Sauron

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Sauron
Personnage de fiction apparaissant dans
 l’œuvre de J. R. R. Tolkien.

Sauron tel qu’il apparaît dans l’adaptation cinématographique de Peter Jackson.
Sauron tel qu’il apparaît dans l’adaptation cinématographique de Peter Jackson.

Alias Mairon l’Admirable
Gorthaur
Annatar
Artano
Aulendil
le Nécromancien
Zigûr
Origine Valinor
Décès Année 3019 du T. Â.

(Pour être précis, Sauron étant un Maia, il est immortel. Lors de la destruction de l’Anneau unique il perd tout son pouvoir mais ne meurt pas.)

Sexe Masculin
Espèce Maia
Caractéristique(s) Forgea l’Anneau unique
Entourage Aulë, Melkor, le Roi-Sorcier d’Angmar
Ennemi(s) Gandalf, Aragorn, Isildur, …

Créé par J. R. R. Tolkien
Roman(s) Le Seigneur des anneaux
le Silmarillion
Contes et Légendes inachevés
Bilbon le Hobbit

Sauron est un personnage de l'univers de la Terre du Milieu créé par l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien. Créateur des Anneaux de Pouvoir, il donne son titre au plus célèbre roman de l'auteur, Le Seigneur des anneaux.

Étymologie et autres noms[modifier | modifier le code]

Tolkien décrit la signification du nom quenyarin Sauron dans les brouillons d’une lettre de 1967 : il est issu d’une forme plus ancienne *θaurond-, qui dérive de l’adjectif θaurā « détestable » (base √THAW). Dans la même lettre, Tolkien nie tout lien entre le nom de Sauron et le grec σαύρα (saura), « lézard »[1].

On connaît d’autres noms de Sauron. Il est appelé « Gorthaur le Cruel » dans la Valaquenta, et se donne plusieurs noms quenyarins au Second Âge, lorsqu’il tâche de séduire les forgerons d’Eregion : Annatar (« Seigneur des dons »), Artano (« Grand forgeron ») et Aulendil (« Dévoué à Aulë »). En adûnaic, la langue des hommes de Númenor, il est appelé Zigûr « magicien ». Dans Le Hobbit, il n'apparaît que sous le nom de « Nécromancien »(the Necromancer).

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Premier Âge[modifier | modifier le code]

La chute de Minas Tirith.

Sauron est à l'origine un Maia au service d’Aulë, le Vala forgeron. Il est alors connu sous le nom de Mairon l’Admirable[2]. Corrompu par Morgoth, il devient son premier et son plus puissant lieutenant. C’est alors le gardien de la forteresse d’Angband. Après la première chute de son maître, qui est capturé et envoyé en prison en Valinor, il parvient à échapper à l’armée des Valar et demeure en Terre du Milieu, préparant Angband au retour de son maître et, selon un texte tardif divergeant de la version publiée dans le Silmarillion, créant les premiers Orques à partir d’Hommes capturés[3].

Au Premier Âge, Sauron dispose encore de tous ses pouvoirs de Maia : il peut changer de forme à volonté, a grand pouvoir sur les esprits des autres. Il est dit très beau et très séduisant, ce qui lui permet de tromper plus facilement les Hommes et les Elfes.

Il rejoint son maître quand celui-ci revient avec les Silmarils. Après Dagor Bragollach et la fin du siège d’Angband par les Noldor, il s’empare de la forteresse de Minas Tirith (à ne pas confondre avec Minas Tirith, la capitale du Gondor au Troisième Âge), qui commande la haute vallée du Sirion. L’île de Tol Sirion, sur laquelle se dresse Minas Tirith, est renommée Tol-in-Gauroth, l’île des Loups-Garous, que Sauron commande. Quelques années plus tard, grâce à la trahison de Gorlim, il anéantit les derniers résistants humains du Dorthonion, sauf Beren, fils de Barahir. Il le retrouve quelques années plus tard, lorsque, en route vers Angband, Beren est fait prisonnier avec ses compagnons, dont le roi Finrod Felagund, et emmené à Tol-in-Gaurhoth. Là, Sauron tue l’un après l’autre tous leurs compagnons, puis vainc Finrod dans un duel de chants de pouvoir. Beren est sauvé par l’intervention de Lúthien et du chien Huan, qui triomphe de Sauron sous sa forme de loup-garou. Il s’enfuit et rejoint son maître.

Au Second Âge[modifier | modifier le code]

L’Anneau unique.

Après la défaite de Morgoth lors de la guerre de la Grande Colère, Sauron fait acte de contrition devant Eönwë, le Maia qui dirigeait l’armée des Valar. Le repentir de Sauron semble avoir été réellement sincère et il semble prêt à faire pénitence de ses actes passés. Eönwë, obéissant aux ordres de Manwë (qui voulait juger Sauron pour ses crimes), lui ordonne de se rendre en Valinor pour y recevoir la sentence des Valar. Mais, craignant leur colère, Sauron préfère fuir et retombe peu de temps après sous l’emprise du mal.

Il s’installe au Mordor, pays cerné de montagnes qu’il transforme en terre d’effroi et de ténèbres, et entame la construction de Barad-dûr, sa sombre forteresse. Prenant une belle apparence, il séduit les Elfes d’Eregion sous le nom d’Annatar (en quenya, « le seigneur des dons »). Sous sa direction, ils forgent les Anneaux de Pouvoir, par lesquels il espère dominer les Elfes, les Hommes et les Nains. Cependant, il ne prend pas part à la forge des trois anneaux des Elfes, Narya, Nenya et Vilya, ce qui le pousse à les désirer plus que tous les autres anneaux, sans compter qu’ils étaient aussi les plus puissants de tous, hormis l’Anneau unique, que Sauron forgea pour s’assurer la domination des autres Anneaux de Pouvoir. Vers la même période (vers 1600 S. Â., « l’année terrible ») s’achève la construction de Barad-dûr. Celebrimbor découvre la trahison de Sauron lorsque celui-ci passe l’Anneau unique à son doigt, car son pouvoir transparaît à travers les autres anneaux et les sages elfes portant les trois anneaux elfiques prennent peur et les dissimulent. Sauron, désirant les récupérer, déclenche une guerre, qui aboutit à la destruction de l’Eregion, et à la récupération de la plupart des Anneaux les plus puissants par Sauron, qui en redonne sept aux Nains et neuf aux Hommes, dont les porteurs deviendront les Nazgûl, ses serviteurs les plus fidèles et les plus craints. Toutefois, il ne peut découvrir la cachette des Trois. Peu après la chute de l’Eregion, Sauron est mis en déroute par les troupes de Gil-galad, le Haut-Roi des Noldor, amplement aidé par une armada venue de Númenor.

Sauron se révèle alors, rassemblant à lui les Orques et les autres créatures de Melkor. Après avoir pris le titre de Roi des Hommes, Sauron subit la colère des Númenoréens : Ar-Pharazôn, Roi de Númenor, se trouve offensé par les prétentions de Sauron, et débarque en Terre du Milieu à la tête d’une immense armée pour le soumettre. Fui par les siens, Sauron se présente seul et désarmé devant le Roi et se soumet par ruse. Amené à Númenor, Sauron s’insinue dans les bonnes grâces du roi, et joue sur son orgueil et son désir d’immortalité, pour le persuader de lancer un assaut contre le Valinor, la terre des Puissances. Sauron pense ainsi se débarrasser de la puissance sans égale en Terre du Milieu de Númenor, car il sait bien qu’une attaque contre les Valar est pure folie ; de plus, il espère qu’un tel acte d’ingratitude contre eux détournera les Valar du devenir de la Terre du Milieu, et qu’il pourra de la sorte y asseoir tranquillement sa domination sans interférence extérieure.

Lorsque l’armada d’Ar-Pharazôn débarque sur les plages du Valinor, Ilúvatar, père des dieux, intervient à la demande de Manwë et provoque un cataclysme qui engloutit l’île de Númenor au fond de l’océan et détache à tout jamais le Valinor de la Terre. Le corps matériel de Sauron est détruit dans la submersion, et son esprit retourne après un certain laps de temps en Mordor, désormais incapable de prendre une belle apparence capable de séduire les Hommes et les Elfes.

Après avoir réuni ses forces, Sauron attaque le royaume du Gondor, fondé par les Exilés Númenóréens, mais il est finalement défait à la bataille de Dagorlad par les armées de la Dernière Alliance des Elfes et des Hommes. S’ensuit le siège de Barad-dûr, qui dure sept ans et qui se termine lors d’une sortie en masse des forces ténébreuses, menées par Sauron lui-même. Ensemble, Gil-galad et Elendil parviennent à l’abattre en combat singulier mais meurent dans l’action, et c’est Isildur, le fils d’Elendil, qui l’anéantit en coupant son doigt qui porte l’Anneau unique.

Au Troisième Âge[modifier | modifier le code]

L’Œil de Sauron, emblème des Orques du Mordor.

Sauron avait instillé dans l’Anneau unique une grande partie de ses pouvoirs de Maia et les perd lorsque Isildur s’en empare. Très affaibli par la perte de l’Anneau et incapable de retrouver une apparence physique, il se réfugie dans l’Est de la Terre du Milieu. Il réapparaît incognito vers 1000 T. Â. à Dol Guldur, au sud de la Forêt Noire. Alors connu sous le nom de « Nécromancien », ce n’est que plus d’un millénaire plus tard que Gandalf découvre qu’il ne s’agit pas, comme on le croyait, d’un simple Nazgûl.

Entre-temps, Sauron s’emploie à harceler les royaumes libres des Hommes et envoie dans le nord le chef des Nazgûl, le Roi-Sorcier d’Angmar, anéantir les royaumes des Dúnedain du Nord, tâche qu’il mène à bien en détruisant l’Arthedain en 1974 T. Â. Sauron envoie ensuite ses Nazgûl au sud pour s’emparer de Minas Ithil, ce qui lui permet d’entrer en possession d’un palantír. Lorsque le Conseil Blanc attaque Dol Guldur, sur l’avis de Gandalf et avec l’accord de Saroumane, Sauron quitte son refuge dans une retraite préparée depuis longtemps et se fortifie en Mordor. Il en profite pour rebâtir sa forteresse de Barad-Dûr (en 2953). Démasqué, Sauron se révèle ouvertement au monde…

Toutes les actions de Sauron durant la fin du Troisième Âge tendent vers un seul but : récupérer l’Anneau unique, qui lui permettrait de recouvrer l’intégralité de ses pouvoirs. Peu de temps après la découverte de l’Unique par Bilbon Sacquet, Sauron en est informé de la bouche de Gollum, capturé et torturé en Mordor. Il lance alors ses Nazgûl à la recherche du nouveau porteur de l’Anneau, Frodon Sacquet tandis que celui-ci entame son long périple avec la Communauté de l’Anneau pour détruire l’objet maléfique.

Sauron, après avoir reconstitué ses armées, précipite la guerre contre les Peuples Libres de la Terre du Milieu, en attaquant avec ses troupes le Gondor et en ordonnant à Saroumane, devenu son allié, d’envahir simultanément le Rohan. Il est près de réussir, mais est finalement mis en échec par Gandalf et Aragorn, qui se proclame ouvertement comme l’Héritier d’Isildur et le Chef des Dúnedain, prétendant au trône d’Arnor et de Gondor. Sauron, désireux d’écraser ces ennemis au plus tôt, envoie une immense armée forte de 20 000 orques[4] et épaulée de ses alliés Haradrim pour assiéger et prendre Minas Tirith. Il y essuie une défaite cinglante lors de la bataille des Champs du Pelennor. Cependant, il dispose en Mordor de forces en réserves, supérieures en nombre à celles des peuples libres. Sa victoire finale semble n’être qu’une question de temps, d’autant plus rapide s’il parvient à entrer en possession de l’Anneau Unique.

Aragorn décide alors de créer une diversion pour permettre à Frodon d'atteindre plus facilement Orodruin pour détruire l’Anneau. Sauron, qui voit la maigre armée que les Peuples de l’Ouest ont réuni contre lui (environ sept mille hommes), en conclut qu’Aragorn possède l’Anneau et se croit invincible au point de venir le défier à l’entrée de son royaume. Le Seigneur Ténébreux mobilise alors toutes ses forces dans le seul but d’anéantir ses ennemis. L’affrontement a lieu au nord du Mordor, à la Porte Noire. Frodon Sacquet réussit à traverser un Mordor quasiment désert et, avec l’aide involontaire de Gollum, accomplit sa quête : il détruit l’Unique dans la fournaise de la Montagne du Destin, au moment même où l’armée des Capitaines de l’Ouest est sur le point d’être submergée. La destruction de l’Anneau a des conséquences immédiates sur Sauron, qui était lié à lui intrinsèquement.

Les Nazgûl sont détruits et les armées du Mordor dispersées. Sauron « survit », mais perd tous ses pouvoirs et ne peut parcourir le Monde que sous la forme d’un esprit invisible, incapable de faire quoi que ce soit, sinon de ruminer sa défaite en attendant la fin du monde, où son maître Morgoth reviendra.

Concept et création[modifier | modifier le code]

Le personnage de Sauron a subi de nombreux changements depuis les premières versions du légendaire. L'un des premiers personnages précurseurs de Sauron est un chat géant et monstrueux, le Prince des Chats. Appelé Tevildo, Tifil et Tiberth parmi d'autres noms, ce personnage joue le rôle plus tard tenu par Sauron dans la plus ancienne version de l'histoire de Beren et Tinúviel, publiée dans Le Livre des contes perdus. Le Prince des Chats est plus tard remplacé par Thû, le Nécromancien. Le nom est ensuite changé en Gorthû, Sûr, et finalement Sauron. Gorthû, sous la forme Gorthaur est un nom présent dans le Silmarillion; dans le Lai de Leithian, les deux noms Thû et Sauron sont appliqués au personnage.

L'histoire de Beren et Lúthien présente aussi le chien Huan et sous-entend un combat entre chiens et chats dans sa première version. Les chats furent ensuite transformés en loups ou en loups-garous, le personnage de Sauron devenant le Seigneur des Loups-garous.

Avant la publication du Silmarillion (1977), l'origine de Sauron et sa véritable identité étaient peu clairs pour ceux qui n'avaient pas accès aux notes de Tolkien. Dans les premières éditions de The Complete Guide to Middle-earth de Robert Foster, Sauron est décrit comme « probablement un Elfe Eldar ». Cependant, certaines hypothèses étaient plus justes : dès 1967, W. H. Auden conjectura que Sauron devait être un Vala[5]. Tolkien avait écrit en 1954 à Robert Murray que « [Sauron] était bien sûr un être "divin" [...] un membre moindre du peuple des Valar »[6], mais Auden n'avait pas connaissance de cette lettre.

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Dans les versions filmées du Seigneur des anneaux, Sauron a été représenté tantôt comme une créature à forme humaine (comme par exemple dans le film d’animation de Ralph Bakshi de 1978 Le Seigneur des anneaux) et tantôt comme un œil dissocié de tout corps (comme dans The Return of the King de 1980)[7], ou sous ces deux formes.

C’est cette dernière option qui est reprise dans la trilogie Le Seigneur des anneaux réalisée par Peter Jackson, sortie entre 2001 et 2003. Sauron y est représenté sous forme humaine lorsque l’Anneau est forgé et ainsi jusqu’à ce qu’il perde ce dernier, puis il est représenté sous la forme limitée d’un œil dissocié de tout corps dans le reste de l’histoire.

Cependant, le film de 1978 et celui de 2001 contiennent tous les deux un prologue montrant le forgeage des Anneaux de pouvoir, il n’est pas fait mention de la guerre des Elfes et de Sauron et les films reprennent de manière brusque à la Dernière Alliance des Elfes et des Hommes. Dans les deux adaptations, Sauron n’a pas la forme d’Annatar qu’il avait revêtue lorsqu’il avait forgé l’Anneau unique mais plutôt celle reflétant son identité de Seigneur des Ténèbres puis il est battu par Isildur seul.

Dans la trilogie de Jackson, Sauron est représenté à l’origine sous la forme d’un chevalier noir cuirassé portant une énorme masse noire (c’est une réminiscence des descriptions de Tolkien tout comme celle des illustrations de Morgoth faites par John Howe) ; il est représenté sous cette forme par Sala Baker. Sauron perd ce corps après qu’Isildur lui coupe les doigts avec un morceau de Narsil. Dans cette version, le Seigneur des Ténèbres semble être plus ou moins indemne jusqu’à ce qu’il perde son anneau puisqu’à ce moment, son corps se désintègre en explosant. Après sa défaite, il est représenté sous la forme d’un œil, faisant office de corps.

Plus tard dans le premier film, Saroumane fait remarquer à Gandalf que Sauron ne peut pas encore prendre de forme physique, sous-entendant que l’Œil enflammé de Sauron est son esprit dénué de corps. Cet œil domine Barad-dûr. Dans le livre, Sauron est à l’intérieur de la tour, épiant à travers « la fenêtre de l’Œil dans sa forteresse habillée d’ombre »[8]. La forme humaine de Sauron apparaît une dernière fois lorsque Aragorn regarde dans le palantír dans la version longue du Retour du roi.

Dans les interviews, Jackson fait sans cesse référence à Sauron comme étant « juste un globe oculaire géant et flottant ». Dans le livre, même si certains interprètent le texte comme disant que l’Œil existe physiquement, il n’est toutefois pas clairement indiqué s’il est oui ou non dissocié de tout corps.

Dans les films de Jackson, Sauron revêt une armure cuirassée alors que Tolkien ne fait jamais explicitement mention de l’utilisation d’armure cuirassée dans la Terre du Milieu, même s’il y a des références à des cottes de mailles. L’auteur ne spécifie nulle part la sorte d’armure ou de vêtement qu’a pu porter Sauron durant ses incarnations physiques.

Selon Saroumane dans le premier film, l’Œil de Sauron voit tout, les raisons sont un peu plus expliquées dans le troisième film. L’Œil de Sauron est présent comme épiant le Mordor comme un rayon et ne peut observer qu’un lieu à la fois. L’effet en Mordor est vu comme un rayon rouge se déplaçant à travers le pays, toujours à la recherche de quelque chose. On constate par la suite en ce qui concerne les pouvoirs d’observation de Sauron qu’ils sont semblables à ceux décrits dans le livre. Comme Gollum le dit, Sauron peut tout voir en un point précis mais il ne peut pas tout voir à la fois. Frodon le voit à chaque fois qu’il enfile l’Anneau à son doigt.

Pippin fait une brève et terrifiante rencontre avec l’Œil après avoir regardé dans le palantír d’Orthanc. Dans le livre, Pippin indique qu’il perçoit Sauron mais il n’est pas clairement dit ce qu’il voit : soit l’Œil, soit une autre manifestation du Seigneur des Ténèbres.

Curieusement, avant la bataille de la Porte Noire, Aragorn prononce une ligne du livre « Let the Lord of the Black Land come forth! » bien que les références précédentes montrent que Sauron n’a pas de forme physique. Barad-dûr s’effondre avec la destruction de l’anneau puis l’Œil semble devenir plus jaune et les nuages noirs du Mordor tourbillonnent jusqu’à disparaître dans une explosion gigantesque détruisant tout ce qui était sous le contrôle de Sauron notamment la Porte Noire, et engloutissant les Nazgûl et les Orques.

Dans les premières version du script de Jackson, Sauron aurait dû en effet venir relever le défi d’Aragorn et se battre avec lui comme le montre ce qui a été publié dans la version longue en DVD du troisième film. Les scènes de combat ont été tournées mais, plus tard, cette idée a été abandonnée et remplacée par une scène présente dans la version longue, où Aragorn tue la Bouche de Sauron avant de combattre un troll du Mordor. En effet, le film de la bataille avec le troll est le même que celui du combat d’Isildur contre Sauron avec le troll incrusté sur Sauron, comme on peut le voir dans les bonus du DVD.

Sauron apparaît dans les produits dérivés des films de Jackson comme les jeux vidéo La Bataille pour la Terre du milieu II, Le Seigneur des Anneaux : Tactics, Le Seigneur des Anneaux : Le Tiers-Âge et Le Seigneur des Anneaux : l’Âge des conquêtes. C’est un des personnages avec lesquels on peut jouer dans le jeu de plateau Le Seigneur des anneaux publié par Games Workshop.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Sauron » (voir la liste des auteurs).

  1. Lettres, no 297, p. 380.
  2. Parma Eldalamberon no 17.
  3. Morgoth’s Ring, p. 420–421.
  4. Fonstad, p. 151.
  5. W. H. Auden, « Good and Evil in The Lord of the Rings », Tolkien Journal, III:I (1967), pp. 5-8
  6. Lettres, no 156, p. 205
  7. (en)The Eye of Sauron - J.R.R. Tolkien’s The Return of the King.
  8. Le Seigneur des anneaux, Le Retour du roi, « La montagne du Destin ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]