Saucisses de Pleșcoi

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Saucisses de Pleșcoi avec de la moutarde et du pain

Les saucisses de Pleșcoi ou en roumain Cârnați de Pleșcoi sont une charcuterie roumaine. Ce sont des saucisses à base de viande de chèvre, de mouton, épicées au piment de la sarriette et à l'ail, la viande préparée est introduite dans des intestins de mouton, puis les saucisses sont séchées et fumées dans le fumoir ou suspendues au vent. Elles sont produites traditionnellement dans le village de Pleșcoi, dans le județ de Buzău en Roumanie. Les saucisses de Plescoi sont la seule charcuterie traditionnelle roumaine à avoir reçu une AOP (Appellation d'origine protégée) par l'Union européenne.

Si le mouton est trop gras, il peut être équilibré avec du bœuf, mais le mouton doit rester dominant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Légendes locales[modifier | modifier le code]

Saucisses de Pleșcoi grillées

Autrefois, des brigands vivaient dan les montagnes de Buzau. Un jour, ils attrapèrent un mouflon, et pour avoir des provisions, ils allèrent en ville pour le transformer en pastrama et en saucisses. Les habitants de Buzău apprirent la méthode de confection des saucisses, et ils ont remarqué que le mouton qui sert à la confection des saucisses était meilleur, dû au sous-sol de la région de Buzău riche en dépôts de sel, qui confère à la viande un goût spécial et un arôme particulier[1].

Il est prétendu aussi que Napoléon, en retraite après la désastreuse campagne de Russie se serait arrêté une nuit à Buzău, dans une maison où il a mangé des saucisses de Pleșcoi. Les ayant beaucoup apprécié, l'Empereur en a emporté pour la route de retour, plusieurs kilogrammes de ces saucisses. Seulement, il se trouve que Napoléon est connu davantage pour son manque de goût dans la cuisine. Ensuite, aucune source assez crédible, ne mentionne le passage de Napoléon par la Roumanie au retour de Russie, et encore moins à Buzău.

Origine serbe[modifier | modifier le code]

Une deuxième histoire, semblant un peu plus crédible, raconte que la recette des saucisse de Pleșcoi est due à un marchand de légumes serbe qui s'est installé à Pleșcoi au XIXe siècle avec une recette de saucisse serbe : les babic. Mais dans une région où prédominait le mouton, contrairement à la Serbie, le marchand fut incité à adapter sa recette à cette contrainte locale et masqua les arômes nouveaux par des épices fortes, puis en faisant sécher et fumer les saucisses.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

En 2004, les saucisses de Pleșcoi[2] ont reçu une AOC (appellation d'origine contrôlée) par l'Union européenne[3]. De nos jours, Traian Papuc est le seul producteur sous licence du village de Pleșcoi à Buzau.

Festival des saucisses de Pleșcoi[modifier | modifier le code]

Chaque année est organisé au mois d’octobre à la Casa Matei, situé dans le village de Berca, dans le județ de Buzău, le festival des saucisses de Pleșcoi (Festivalul carnatilor de Pleșcoi).

En 2010, une saucisse de Pleșcoi longue de 105 mètres a été produite à l'occasion de ce festival[1].

Les saucisses de Pleșcoi insolites[modifier | modifier le code]

En 2007, le Musée du Paysan Roumain (Muzeul Taranului Roman) de Bucarest a accueilli l'exposition de Adrian et Nicu Ilfoveanu intitulée Evele din Pleșcoi[4] (Eve de Pleșcoi). À cette occasion, Adrian Ilfoveanu a réalisé une sculpture représentant une femme haute de deux mètres sans tête et d’une jambe avec 70 kilos de saucisses de Pleșcoi[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (ro) « Festivalul carnatilor de Plescoi », sur World Press (consulté le 30 aout 2011)
  2. (ro) Andreea Demirgian, Andrei Popov, « Carnatii de Plescoi nu intra inca in Europa », sur Libertatea,‎ 29 janvier 2007 (consulté le 28 aout 2011)
  3. (fr) Andreea Demirgian, Andrei Popov, « La révolution de Plescoï », sur Radio Romania International,‎ 07 février 2008 (consulté le 28 aout 2011)
  4. (ro) « Eva din carnati de Plescoi, la Muzeul Taranului Roman », sur Hot news,‎ 21 novembre 2007 (consulté le 28 aout 2011)
  5. (fr) Andreea Demirgian, Andrei Popov, « La révolution de Plescoï », sur Radio Romania International,‎ 07 février 2008 (consulté le 28 aout 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]