, et un classement « combiné » couronne les meilleurs athlètes dans les deux disciplines.

Vol relatif (VR)[modifier | modifier le code]

Chaque équipe de quatre ou huit parachutistes doit réaliser un maximum de fois une série de figures imposées tirées au sort avant chaque compétition. Le temps limite pour réaliser ces figures est de 35 secondes pour les équipes de quatre, et de 50 secondes pour les équipes de huit.

Afin de permettre aux juges de comptabiliser le nombre de figures effectuées, chaque équipe possède un « videoman », qui emporte sur son casque une caméra numérique. Cet équipier vient s'ajouter aux quatre ou huit « performers », et fait partie intégrante de l'équipe : la qualité du film qu'il réalise est donc prise en compte dans la notation.

Si les juges ne peuvent pas voir correctement les figures sur la vidéo, l'équipe est pénalisée, le point en question étant comptabilisé comme « NJ » (non jugeable). Chaque figure simple (libre), rapporte un point, chaque figure complexe (bloc) rapporte 2 points, les NJ ne rapportent pas de points.

Les figures peuvent être fixes (libre) ou mobiles en binôme, trinôme, ou quadrinôme (blocks). Toutes les équipes doivent réaliser le même programme de figures, et l'équipe gagnante sera celle qui en a réalisé le plus, dans le temps imparti.

En 2008, à Maubeuge (Nord, France), se sont tenus les Championnats du Monde. Ils ont vu la victoire des Français en Vol Relatif à 8 (VR8) devant les Américains et les Italiens. En VR 4 Open (mixte), les Américains ont remporté le titre devant la France et la Belgique, alors qu'en VR4 Féminin, les Anglaises se sont imposées devant les Américaines et les Françaises.

En VR 4 Open et en VR 8, le titre de champion du monde est matérialisé par une épée, l'« Excalibur », sur laquelle figurent les noms de tous les vainqueurs. Ce trophée est donc remis en jeu tous les deux ans, lors des championnats du monde.

Le Vol Relatif est la discipline la plus pratiquée dans le monde du parachutisme. Elle ne peut être pratiquée qu'après l'obtention du brevet B2, permettant la pratique de la chute libre à plusieurs.

Le circuit français est organisé en deux divisions (Nationale 1 et Nationale 2), et chaque année se tiennent les championnats de France, ainsi que deux à trois coupes de France, en VR 4 et en VR 8.

Voile contact[modifier | modifier le code]

Figure de voile contact

Cette discipline est le pendant du vol relatif, mais avec le parachute ouvert. Les parachutistes, largués à 2 000 mètres, ouvrent leurs voiles et construisent des figures, en s'accrochant par les pieds aux voiles des coéquipiers.

Le Voile Contact comporte des épreuves de :

  • séquence à 2 : enchaînement imposé de 5 figures tirées au sort. Le cycle devra être exécuté un maximum de fois, en un temps de travail limité de 1 minute.
  • séquence à 4 : enchaînement imposé de 4 ou 5 figures tirées au sort. Au cours de ces évolutions, les parachutistes pourront être amenés à voler en individuel, en binôme ou trinôme. Le cycle devra être exécuté un maximum de fois, en un temps de travail limité de min 30 s.
  • rotations à 4 : réalisation d'un empilage à 4, puis l'équipier du dessus se détache pour rejoindre la base de la formation. Le maximum des rotations doit être réalisé en un temps de travail de min 30 s. Chaque figure à 4 marque un point.
  • 8 formation : consiste à réaliser le plus vite possible, une figure à 8 équipiers. Cette figure est tirée au sort en début de compétition. Le chronomètre se déclenche au premier qui sort de l'avion et s'arrête quand le dernier est accroché.

Sky surf[modifier | modifier le code]

Simulateur de Skysurfing

Inventé par Dominique Jacquet et Jean-Pascal Oron en 1986 sur la plate-forme de Corbas dans le Rhône.- J-P Oron se tuera accidentellement pendant la mise au point de ce nouveau sport - Laurent Bouquet développera le concept et tournera les premières images diffusée de ce sport. Popularisé par Patrick de Gayardon dans les années 1990, le sky surf se pratique à l'aide d'un surf spécial. Cette planche est fixée aux pieds du parachutiste, équipée d'une poignée de libération (dispositif permettant de se libérer du surf en cas de problème ou tout simplement pour atterrir). Les skysurfers se livrent à une forme de glissade qui leur permet d'évoluer sur l'air. Le sky surf se pratique aussi en compétition. Le rôle du coéquipier « videoman » est prépondérant, de fait ils créent à deux une chorégraphie dont les images filmées sont regardées par les juges, et de là, la note du saut.

Les équipes de France se sont particulièrement distinguées dans le cadre des rencontres internationales, et ce depuis sa création. Pour en citer quelques-uns :

  • Skysurfers français : Patrick de Gayardon, Éric Fradet, Stéphane Zunino, Gilles Perromat, Marc Groleau, Mélanie Brouase.
  • Les « videomen » français : Jean Vatopoulos, Werner Noremberg, Iodice Alessandro, Hervé Lagnien, Sylvain de Gorter, David Dobsky, Dédric Hourdé.

L'équipe : Éric Fradet (S), Alessandro Iodice (V), a remporté :

  • Une médaille d'argent au 1999 SSI Pro Tour à Titusville, Floride.
  • Une médaille d'or Aux 1999 ESPN XGames et une médaille de bronze aux 2000 ESPN XGames.
  • Une médaille d'argent aux championnats du monde 1999 à Corowa, Australie.
  • Une médaille d'or à la coupe du monde 2000 à Eloy, Arizona (USA).
  • Une médaille d'or aux jeux mondiaux de l'air 2001, à Grenada, Espagne.
  • Une troisième place aux Redbull gravity Games en 2002 en Pologne.
  • Et une médaille de bronze aux championnats européens 2002 à EmpuriaBrava, Espagne.

- Marc Groleau et David Dobsky : Médaille de Bronze aux Championnats du Monde 2006 à Gera. - Blandine Perroud et Cyril Lancry : Médaille d'or aux Championnats du Monde 2004 à Boituva, Médaille d'Argent Championnats du Monde 2006 à Gera. - Mélanie Brouase et Dédric Hourdé : Médaille de bronze à la Coupe du Monde 2007 à Stupino en Russie et aux championnats du monde en 2008.

Très populaire à la fin des années 1990, le sky surf est maintenant devenu une discipline quasi inexistante. Le sky surf n'est plus prévu au programme de la coupe du monde à partir de 2010.

Freestyle[modifier | modifier le code]

Véritable « danse du ciel », le freestyle est un enchaînement de figures artistiques issues de gymnastique et du trampoline. Basée sur des figures imposées telles que le salto tendu ou sur des figures libres, la chorégraphie du saut laisse place à la créativité du parachutiste. Les évolutions sont filmées par un cameraman en chute libre, les images servent de support pour le jugement qui prend en compte l'aspect esthétique et la qualité des images.

Freefly[modifier | modifier le code]

Cette pratique de loisir consiste à réaliser des figures autres qu'à plat (tête en haut, tête en bas, dans l'angle, etc). Elle est de plus en plus prisée par les pratiquants à la recherche de nouvelles sensations et de nouveaux repères dans les trois dimensions. On distingue plusieurs types de sauts, parmi lesquels :

  • Atmonauti (ou saut d'atmonaute) : Angle inventé par un couple d'italiens, Gigliola Borgnis et Marco Tiezzi. Ils ont été les premiers à développer les sauts dans l'angle où les atmonautes sont emmenés en groupe, principalement sur le dos pour construire des figures en dérive. L'atmonaute a considérablement développé la notion de vol dans l'angle qui est un des types de saut de freefly les plus développés en ce moment.
  • Saut de trace (ou saut dans l'angle) : un leader est désigné avant le saut. C'est lui qui servira de référence aux autres participants. Généralement volant en dérive, sur le ventre, c'est lui qui décidera de la direction, de l'angle de la chute par rapport au sol et donc de la vitesse sur trajectoire du saut. Il pourra effectuer des virages pendant le saut. Les autres participants pourront « gripper ». Le leader pourra changer en cours de saut.
  • Saut de flock : ancêtre de la trace, le saut de flock part d'un groupe en position tête en bas, grippé ou à proximité; un leader désigné recule, les autres doivent le suivre en conservant leur position les uns par rapport aux autres.
  • Saut de track : une des plus ancienne discipline du freefly ; un lapin sort de l'avion sur le dos. Les autres participants du saut doivent voler à proximité. Ce type de saut est de plus en plus remplacé par les sauts de trace, plus actifs.
  • Saut tête en bas : Un groupe de parachutistes est désigné au sol. Chacun répète sa position avant de prendre place dans l'avion. Les parachutistes chuteront en se tenant par les mains selon plusieurs figures (fleur, étoile). Le but est de chuter tous la tête en bas. Les jambes servent à maintenir la position et a effectuer de micro déplacements pour stabiliser la figure collective. La figure pourra être interrompue pour changer de figure, les parachutistes se lâcheront en cours de saut pour reprendre d'autres places ou donner une autre forme à la formation. Durant ces transitions, tous les parachutistes doivent garder la tête au même niveau.
  • Saut de tête en haut ou chute assis : Les parachutistes se trouvent debout dans le vent relatif. Ils se servent principalement des bras et du bassin pour maintenir la position. Les bras étant occupés à maintenir la position, les « gripps » sont plus difficiles. Généralement ces sauts se font en « libre », le but étant que les parachutistes conservent une proximité d'environ 2 à 5 mètres les uns les autres et chutent tous au même niveau. Omar Alhegelan, Séoudien d'origine, vivant à Eloy, dans l'Arizona (USA), a contribué à développer la chute assis, notamment à travers les compétitions de free style et de freefly. Il a notamment inventé les déplacements et les figures dérivés de cette position.

Le freefly, officiellement reconnu à la Fédération aéronautique Internationale depuis 2000, fait l'objet de compétitions. En compétition, une équipe de freefly est composée de trois parachutistes : deux « performers » et un « videoman » .

VRV[modifier | modifier le code]

Full Patate, Équipe de France n°2 de VRV

Dernière née, cette pratique à la croisée du vol relatif et du Free Fly, consiste à réaliser des figures en formation de type VR non plus à plat mais dans la verticale. Le VRV étant créé par les Américains, les premiers Français se sont rendus aux États-Unis afin d'apprendre la discipline et les différentes figures. Le VRV est apparu pour la première fois aux championnats du monde en 2010. Comble de l'histoire, l'équipe de France, Team4Speed a fini 1ère devant les États-Unis ! En 2011, à la coupe du Monde à Saarlouis, les 2 équipes de France (Team4Speed et FullPatate) finissent sur le podium, à la première et seconde place.

Wing Suit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vol en wingsuit.
Vol en Wing Suit

Imaginée et réalisée par Patrick de Gayardon, cette discipline de glisse en plein essor a pour but de passer d'un mouvement de chute à un mouvement de vol.

Pour cela, les parachutistes utilisent des combinaisons souples, en forme d'aile, pour transformer leur corps en une sorte d'aile d'avion. Ces combinaisons se gonflent d'air dès que le parachutiste sort de l'avion, générant alors une portance permettant au parachutiste de réduire sa vitesse de chute, en la convertissant en vitesse horizontale.

Loïc Jean Albert est une figure incontournable de cette discipline. Grâce à son travail de développement et à son talent, il a permis à cette discipline de progresser énormément, et surtout de se populariser, tout comme l'avait fait Patrick de Gayardon à son époque. Loïc est ainsi parvenu, grâce au prototype qu'il développe, à survoler une pente enneigée à moins de 3 mètres de hauteur près de Verbier en Suisse.

Les derniers prototypes permettent d'atteindre une finesse de 3 (3 km horizontaux pour 1 km vertical de parcouru).

Canopy Piloting[modifier | modifier le code]

Discipline très récente, une fois la voile (parachute) ouverte, le « Canopy Piloting » ou « swooping » (« flare ») consiste à prendre une vitesse verticale très importante sous son parachute au moyen d'un virage commencé entre 100 m et 600 m, et à la transformer en vitesse horizontale pour glisser sur le sol (herbe, sable mais surtout plans d'eau). Très spectaculaire, cette discipline nécessite une parfaite connaissance des caractéristiques de la voile pour éviter l'impact avec le sol.

Cette discipline connaît un grand succès et possède déjà son circuit de compétition.

En France, elle commence en 2011 à être encadrée par la Fédération française de parachutisme (FFP) avec la création d'un brevet spécifique qui sera nécessaire pour la participation aux compétitions nationales. Les premières formations pour les initiateurs de ce nouveau brevet sont organisées en 2012 [3]

Base Jump[modifier | modifier le code]

« B » pour « Buildings »
Article détaillé : Base jump.

« BASE » est un acronyme des termes anglais pour quatre catégories de points fixes « Buildings, Antennas, Spans, Earth ». Il consiste à sauter en parachute depuis des objets fixes, comme un immeuble, une antenne, un pont ou une falaise. Considéré comme un sport extrême, cette discipline n'est pas reconnue par la Fédération française de parachutisme et est à elle seule une discipline à part entière. Elle est cependant reconnue par la Fédération française des clubs alpins et de montagne sous la forme du paralpinisme.

Progression[modifier | modifier le code]

Il existe deux méthodes d'apprentissage pour être autonome en chute :

  • l'ouverture automatique (OA) qui est la plus ancienne : très progressive, elle commence par des sauts à une hauteur de 1 000 ou 1 200 mètres avec ouverture du parachute quelques secondes après le saut grâce à une sangle attachée dans l'avion et qui est mise en tension lorsque l'élève saute. Durant la phase de chute, l'élève doit garder une position face au vent relatif produit par le déplacement de l'avion et simuler des gestes d'ouverture du parachute (aussi appelés « poignées témoin »). L'altitude et le temps avant ouverture augmente progressivement à chaque validation des exercices à réaliser pour atteindre la hauteur de 4 000 mètres et ouvrir soi-même le parachute
  • la progression accompagnée en chute (PAC) : l'élève saute en chute libre dès le premier saut, depuis 4 000 mètres de hauteur. Pour le premier saut, l'élève est accompagné de deux moniteurs qui surveillent et corrigent sa position pendant la chute. Selon les pays, le programme des sauts suivants est soit très encadré, soit à l'appréciation du moniteur en fonction des résultats de l'élève (ce qui est le cas de la France). En France, la PAC est une adaptation de la formation américaine, l'Accelerated freefall (AFF) et il faut au minimum six sauts avec moniteur pour pouvoir sauter seul.

Quelle que soit la méthode, l'élève doit assurer lui-même son atterrissage. Une assistance radio est très souvent assurée par un moniteur au sol qui guide l'élève pour faire son circuit d'approche et lui indiquer le moment pour commencer la manœuvre d'atterrissage (appelée « arrondi »).

La formation PAC est beaucoup plus rapide et permet de découvrir dès le premier saut les sensations de la chute libre. Elle a également un prix plus élevé. Les sauts effectués en formation traditionnelle sont moins chers (parce qu'on saute de moins haut qu'en PAC, et parce que le moniteur s'occupe de plusieurs élèves), mais il en faut un plus grand nombre pour atteindre l'autonomie.

Dans les deux cas, il faut un certain nombre de sauts « en chute » pour obtenir le premier brevet (qui est de 15 sauts en France). Les sauts en ouverture automatique (OA) ne sont pas comptabilisés car la chute libre est considérée comme trop courte.

Chaque méthode a ses partisans, mais le résultat final reste bien entendu le même : parvenir à l'autonomie en chute libre.

Brevets fédéraux français et licence[modifier | modifier le code]

Brevets officiels de la Fédération française de parachutisme.

Brevet A[modifier | modifier le code]

Aptitude à maîtriser la chute libre à plat et à évoluer en sécurité sous voile. Sanctionne globalement l'aptitude de l'élève à se comporter en sécurité au sein d'une école de parachutisme. Pour l'obtention, il faut également totaliser un nombre minimum de quinze sauts en chute. Avec ce brevet, il est possible de faire des sauts individuels sans assistance de moniteurs, mais la pratique au sein d'une école agréée est obligatoire. C'est le brevet nécessaire pour pouvoir sauter dans un centre école de façon autonome.

Brevet B[modifier | modifier le code]

Aptitude à la chute libre. Enchaînement de figures (tonneaux, loops avant et arrière, rotations). Pour l'obtention, il faut également totaliser un nombre minimum de trente sauts en chute, et satisfaire à un examen écrit (QCM) portant sur les bases du largage, de l'aérologie et de la conduite sous voile.

Le brevet B donne ensuite accès à quatre qualifications correspondant aux principales disciplines :

  • B1 : Précision d'atterrissage et voltige ;
  • B2 : Vol relatif (indispensable pour des sauts de groupe) ;
  • B3 : Voile contact ;
  • B4 : Free Fly ;
  • B4i : Free Fly module tête en haut plus track.

Brevet BPA[modifier | modifier le code]

C'est le brevet de parachutiste autonome. Il permet l'accès aux brevets C et D. Il permet aussi l'emport d'une caméra.

Brevet C[modifier | modifier le code]

L'obtention du brevet C nécessite :

  • la réussite d'un examen théorique (QCM) portant sur le largage, la météorologie, l'aérologie, la conduite sous voile et la chute libre ;
  • la réussite d'un examen pratique de largage ;
  • la réussite d'un saut de précision à l'atterrissage ;
  • d'avoir effectué 200 sauts ;
  • la détention d'un des brevets B1/B2/B3/B4.

Le brevet C confirme la capacité à encadrer les séances de sauts (pliage, embarquement et largage) afin d'en assurer la sécurité.

Le brevet C donne accès (depuis 2011) à une qualification :

  • B5 : Pilotage Sous Voile (PSV)

Les pré-requis pour le PSV sont : le brevet C, un minimum de 500 sauts dont 50 dans les 6 derniers mois avec son matériel de PSV

Brevet D[modifier | modifier le code]

Aptitude aux sauts hors centre d'activité, aux sauts de démonstration et de manifestation aérienne et aux sauts spéciaux (montgolfière, etc). Dans le cas d'un saut hors centre d'activité, le pratiquant doit pouvoir justifier cinquante sauts au cours des douze derniers mois.

Licence de parachutisme professionnel[modifier | modifier le code]

Une spécificité Française, la licence de parachutiste professionnel est le seul titre d'exercice professionnel européen dépendant directement d'une autorité nationale aéronautique, ici la DGAC, Direction Générale de l'Aviation Civile.

Ce diplôme revêt une importance historique car il est historiquement le premier diplôme civil lié au parachutisme et qu'il marque la transition du parachutisme militaire au parachutisme civil dans les années 1950 bien avant la création des Brevets d'États d'Éducateur Sportif de parachutisme. Aujourd'hui celui-ci est la clé de voute d'une activité de parachutisme dévolue à la découverte par le biais de sauts en parachute biplace. Les détenteurs de cette licence exercent dans un cadre différent de celui de l'enseignement et représentent avec leurs entreprises plus de 50 000 sauts de découverte réalisés chaque année partout en France et sont les acteurs majeurs de la démocratisation des sauts en parachute biplace sur le territoire Français.

Des organismes de formation professionnelle permettent à une majorité des parachutistes issue des corps militaire du parachutisme de trouver ainsi une voie de reconversion en fin de carrière. Le syndicat des parachutistes professionnels participe à la réglementation de la pratique professionnelle. La licence de parachutisme professionnelle est aussi le titre réglementaire obligatoire pour effectuer des sauts de démonstration rémunérés dans le cadre de meeting aériens ou de cascades aériennes. La qualification « essai et réception » de cette licence permet aux parachutistes du centre d'essais en vol de tester les parachutes devant être autorisés en France par la direction générale de l'Aviation civile.

Saut en tandem[modifier | modifier le code]

Le saut en tandem consiste à sauter accroché à un moniteur déjà expérimenté. Cela permet à presque toutes les personnes de découvrir les sensations de chute libre y compris les personnes handicapées (pour ces derniers, en France le moniteur tandem doit être habilité et utiliser un harnais qui peut être spécifique selon le handicap). Le saut se déroule généralement à une altitude d'environ 4 000 mètres, pour une chute libre d'environ 50 secondes, avant l'ouverture du parachute à 1 500 m d'altitude. Il est généralement possible de filmer son saut.

Accidentologie[modifier | modifier le code]

Chaque année, la pratique du parachutisme provoque des dizaines de morts, mais le taux de mortalité est relativement faible et moins élevé que d'autres activités. Aux États-Unis, Il y a 0,784 morts pour 100'000 sauts, selon les rapports IPC de la FAI[4] de 2004 à 2011. En France 0,623 pour 100'000 sauts (calculé sur 6 ans de 2004 à 2007 et de 2010 à 2011). En Suisse 1,033 morts pour 100'000 sauts (de 2004 à 2011).

En France, l'accidentologie révèle que 85 % des accidents arrivent à l'atterrissage et 67 % sont imputables à une mauvaise conduite sous voile[5]. L'étude du profil des parachutistes accidentés révèle que la moitié sont des débutants ayant moins de 10 sauts[6]. L'étude de ces chiffres se confirme de 2003 à 2012 pour les périodes correspondant à une saison de parachutisme (de mars à novembre)[7]. Ces statistiques montrent que les accidents les plus fréquents sont principalement dus à l'imprudence et très souvent à la panique (procédure de secours effectuée trop près du sol)[8]. Les accidents imputables au matériel sont rarissimes. Le parachute rond en torche ne concerne plus le parachutisme sportif.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ParaPlane Powered Parachutes - History
  2. « Voltige », Fédération française de parachutisme (consulté le 21 octobre 2012)
  3. Canopy Piloting - Projet Haut niveau et développement 2011/2012
  4. FAI IPC
  5. Yves Grosse, « Accidentologie - Année 2007 », Fédération française de parachutisme,‎ 11 octobre 2008 (consulté le 1 avril 2012), p. 11
  6. Yves Grosse, « Accidentologie - Année 2007 », Fédération française de parachutisme,‎ 11 octobre 2008 (consulté le 1 avril 2012), p. 7
  7. Voir la partie "Statistiques accident" sur l'espace pratiquant de la Fédération Française de Parachutisme
  8. Database fatalities url= http://www.dropzone.com/fatalities/

Site internet de la Fédération Française de Parachutisme (FFP) : www.ffp.asso.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]