Saul Steinberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Steinberg.

Saul Steinberg

Naissance 15 juin 1914
Râmnicu Sărat (Roumanie)
Décès 12 mai 1999 (à 84 ans)
New York
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Activités dessinateur de presse et illustrateur
Formation architecte de formation

Saul Steinberg, né à Râmnicu Sărat en Roumanie le 15 juin 1914 dans une famille juive et mort à New York le 12 mai 1999, est un artiste américain, dessinateur de presse et illustrateur.

Il est particulièrement célèbre pour son travail pour le magazine le New Yorker. Il fut un dessinateur au style simple mais affûté et efficace. Il s'essaya à toutes les techniques graphiques à la sculpture et au collage.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roumanie, Italie puis États-Unis[modifier | modifier le code]

Saul Steinberg est né en Roumanie en 1914, et a commencé des études de lettres à Bucarest avant d'émigrer en Italie en 1933, à cause de la poussée d'antisémitisme de son pays[1].

Il s'inscrit à l'École polytechnique de Milan, où il obtient en 1940 son diplôme d'architecture. Durant ces années à Milan, il publie des dessins satiriques dans la revue Bertoldo (it). Son esprit très incisif y est déjà présent et remarqué puisque son travail paraît dans les revues Life et Harper's Bazaar.

Les lois antisémites italiennes le poussent à émigrer vers les États-Unis. Il passe par Lisbonne, puis est refoulé à Ellis Island, et doit attendre en République dominicaine de pouvoir entrer sur le territoire américain[2].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Il commence dès 1941[réf. souhaitée] à publier dans le New Yorker. Cette association perdurera pendant près de soixante ans et Steinberg produira 90 couvertures du magazine, 635 schémas et publiera près de 1200 de ses œuvres.

Sa première exposition personnelle se tient à la galerie Wakefield en 1943 à New York. Trois ans plus tard, il figure parmi les Quatorze Américains à être exposés au musée d'art moderne de New York en compagnie d'Arshile Gorky, Isamu Noguchi, ou Robert Motherwell.

Il se marie avec Hedda Sterne en 1944, mais aura une vie sentimentale mouvementé[2].

Il devient un véritable ambassadeur de l'art américain dans le monde et s'engage dans une longue série d'expositions en galerie, dans les plus grands musées, expositions américaines ou internationales. En France, son travail est de nombreuses fois exposé à la galerie Maeght, à Paris.

Saul Steinberg est mort dans son appartement de la soixante-quinzième rue de New York, en 1999[3].

Style et thèmes[modifier | modifier le code]

Steinberg utilise un large éventail de moyens, se servant de plusieurs médias en même temps sur une simple image (crayon, crayon de couleur, fusain, huile, gouache, aquarelle, collage, etc.)[1]. Inventeur d'une calligraphie personnelle, où l'écrit prend valeur de dessin, son art se teinte d'ironie et d'affection mais toujours d'une virtuosité maîtrisée. Il fabrique notamment des documents, passeports, diplômes et autres certificats.

L'un de ses travaux les plus célèbres est la couverture View of the World from the 9th Avenue (en) du 29 mars 1976 du New Yorker, où il trace une carte de Manhattan New York qui fait référence à une géographie mentale[1],[4]. Ce dessin a été repris et détourné de nombreuses fois (contrairement à la volonté de Steinberg)[2].

Steinberg a exploré les systèmes sociaux et politiques, les faiblesses humaines, la géographie, l'architecture, la langue, et l'art lui-même. Une partie importante de son travail est relié aux documents officiels, passeports, diplômes, signatures etc. détournés[2].

L'idée du déguisement étant un point central de son œuvre[réf. souhaitée], Steinberg utilise donc le masque puisque, pour lui, chacun porte un masque, réel ou métaphorique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sophie-Anne Delhomme, « Saul Steinberg, la langue de l'imagination », Le Courrier international,‎ 1er juillet 2008 (lire en ligne)
  2. a, b, c et d Deborah Solomon, « Drawing the Line, and Crossing It : Saul Steinberg: A Biography, by Deirdre Bair », The New York Times,‎ 21 novembre 2012
  3. Ian Frazier, « Saul Steinberg at One Hundred », The New Yorker,‎ 8 octobre 2014 (lire en ligne)
  4. Adam Gopnik, « Saul and the city », The Guardian,‎ 27 novembre 2008 : The most famous instance of this is his cover for The New Yorker from the 1970s, which captured, in a single frame, the inner mental map of the average New Yorker (which Saul, as it happened, shared).
  5. Biographie, avec des inédits ou réimpressions d'essais de Steinberg.

Liens externes[modifier | modifier le code]