Sarpa salpa

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Saupe

La saupe (Sarpa salpa) est une espèce de poisson, appartenant à la famille des sparidés, commune en Méditerranée. C'est la seule espèce du genre Sarpa.

Description[modifier | modifier le code]

L'adulte mesure en moyenne 35 cm et peut atteindre 50 cm. Le corps est ovale et comprimé latéralement. Il a des reflets argentés et est strié de 10 à 12 lignes longitudinales jaune vif qui vont de la tête, assez courte, jusqu'à la nageoire caudale. La bouche petite a une denture très saillante. L'œil doré est assez gros et proche de la bouche, le dos est gris jaune à verdâtre avec des reflets or, les nageoires sont grisâtres.

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Les saupes vivent en bancs près du bord où elles affectionnent les herbiers (posidonies) et les fonds rocheux. Leur activité est essentiellement diurne et leur régime principalement végétarien : algues vertes et brunes de la zone superficielle, ainsi que les posidonies qu'elles peuvent brouter assidûment. Quelques petits invertébrés peuvent compléter le menu. Hermaphrodites, curieuse particularité des sparidés, les saupes changent de sexe avec l'âge et se reproduisent au printemps et à l'automne.

Consommation et toxicité[modifier | modifier le code]

Le régime végétarien de la saupe la rend presque impossible à pêcher à la canne, sa taille modeste et ses lieux de vie la rendant par ailleurs peu vulnérable à la pêche au filet ou au harpon. C'est pourquoi ce poisson est rare dans les assiettes et pratiquement pas commercialisé. La saupe n’est pratiquement plus consommée sauf en France, en Israël et en Tunisie[1]. Ces 3 pays sont les seuls où l’on décrit régulièrement des cas d’ichthyoalleinotoxisme méditerranéens.

En effet, la saupe peut provoquer chez celui qui la consomme des hallucinations[1]. Ces propriétés hallucinogènes sont utilisées dans l’Océan Pacifique par les mélanésiens et polynésiens lors de rites religieux. De telles utilisations étaient également décrites en Méditerranée durant l'empire romain[1].

Les saupes ne sont pas toxiques toute l’année mais uniquement durant certaines périodes ce qui fait suspecter le rôle de toxines d’algues ingérées par les poissons, et pullulant à certaines périodes[1]. Depuis son introduction en Méditérranée, la saupe a tendance à accumuler dans son organisme les toxines produites par la Caulerpa taxifolia[2].Il est donc recommandé de la vider dès qu'elle est pêchée et de retirer la peau noire qui enveloppe les entrailles[3][réf. à confirmer].

Ses qualités gustatives sont par ailleurs diversement appréciées. Malgré une chair agréable, son goût fort et particulier peut rebuter certaines personnes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Luc De Haro, « Intoxications par organismes aquatiques », Revue de médecine tropicale, no 68,‎ 2008, p. 367-374 (lire en ligne)
  2. (en) « Marine Menace, Alien invasive species in the marine environment », IUCN
  3. Lus de Haro, « La saupe, poisson toxique et hallucinogènes!!?? » (consulté le 14 novembre 2012)

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