Satanik (roman-photo)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Satanik et Killing.
Satanik : photohistoires pour adultes
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Langue Français
Périodicité Mensuel puis Bimensuel
Format 12 x 17 cm.
Genre revue roman-photo
Prix au numéro 2 F
Diffusion NMPP (Paris) ex.
Date de fondation 1965
Ville d’édition Milan

Propriétaire Ponzoni éditeur
Directeur de publication Pietro Granelli

Satanik est une série d'histoires criminelles en roman-photo d'origine italienne, et dont le titre original est Killing (on peut voir un "K" sur la boucle de ceinture du héros). La série fut publiée en revues à partir de 1965 par les éditions Ponzoni (le rédacteur en chef était : Pietro Granelli), pour faire concurrence à la bande dessinée Kriminal).

La série met en scène Satanik, un dangereux criminel au costume de squelette. Plus sadique que ses prédécesseurs, il s'amuse à doubler d'autres criminels, à tuer et torturer ses victimes, aussi bien homme que femme car il est sans pitié. Les femmes qui sont ses victimes sont généralement courtes vêtues mais elles n'affichent jamais entièrement leur nudité. L'identité de Satanik reste inconnue.

Publiée en France en même temps que l'édition italienne, la série fut interrompue en France en 1967 par la censure au bout de dix-neuf numéros, du fait de sa grande violence pour l'époque et de son contenu jugé érotique. Toute une génération de jeunes lecteurs a été fortement marquée par cette série. Ils achetaient les revues dans la clandestinité et éprouvaient secrètement du plaisir à cette lecture plaisante interdite.

La série connut le succès dans plusieurs pays, et une adaptation cinématographique non autorisée fut réalisée en Turquie.

Il ne faut pas confondre la série avec la bande dessinée italienne du même titre, plus connue en France sous le nom de Demoniak.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Satanik terrorise par ses gestes, obsède par son génie diabolique. Il prend tout ce qu'il veut et donne la mort en échange. Sous ses mille masques, personne ne sait qui il est. Personne ne connaît son visage. Il emploie rarement des armes automatiques pour éliminer ses victimes, préférant achever ses victimes de ses mains, pour sentir, toucher leur souffrance, les spasmes de leurs derniers moments de vie. Il est vêtu d'une combinaison noire mais endosse souvent les vêtements et le masque de ses victimes.
  • Dana : la femme de Satanik, son inséparable compagne, l'unique femme qui compte pour lui. Elle rêve d'une vie tranquille, mais n'hésite pas à se jeter dans la lutte aux côtés de Satanik. Ses atouts sont la beauté et la séduction. Elle représente le meilleur appui de Satanik et est la seule personne à qui il peut se fier aveuglément. Elle est probablement la seule personne au monde à connaître l'identité secrète de Satanik. Elle l'aide à réaliser ses plans.
  • Grant / Mercier : inspecteur de police, ennemi mortel de Satanik. Il défend le bien et sa rencontre avec Satanik provoque continuellement des dramatiques aventures où la lutte est mortelle, sans exclusion de coups.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  1. Le Génie du Crime (The Genius Of Crime)
  2. Sang et Drogue (Blood And Drugs)
  3. Poupées et Dollars (Dolls And Dollars)
  4. Le Regard qui tue (The Look That Kills)
  5. Justice mortelle (Deadly Justice)
  6. Sept femmes pour un rajah (Seven Brides For A Rajah) - octobre 1966, 192 p. Contient aussi : "Je ne suis pas un assassin", nouvelle policière de Lewis Flash p. 178-194.
  7. Nuit de terreur (Night Of Terror)
  8. Le Spectre de la mort (The Spectre Of Death) -
  9. Crève, batard ! (Die, Bastard !) - 1er janvier 1967, 193 p. Contient aussi : "Suicide", nouvelle policière de Louis Navire p. 178-180, 190-193 ; "La Torture et l'homme à travers les siècles - les premiers instruments de torture n° 2", article de Louis Navire p. 182-187.
  10. Échec à la pègre (The Underworld In Check) - 15 janvier 1967, 193 p. Contient aussi : "Au coup de gong", nouvelle policière de Louis Navire p. 174-182, 193-194 ; "La Torture et l'homme à travers les siècles - les premiers instruments de torture n° 3", article de Louis Navire p. 184-189.
  11. Un bourreau pour Satanik (An Executioner For Satanik)
  12. Le Racket du vice (The Vice Racket) - février 1967
  13. Pour une poignée de sales émeraudes (For A Fistful Of Dirty Emeralds)
  14. Le Masque de la mort (The Mask Of Death) - 15 mars 1967, 193 p. Contient aussi : "Un coup de fouet pour Ljuba", nouvelle de Lewis Flash p. 176-184, 194 ; "La Torture et l'homme à travers les siècles - rites et supplices chez les peuples païens n° 7", article de Louis Navire p. 186-191.
  15. Une Blonde de trop (One Blonde Too Many) - 1er avril 1967
  16. Assassinat d’un président (Assassination Of A President) - 15 avril 1967, 193 p. Contient aussi : "La Sorcière", nouvelle de César d'Hubert p. 178-184, 194 ; "La Torture et l'homme à travers les siècles - des sorcières aux pénitents n° 9", article de Louis Navire p. 186-191.
  17. Embrasse et tue (Kiss And Kill) - 15 mai 1967, 193 p. Contient aussi : "La Torture et l'homme à travers les siècles - la torture au Moyen Âge n° 10", article de Louis Navire p. 186-190.
  18. Poursuite mortelle (Deadly Pursuit) - 1er juin 1967, 193 p. Contient aussi : "Un soir, par hasard", nouvelle de Louis Navire p. 174-182, 190-191 ; "La Torture et l'homme à travers les siècles - la marque d'infamie n° 11", article de Louis Navire p. 184-189.
  19. Laissez-passer pour l'enfer (Free Pass For Hell) - 15 juin 1967

Lien externe[modifier | modifier le code]

Une page en anglais sur la série.