Satoshi Miyazaki

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Satoshi Miyazaki, né le 17 juin 1938 dans un petit village de la préfecture de Saga (îles Kyūshū, Japon), décédé le 31 mai 1993[1].

Enfance[modifier | modifier le code]

C'est dans un petit village de la préfecture de Saga, située au nord-ouest de l'île de Kyūshū au sud du Japon, que naquit Satoshi Miyazaki le 17 juin 1938.

Adolescent, il s'intéressa aux arts martiaux et plus précisément au judo. Mais très vite, il s'orienta vers le karaté qui le fascinait. Il fit ses débuts dans une école de Gōjū-ryū, un karaté traditionnel aux fortes influences sino-okina­waïennes. À la fin de ses études secondaires, il passa sa ceinture noire devant maître Maha­tokai.

Université[modifier | modifier le code]

Il fut remarqué par la "Japan Karate Association" qui, grâce à un soutien finan­cier, lui permit en 1958 de rejoindre l'université de Takushoku à Tokyo. Là, Miya­zaki fit partie de l'équipe de karaté et fut entraîné par maitre Masatoshi Nakayama en personne, fondateur de la JKA. Et malgré les entraînements intensifs matin, midi et soir, Satoshi obtint une licence en sciences économiques.

A l'université, Satoshi Miyazaki apprit le Shotokan, karaté moderne fondé par maître Gichin Funakoshi. Il remit sa ceinture blanche et recommença son apprentis­sage à zéro. À ses côtés, il avait des équipiers comme Asano, Kisaka, Ochi et Taba­ta. Ensemble, ils furent premiers au championnat du Japon par équipes. À titre personnel, Satoshi se classait invariablement parmi l'élite.

Après l'université, au début des années soixante, Miyazaki rejoignit la JKA pour devenir instructeur. A nouveau, il repris sa ceinture blanche.

Belgique[modifier | modifier le code]

C'est à la fin de 1967 que maître Miyazaki fut envoyé par la JKA en Europe aux cô­tés des maîtres Enoeda, Shirai, Kase et Kanazawa pour promouvoir le shotokan. Il devint le chef instructeur pour la Belgique.

Si les autres grand-maîtres tenaient le devant de la scène, maître Miyazaki, d'une allure frêle et effacée, restait discret. Il était toutefois un adversaire redou­table, même contre des concurrents plus grands, plus lourds ou plus puissants que lui grâce à un sens incroyable de l'anticipation.

Ceux qui l'ont connu disaient de maître Miyazaki qu'il était l'illustration même des cinq caracté­ristiques essentielles du karatéka, à savoir la modestie, l'honnêteté, la courtoisie, le courage et contrôle de soi. Il était de plus doté d'une très grande générosité, n'hésitant pas à financer l'équipe nationale sur ses propres deniers.

Son enseignement était dur et intense. Il était un grand adepte des "kihon" et fai­sait répéter inlassablement les différents mouvements à ses élèves. Il attachait beaucoup d'importance aux détails du geste et à la précision de la technique. Pour lui, l'éducation et le karaté ne faisait qu'un. Ses "kata" préférés étaient "Kanku-Sho" et "Empi".


  1. (fr) [1], Blog Esprit Bubishi

Liens externes[modifier | modifier le code]