Sauromatès Ier du Bosphore

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Sauromatès Ier
Titre
Roi du Bosphore
93123
Prédécesseur Rhescuporis Ier
Successeur Cotys II
Biographie
Date de décès 123
Père Rhescuporis Ier
Enfant(s) Cotys II

Tiberius Julius Sauromatès Ier Philocaesar Philoromaios Eusebes (grec ancien : Τιβέριος Ἰούλιος Σαυροματης Α' Φιλόκαισαρ Φιλορώμαίος Eυσεbής) est un roi du Bosphore ayant régné de 93 à 123 ap. J.-C.

Origine[modifier | modifier le code]

Tibérius Julius Sauromatès, qui porte un nom iranien, est le fils du roi Tibérius Julius Rhescuporis Ier, auquel il dédie dès 93 ap. J.-C. une stèle dans laquelle il ne se proclame pas roi. Sauromatès se qualifie en outre d'« issu d'Aspourgos, descendant de Poséidon et Héraklès ».

Règne[modifier | modifier le code]

Son règne, qui correspond à celui des empereurs Domitien (81-96), Nerva (96-98), Trajan (97-117) et Hadrien (117-138), est principalement connu par le biais d'inscriptions et de son monnayage, où est représenté à l'avers le buste de Sauromatès Ier avec un diadème et drapé à droite, les cheveux longs tombant sur la nuque, et au revers la déesse Niké volant à gauche, tenant une couronne de la main droite et une palme de la gauche[1].

Le règne de Sauromatès Ier se caractérise par l'influence fluctuante de l'Empire romain sur le royaume du Bosphore, qui peut s'observer dans l'évolution de son monnayage et qui se caractérise par l'apparition du portait de l'empereur, en l'occurrence Trajan entre 98 et 102.

Au cours de la période suivante, de 102 à 108, l'effigie impériale n'est plus représentée mais le roi se proclame Philocaesar Philoromaios (i.e. « ami de César et des Romains »). Cet effacement relatif est vraisemblablement lié à l'engagement de Trajan dans les guerres en Dacie. Rome fait ensuite rentrer le royaume du Bosphore dans l'orbite de sa politique et le roi est contraint de conclure un traité d'alliance.

Après 110-111, Sauromatès Ier n'hésite pas à prendre les titres de grand roi, roi des rois et même de grand-roi des rois, qui disparaissent à leur tour sans doute après 112 à la veille de l'intervention de Trajan en Orient.

Dans sa Correspondance, Pline le Jeune évoque plusieurs fois les échanges épistolaires vers 103 entre Sauromatès ou son envoyé et Trajan[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

À sa mort, son fils Tiberius Julius Cotys II lui succède.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir par exemple la pièce n° 11 de (en) « The Bulletin of the Odessa Museum of Numismatics, issue 1 », sur Odessa Numismatics Museum,‎ 1er décembre 1999 (consulté le 8 février 2012).
  2. Gonzales Antonio, « Has epistulas Hermes tulit… : Lettres et porteurs de lettres dans la Correspondance de Pline le Jeune », dans Dialogues d'histoire ancienne, vol. 24, n° 2, 1998, p. 73-87.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sergeï Saprykin, « Le roi Sauramace Ier du Bosphore Cimmérien », p. 47-52, dans Michel Kazanski & Vanessa Soupault (coll.), Les sites archéologiques en Crimée et au Caucase durant l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.