Sollières-Sardières

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Sollières-Sardières
Vue panoramique sur le village de Sollières avec la dent Parrachée et une partie des glaciers de la Vanoise au premier plan, en automne.
Vue panoramique sur le village de Sollières avec la dent Parrachée et une partie des glaciers de la Vanoise au premier plan, en automne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton Modane
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Maurienne-Vanoise
Maire
Mandat
Jean-Louis Bougon
2014-2020
Code postal 73500
Code commune 73287
Démographie
Gentilé Solliérains
Population
municipale
189 hab. (2012)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 15′ 54″ N 6° 48′ 33″ E / 45.265, 6.8091666666745° 15′ 54″ Nord 6° 48′ 33″ Est / 45.265, 6.80916666667  
Altitude Min. 1 232 m – Max. 3 241 m
Superficie 33,31 km2
Localisation

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Liens
Site web sollieres-sardieres-mairie.com

Sollières-Sardières est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Rhône-Alpes.

Commune du parc national de la Vanoise en vallée de Haute-Maurienne à proximité de l'Italie, Sollières-Sardières est composée de quatre villages ou hameaux : au nord, les deux villages de Sollières, l'Endroit (1 300 m d'altitude, en rive droite de l’Arc) et l'Envers environ 1 280 m (rive gauche) ; au sud ouest, Sardières est situé sur un plateau (1 500 m d'altitude, rive droite, à 5 km au nord ouest)le Châtel, au sud, au bord de l'Arc sur la rive gauche. Ce hameau en grande partie déserté à partir de 1860, connait un nouvel essor. Partiellement restauré aujourd’hui, certaines maisons, réhabilitées, sont principalement des résidences secondaires.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisaion[modifier | modifier le code]

Le pic de la Grande Casse, enneigé, sous un ciel bleu.
La Grande Casse, point culminant de la Maurienne, dans le parc national de la Vanoise, dominant la RD 1006 menant à Sollières.
Le pid de la dent d'Ambin, enneigé, sous un ciel gris et chatgé de nuages.
La dent d'Ambin depuis le col de Bellecombe, sur les hauteurs sud de la commune.

La commune de Sollières-Sardières se situe en Haute-Maurienne, à 88 km de l'entrée de la vallée, au-delà du verrou glaciaire de la barrière de l'Esseillon, et des profondes gorges de l'Arc. Les habitants sont répartis en quatre hameaux, profitant de l'élargissement de la vallée formé par un cône de déjections d'orientation nord-sud, s'étirant de Bramans à Termignon. Cette formation offre une excellente exposition au soleil, un relief propice à la culture en terrasse, clapiers d’épierrage, et biefs (canaux d’irrigation).

Du fait de la longueur exceptionnelle de cette vallée intra alpine, et du relief qui isole la Haute-Maurienne, les habitants de cette région vivent dans une certaine autarcie qui se reflète toujours dans l'architecture des habitations dont les murs en pierres et toits de lauzes sont la caractéristique la plus visible.

Sardières est niché sur un petit plateau légèrement en aval et en hauteur avec le Châtel, lui faisant pratiquement face. Sollières-l'Envers, se situe sur l'« envers », le versant ubac, et Sollières-l'Endroit sur l'« endroit », le versant adret de la vallée ; séparés par l'Arc, ils sont reliés par un pont. De nombreux chemins piétonniers relient les villages de Sollières à leur voisine de Termignon, il existe une continuité urbaine entre ces trois villages du fait de leur proximité.

Ces villages sont implantés à 1 300 mètres d'altitude légèrement au-dessus du talweg, afin d'être protégé des crues dévastatrices de la rivière au printemps et en automne, ou lors de tempêtes de fœhn, facilitées par un fond de vallée à très faible déclinaison dans ce secteur. Situés au cœur de la Haute-Maurienne, ils sont dominés par la Dent Parrachée, culminant à 3 697 mètres côté Vanoise. Par beau temps, on profite d'une vue imprenable depuis le fond de la vallée sur le sommet et son glacier, malgré un dénivelé de 2 400 mètres. Ce différentiel important, combiné à de très fortes pentes montagneuses, a toujours représenté un danger d'avalanche important pour les hameaux.

Sollières-l'Endroit est par ailleurs établi sur un couloir d'avalanche qui a été dévié pour garantir la sécurité des habitants.

Depuis la route menant au village de Sollières, on peut également contempler les neiges éternelles de la Grande Casse, point culminant du département.

Le pic de la Dent Parrachée, enneigé, sous un ciel bleu.
Dent Parrachée et glaciers de la Vanoise, surplombent les villages.

Au nord-ouest, le dôme de l'Arpont, atteignant 3 601 m, et les glaciers de la Vanoise, font face à l'est au Grand roc Noir et au glacier du Vallonet, l'ensemble surplombant la commune. Sur l'autre versant, le massif du Mont-Cenis constitue la barrière sud de la commune, avec la pointe de Ronce, à l'est. Le Signal du petit Mont-Cenis atteignant 3 162 m, domine directement les hameaux faisant face à la Dent Parrachée. Depuis le traité de Paris de 1947, la circonscription a vu son territoire s'agrandir, intégrant des alpages redescendant sur la combe du lac du Mont-Cenis, passé du côté italien après le annexion de la Savoie du Traité de Turin de 1860.

Au sud-ouest, depuis le fond de la vallée, la vue se ferme par les imposants pics de la pointe de Bramanette, à 3 214 m, et l'aiguille de Scolette, atteignant 3 506 m, masquant ainsi la haute ligne de crête frontalière formée par le massif cristallin d'Ambin. Les sommets tels que le mont d'Ambin, la pointe Sommeiller ou bien encore le mont Giusalet et leurs glaciers s'offrent à la vue des randonneurs souhaitant gravir le Mont-Froid ou la pointe de Bellecombe, sommet méridional de la commune à l'abrupte falaise de quartzite.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Un plan de la commune présentant le nom des villages et des couleurs vertes matérialiser pour les parties forestières.
Plan de la commune.
Communes limitrophes de Sollières-Sardières
Termignon Termignon
Sollières-l'Endroit
Sollières-l'Envers
Lanslebourg-Mont-Cenis
Aussois Sollières-Sardières Lanslebourg-Mont-Cenis
Sardières
Aussois
le Châtel
Bramans
Bramans

La commune appartenait au canton de Lanslebourg-Mont-Cenis[1] et, depuis le redécoupage territorial de 2014, au canton de Modane[2].

La totalité du territoire est situé dans le parc national de la Vanoise et son aire optimale d'adhésion[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le pic de la Pointe de l'Échelle, sans neige, sous un ciel bleu.
Pointe de l'Échelle (3 422 m), constituée de roches métamorphiques représentatives de la base de la géologie de la commune.

La région est située dans les Alpes internes, en amont de la cicatrice de Chavière, délimitant les massifs houillers des massifs cristallins, à cheval sur trois socles cristallins (Vanoise / Ambin / Grand Paradis). L'imposant et profond socle de la Vanoise, dit cristallin, rencontre le socle du massif interne du Grand Paradis, dans la partie la plus orientale de la vallée. Le socle cristallin d'Ambin forme une continuité géologique et se superpose à la Vanoise en constituant les massifs de la barrière sud. À cela viennent s'ajouter les massifs de schistes lustrés, tels ceux de la pointe de Ronce, de la pointe de Charbonnel ou de l'aiguille de Scolette. La commune s'étire sur l'unité des massifs cristallins Grand-Saint-Bernard / Vanoise /Ambin, allant du Valais au val de Suse. Elle est partagée entre le massif de la Vanoise sur la rive droite de l'Arc, et le massif du Mont-Cenis sur la rive gauche.

Un bout de quartzite bleuté, du gisement de Sollières-l'Endroit, devant une règle graduée pour montrer la taille du caillou.
Métaquartzite bleuté, gisement de Sollières-l'Endroit.

On y trouve donc une grande variété de roches métamorphiques, allant du gneiss, granite et micaschiste, en passant par la serpentinite, le quartzite, les schistes bleus, verts et lustrés (calcschistes)[4].

Cette diversité offre à la fois une grande richesse de reliefs entourant la commune, mais aussi de végétation qui se développe grâce aux différents types de sols que ces roches offrent[5].

D'un versant à l'autre, on peut donc trouver des espèces végétales totalement différentes du fait de la nature plus ou moins acide des terrains. Les massifs environnants conservent une importante couverture sédimentaire, principalement faite de gypse, qui donne un aspect imposant aux différents massifs.

Ces importants gisements de gypses ont été exploités jusqu'au début du XXe siècle pour la fabrication de plâtre et produits de construction. L'enduit alors très prisé a largement servit pour la décoration des façades d'habitation. Les maisons traditionnelles reflètent cette richesse, les murs étant constitués de quartzite et de gneiss, les toitures recouvertes de lauzes (calcschiste et micaschiste), bardage de mélèze et enduit pour les façades. Cette profusion de roches, dans un secteur aussi limité, fait le bonheur des géologues et botanistes.

Une carrière exploitant des roches métamorphiques à grain fin et bleuté (porphyres schisteux), destinées à l'ornement est exploité sur le versant sud de la commune[6].

Risques[modifier | modifier le code]

La rivière l'Arc, vue vers l'amont, bordée d'arbre.
L'Arc, paisible, peut rapidement devenir incontrôlable.

La commune, entourée de sommets abrupts, est vulnérable aux éléments naturels. De grands travaux ont été effectués et sont régulièrement entretenus pour protéger les villages des avalanches et des crues provenant des hauteurs. Le souvenir de l'avalanche de 1817 qui détruisit une partie de Sollières-l'Endroit et son église reste vif. Le couloir d'avalanche formé par le lit du torrent de Bonne Nuit surplombant le hameau à été aménagé pour contenir les coulées de neiges renforcées par le fort dénivelé. De la même manière, le lit de l'Arc, et le torrent de l'Envers font l'objet d'attentions constantes pour maîtriser les crues printanières et automnales potentiellement dévastatrices[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Sollières-l'Envers est sous la menace constante de son torrent. En une catastrophe hydrologique est évitée de justesse grâce à l'intervention rapide des services de l'Équipement : une crue soudaine ayant créé un réservoir artificiel de rétention menaçait les villages en aval d'une inondation catastrophique[8]. Depuis lors, ce cours d'eau est l'objet d'une attention constante et de travaux d'aménagement afin de contenir une éventuelle nouvelle crue.

Climat[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du plateau du Mont Cenis sous la neige.
Le plateau du Mont-Cenis surplombant la commune participe au micro climat favorisant les Retours d'est et un important effet de foehn.

Les villages, et surtout les hameaux de l'Endroit et Sardières, situés sur l'adret, profitent d'une exposition privilégiée, avec un très fort ensoleillement, ce qui a donné la racine du nom de Sollières. Un effet de foehn constant grâce au vent de sud-est appelé « la Lombarde », souffle depuis la frontière italienne, permettant ainsi de jouir d'un micro climat sec. En hiver, les retours d'est favorisent un enneigement conséquent[9] et un climat très clément malgré son altitude.

Ce climat permet une production agricole, et notamment de fruits, à une altitude peu commune à cette latitude. Il n'est pas rare de voir cerisiers, pommiers et même abricotiers pousser dans les jardins. Ce phénomène météo a encouragé les habitants à développer tout un système d'irrigation, grâce à de nombreux biefs mettant à profit l'ensoleillement et pallieant les sécheresses estivales. On retrouve de très fortes similarités dans la gestion de l'agriculture et de l'irrigation dans le moyen et haut Valais.

L'axe nord-sud et l'ouverture du cône de déjection permet un long ensoleillement évitant ainsi les longues zones d'ombres provoquées par les hauts massifs environnants durant les mois d'hiver.

La commune est donc partagée entre un adret particulièrement sec et chaud et une zone humide et froide sur l'ubac, favorisant un biotope varié et fragile, principalement composés de prairies sèches et landes alpines boréales, faisant l'objet de plusieurs arrêtés de protection. On appelle communément cette région allant de Modane à Termignon, l'« îlot de sécheresse » de la Haute-Maurienne[10].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vue plongeante des gorges où coule l'Esseillon dont l'eau est bleu turquoise.
Les gorges de l'Esseillon, verrou de la Haute-Maurienne.

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Autoroute A 43 entre Lyon et l'Italie : sortir au Freney avant le tunnel du Fréjus ; emprunter ensuite la D 1006 (anciennement N 6) de Modane, et prendre direction Haute-Maurienne-Vanoise (Lanslebourg) sur 18 km jusqu'à Sollières ;
  • Nationale : direction Turin / Maurienne, Saint-Jean-de-Maurienne et Modane. Prendre alors direction Haute-Maurienne-Vanoise (Lanslebourg) sur 18 km.

Chemins et liaisons entre vallées[modifier | modifier le code]

La position géographique retranchée au cœur la Haute-Maurienne fait que les habitants se trouvent bien souvent plus proche des vallées voisines que du reste de la Maurienne.

Cet isolement est cependant renforcé par la présence, en aval, des gorges du diable qui ont longtemps été un passage difficile et dangereux. Aussi les habitants de la Haute-Maurienne ont tout naturellement développé des voies de communication permettant de contourner ce verrou aux falaises abruptes.

Ainsi, on peut rejoindre la Tarentaise par sentier pédestre, en franchissant le col de la Vanoise, situé à 2 522 m d'altitude, en empruntant le Sentier de grande randonnée GR5 qui traverse toute la commune et rejoint Pralognan-la-Vanoise ou, tout simplement, par la route via le col de l'Iseran, le plus haut col carrossable des Alpes, et rejoindre Val-d'Isère, puis le reste de la Tarentaise jusqu'à Albertville.

On peut également rejoindre le Val d'Aoste, via le col du Petit-Saint-Bernard et Martigny, dans le canton du Valais, via le tunnel ou le col du Grand-Saint-Bernard.

Grâce au col du Mont-Cenis (2 081 m), il est possible d'atteindre Briançon et le parc national des Écrins, dans le département des Hautes-Alpes, à l'ouest, ou la capitale du Piémont, Turin, à l'est.

Ainsi, cette localité blottie au cœur des Alpes peut facilement accéder aux pays voisins, suivant la praticabilité des cols, fermés l'hiver et une bonne partie du printemps et de l'automne.

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Avion[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

  • TGV quotidien entre Paris et Milan via Chambéry, descendre à Modane, puis taxi ou bus[11] jusqu'à Sollières ;
  • TER sur les lignes Chambéry-Modane et Lyon-Modane.

Ski Bus[modifier | modifier le code]

Le skibus de Haute-Maurienne est une ligne gratuite pour rejoindre les stations de Haute-Maurienne par la ligne Bramans - Bonneval-sur-Arc.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme de Sollières vient du latin Solarium (« lieu exposé au soleil, balcon, terrasse »), et désigne un endroit ensoleillé ou également une grange ou une cabane indépendante, voire un grenier ou un lieu où l'on expose le foin[12],[13],[14]. Les différentes mentions de la commune sont Villa que vocatur ad Solarium, en 1019, dans le Petit cartulaire de l'abbaye d'Ainay, de Solleriis, en 1184, puis de Castro Sollerriarum, en 1505, puis Sollerie, en 1532[12],[14].

Sardières est un toponyme issu, sous la forme apocope, de Exartières ou Essartières, selon le chanoine Gros, désignant un terrain défriché, essarté, c'est-à-dire où les souches ont été arrachées à la houe, et qui a été mis en culture, du latin médiéval exartus, exertus, sartum, « terre défrichée et récemment mise en culture »[15]. L'ancien village est mentionné en 1383, d'après Guichenon (p. 218), In loco Cerderiarum, puis Çardières, ou sa variante Cerdières, en 1570[15].

En francoprovençal, la commune se dit, selon la graphie de Conflans, Sôlère Sardére[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des archéologues ont trouvé sur le site des Balmes (grotte située à 1 300 m d'altitude), sur la commune de Sollières, une nécropole indiquant une occupation de -4 000 à la fin de l'âge du fer[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Durant l'époque médiévale, la commune fait partie de la mestralie de Termignon[18].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges de sémaphores subsistent sur les hauteurs de la Maurienne. Le télégraphe de Sollières-Sardières a pour sa part été entièrement restauré en 2012 dans le cadre du bicentenaire de l'invention de ce réseau de communication[19]. Le relais est construit au Mollard-Fleury, sur l’ancienne commune de Sardières, à 2 004 m d’altitude[20].

En 1812, avant de partir pour sa désastreuse campagne de Russie, Napoléon fait transférer dans le plus grand secret le souverain pontife Pie VII à Fontainebleau. Le Souverain pontife traverse la commune à plusieurs reprises lors de ces deux voyages en France.

En 1817, une puissante avalanche provenant du massif de la dent Parrachée détruit une grande partie de l'église du village[21] qui est reconstruite avec les éléments qui ont été épargnés par l'écoulement. On retrouve certaines pièces datant du XVIe siècle, dont le bénitier monolithique de granit placé à l'entrée, dont on peut deviner la date approximative de 1525 est gravée sur une face. Elle est un exemple de l'art baroque en Haute-Maurienne, notamment au travers de retables et d'un tabernacle exceptionnels.

Dessins ancien en noir et blanc représentant la voie ferrée couverte d'une toiture en bois sinuant dans la vallée.
Locomotive à crémaillère Fell, montant le col du Mont-Cenis, le long de la route des diligences.

Le , les troupes du général Joseph Vinoy traversent en bon ordre la commune en direction du col du Mont-Cenis. Ses troupes se distinguent lors de la bataille de Magenta puis celle de Solférino.

À partir des années 1860 et la construction du tunnel ferroviaire du Fréjus, la population se retrouve encore plus isolée, de nombreux habitants ayant développé une activité économique dépendante de la fréquentation du Mont-Cenis.

En 1863, ce sont près de 40 000 voyageurs (20 000 dans chaque sens) qui traversaient annuellement la commune en direction du col, 32 000 par les Compagnies et 8 000 par leurs propres moyens.

Dans le même temps, la création du chemin de fer du Mont-Cenis ne fait qu'accélérer la détresse économique des habitants de la commune, la ligne ne faisant arrêt qu'à Bramans et Termignon. Un important exode commence alors, vidant les villages de leurs forces vives. Chaque village avait ses destinations et activités professionnelles propres, ainsi les Bessanais se spécialisaient dans la conduite de taxi parisiens, les habitants de Lanslebourg privilégiaient l'immigration vers l'Argentine, leurs voisins de Lanslevillard, eux, partaient vers le Canada. Quant aux habitants de Sollières, ils se tournaient vers des activités de services sur Genève[22].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À partir de 1860 et l'annexion de États de Savoie par la France du Second Empire, Sollières est devenue une commune frontalière perdant la jouissance pleine et entière de ses alpages sur le plateau du Mont-Cenis. Sa position en applomb de l'Italie, et les tensions grandissantes entre les deux pays à favorisé de développement de nombreux systèmes de fortifications, faisant de cette localité un des points clefs de défense entre les Ligne Maginot et Mur alpin autour du Signal du Petit Mont-Cenis.

Gravure en noir et blanc de 1896 représentant la dent Parrachée vue depuis le mont Froid.
La dent Parrachée depuis le mont Froid, lieu de la bataille du même nom en 1945. Le traité de Paris (1947) voit le retour du plateau du Mont-Cenis en Haute-Maurienne.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la partie supérieure de la vallée est annexée selon les dispositions de l'armistice du 24 juin 1940, signé à la villa Incisa, située dans la région de Rome. La France et le royaume d'Italie sont représentés, respectivement, par Charles Huntziger et le maréchal Pietro Badoglio. Par cet accord, la Haute-Maurienne (canton de Lanslebourg-Mont-Cenis), dont Sollières-Sardières ainsi que les communes d'Aussois et Avrieux, sont annexées au royaume d'Italie et leur administration transférée à Turin ; on impose même aux habitants d'échanger leur carte d'identité française contre des passeports italiens[23]. Une ligne de démarcation, appelée « Ligne Verte », est instaurée et un laisser passer est requis pour rejoindre le reste de la vallée en aval.

À la suite de l'occupation allemande, conséquence de la capitulation italienne, le [24], les villages de la haute vallée de l'Arc subissent de nombreuses représailles et destructions de la part des occupants voulant punir les mouvements de résistance. La région est le théâtre de massacres, et les villages dont Lanslebourg et Bessans sont pillés et brûlés, toutefois aucun ne fut totalement épargné[25]. Un camp de concentration est même construit à Modane[24].

Le face sud du Signal du Petit Mont-Cenis, légèrement enneigé, avec un lac au premier plan.
Face sud du Signal du Petit Mont-Cenis, culminant à 3 162 mètres, réintégrée à la commune depuis 1947.

La commune est connue pour l'âpre bataille livrée sur le mont Froid, à 2 819 mètres d'altitude, dans le massif du Mont-Cenis, opposant les chasseurs alpins, aux forces allemandes, durant le mois d'[26]. Ces affrontements héroïques, livrés dans des conditions extrêmes, sont devenus l'un des symboles des combats pour la libération dans les Alpes[27].

Ainsi cette portion de la Maurienne est l'un des derniers territoires libérés de l'hexagone.

La superficie de la commune s'agrandi grâce au traité de Paris de 1947[28] et le nouveau tracé frontalier, englobant désormais le col et la combe du lac du Mont-Cenis, franchit ainsi la ligne du partage des eaux[29]. La démarcation de 1947 est faite pour deux raisons. Dans un premier registre, en vertu des réparations de guerres de l'Italie envers la France, le rattachement de cette combe protège ainsi la vallée d'une éventuelle nouvelle invasion militaire[30]. Dans un second registre, c'est la restitution des territoires séculiers aux communes savoyardes de Haute Maurienne, dont Sollières-Sardières. Le traité d'annexion de la Savoie de 1860, ayant fait passer ces alpages Mauriannais de l'autre côté de la frontière nouvellement créée, les alpages restaient toutefois propriété des hauts-mauriannais.

Cette situation est à l'origine de nombreuses difficultés, au quotidien, pour les habitants, surtout lors des tensions politiques entre les deux pays, car les douaniers bloquaient le passage aux paysans. Grâce à la rectification frontalière, la Maurienne retrouve finalement ses frontières historiques[31].

Il en est de même dans la région, au mont Thabor, pour 47 km2 et au mont Chaberton, sur lequel l'armée italienne avait établi un complexe militaire, pour 17,1 km2 et, enfin, 3,22 km2 au col du Petit-Saint-Bernard, rectifiant ainsi une modification de frontière illégale effectuée par les valdôtains suite à une épidémie de peste.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Sollières-Sardières appartient au canton de Modane, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 vingt communes de Haute-Maurienne[2]. Avant la réforme, la commune appartenait au canton de Lanslebourg-Mont-Cenis.

Elle est membre de la Communauté de communes de Haute Maurienne-Vanoise (CCHMV), regroupant 7 communes[M 1].

Sollières-Sardières relève de l'Arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne et de la Troisième circonscription de la Savoie, dont la députée est Béatrice Santais (Parti socialiste) depuis les élections de 2012[32].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 11, soit un maire, et de 10 conseillers municipaux[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008
2014
Apollon Mestrallet Sans Étiquette  
2014 en cours Jean-Louis Bougon Sans Étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Solliérains[34].

En 2012, la commune comptait 189 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
360 450 437 502 642 725 650 689 617
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
605 612 602 662 594 548 529 457 390
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
323 272 244 229 209 164 146 137 136
1982 1990 1999 2006 2011 2012 - - -
142 171 162 189 188 189 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2004[36].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le village de Sardières sous la neige, vu des hauteurs.
Le village de Sardières en hiver.

La course internationale de chien de traîneaux, la Grande Odyssée Savoie-Mont-Blanc, réputée comme étant comme la plus difficile au monde par la topographie des montagnes, traverse la commune en plusieurs endroits lors des différentes étapes. Cette compétition réunit chaque année 20 des meilleurs mushers mondiaux[37].

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport est mis en avant, grâce à son domaine de skiable (principalement sur le plateau de Sardières[38]), à son site d'escalade (notamment sur le monolithe de Sardières de 93 m de hauteur à Sardières[39]), à son parcours de pêche No Kill, sur l'Arc[40], pour les amateurs de pêche sportive en montagne, ainsi que la pratique du rafting sur l'Arc.

Un aérodrome permet les vols alpins.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Sollières-Sardières est située dans l'académie de Grenoble.

En 2015, elle administre une école élémentaire regroupant 19 élèves[41].

Le collège de rattachement est le Collège La Vanoise, situé à Modane[42].

Économie[modifier | modifier le code]

Essentiellement tournée vers le tourisme depuis la fin du XXe siècle, la commune dispose néanmoins d'une carrière en activité, exploitant des roches métamorphiques ornementales de grande qualité, telle la serpentine, mais surtout des porphyres schisteux[6]. La nouvelle fontaine, trônant au centre du village de Sollières-l'Endroit en est issue. Toutefois ces exploitations restent exceptionnelles du fait de la réglementation environnementale stricte imposée par le parc national.

La commune fait partie de la région de production du Beaufort ainsi que du bleu de Termignon, permettant aux agriculteurs de ces alpages de produire un lait à forte valeur ajoutée.

L'agriculture traditionnelle montagnarde (fourragère, céréalière et vivrière) est encore un des moteurs de l'économie locale, les petits plateaux et combes disposant de biefs, les versants en pente douce et bien exposés au soleil y sont propices.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le massif de Sardières sous la neige avec des skieurs sur une des pistes.
Domaine nordique du Monolithe de Sardières. Vue sur les villages de Sollieres-l'Endroit et Envers, dominés par le Grand roc Noir culminant à 3 582 m.

Aujourd'hui, la commune de par sa localisation, entourée par de hautes montagnes, glaciers et lacs d'altitude, se tourne vers le tourisme.

Les paysages typiques de la haute Maurienne, au travers de ces sentiers de randonnée, dont les GR5 et GR5E reliant la Haute-Maurienne à la Haute-Tarentaise, ainsi que le chemin du petit bonheur, le tout au cœur du Parc national de la Vanoise, et de son aire optimale d'adhésion, sont mis en avant.

La commune est traversée par l'itinéraire touristique de la route des Grandes Alpes, allant de Thonon-les-Bains à Menthon, et possède également un lac et un camping.

Situés entre plusieurs stations de sports d'hiver de Haute-Maurienne et jouissant d'un fort ensoleillement, les villages se tournent de plus en plus vers l'accueil des touristes, notamment au travers de chambres d'hôtes, mettant en avant le caractère authentique et préservé de la région.

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 1 408 lits touristiques, répartis dans 144 établissements[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 38 meublés ; deux établissements d'hôtellerie de plein air ; 5 centres ou villages de vacances[43].

Depuis plusieurs années la commune a intégrée l’Office du tourisme intercommunal (OTI), comprenant la plupart des communes de la « Communauté de Communes de Haute-Maurienne-Vanoise ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Monolithe de Sardières.

La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[44] et aucun lieu n'est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[45]. Par ailleurs, elle compte vingt objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[46] mais aucun n'est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[47].

Patrimoine architectural et culturel[modifier | modifier le code]

Le territoire possède des églises baroques faisant référence[54]. Ces lieux de culte font partie du patrimoine de l'art baroque savoyard. Nombre de ces chapelles sont des fleurons classés.

La grotte de la Balme, dont les fouilles archéologiques attestent une occupation humaine dès 4000 avant Jésus-Christ a été découverte sur la commune. Les éléments qui y ont été découverts permettent de comprendre le mode de vie des hommes à cette époque reculée. Un musée lui est consacré dans le hameau de l'Envers et expose les différents vestiges découverts.

Reconstruit en 2012, le relais du Télégraphe Chappe occupe le site du Mollard-Fleury[52]. Il permet de redécouvrir le fonctionnement de ce système de télécommunication créé à la fin du XIXe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Campanule du Mont-Cenis.
Campanule du Mont-Cenis : la flore rare et unique de la région est une des spécificités de la commune.
Forêt et tourbières granitiques du Roterel sur le plateau de Mont-Cenis, classé en Znieff et arrêté de Biotope en 1991.
Le loup est de retour de manière permanente sur la commune.
Le loup est de retour de manière permanente sur la commune, pour le plaisir des amoureux de la nature mais également la crainte des agriculteurs.

La commune est un lieu de rencontre pour de nombreux botanistes et passionnés de faune de montagne.

Cette richesse est sanctuarisée au sein du premier parc national français, dont la cérémonie officielle d'inauguration s'est déroulée sur la commune.

Les forêts environnantes sont, quant à elles, protégées dans le cadre du projet de préservation Natura 2000[55]. Elles comportent entre autres essences; mélèzes, pins à crochets, et pins cembros appelés localement Arve ou Arolle. Ce résineux des Alpes par excellence est très présent sur le territoire. Son essence permet de perpétuer la tradition locale de sculpture sur bois, très prisés par les touristes à la recherche d'artisanat local.

La diversité des sols, l'amplitude climatique offerte grâce aux effets de foehn et l'altitude élevée des pelouses alpines protégées de l'adret sont autant de conditions permettant le développement d'une flore rare, comme la bruyère des Alpes, qui fleurit depuis le monolithe jusqu'à Lanslebourg, et, parfois même, unique. Cette diversité conduit les botanistes à baptiser certaines espèces en référence à l'un des massifs de la Haute-Maurienne.

Outre la Campanule du Mont-Cenis ou la pensée du Mont-Cenis, il existe une plante rarissime, la laîche des glaciers (Carex glacialis), présente exclusivement dans les régions boréales mais qui subsiste sur les hauteurs de Sollières et Lanslebourg[56]. Découverte en 2004, elle suscite l'intérêt de la communauté scientifique et de nombreuses voix s'élèvent pour protéger ce site contre tout projet susceptible de mettre en péril son fragile habitat[57].

La commune accueille un cortège d’espèces végétales et animales (lièvre variable par exemple) réfugiées dans les Alpes après la dernière grande glaciation, il y a 12 000 ans. Elles sont les témoins d’un véritable milieu polaire en miniature, blotti dans les Alpes du Nord. Ces vestiges vivants sont précieux et protégés.

Pas moins d’une douzaine d’espèces végétales, protégées par la loi française, est déjà inventoriée. Le parc national de la Vanoise est un le pôle d'attractivité majeur de la commune. Il offre aux amoureux de la nature la possibilité de voir, dans leur habitat naturel, des espèces animales de montagne qui avaient totalement disparues et qui ont été réintroduites avec succès grâce à la protection offerte par le pionnier des parcs nationaux de France. Ainsi le gypaète barbu, le plus grand oiseau des Alpes, survole de nouveau le ciel de la commune.

Lynx, aigles royaux, bouquetins et chamois sont autant d'espèces endémiques qui peuplent la commune et s'offrent à la vue des randonneurs.

Le loup fait son retour à Sollières en 2003[58] et des meutes s'y sont installées de manière permanente, forçant les bergers à adopter de nouvelles techniques de gardiennage des troupeaux.

La commune compte également, sur son territoire, de nombreuses zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

  • adrets de la Maurienne (820031698) ;
  • forêts de résineux de l’ubac de la Haute Maurienne (820031513) ;
  • massif de la Vanoise (820031327) ;
  • massif du Mont-Cenis (820031688) ;
  • pinèdes autour du monolithe de Sardières (820031317) ;
  • plateau du Mont-Cenis (820031720).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Mestrallet, né à Sollières-Sardières, décédé à Craponne (Rhône) dont il a été maire en 1923.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sites communaux et locaux[modifier | modifier le code]

Données institutionnelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'implique donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[43].

Références[modifier | modifier le code]

Sources communales[modifier | modifier le code]

  • Données issues des sites de la mairie de Sollières-Sardières et de la Communauté de communes de Haute Maurienne-Vanoise
  1. « La Communauté de communes de Haute Maurienne-Vanoise (CCHMV) - Présentation », sur cchautemaurienne.com (consulté le 16 février 2015).

Fiche Insee de la commune[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Carte du canton de Lanslebourg », sur insee.fr
  2. a et b « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Savoie », Légifrance,‎ (consulté le 16 février 2015).
  3. « Parc national de la Vanoise et aire optimale d'adhésion », sur parcnational-vanoise.fr
  4. [PDF]Analyse géologique, Ministère italien de géologie, analyse pétrographique, feuillet Suse/Ambin
  5. Marcel Jail, « La Haute-Maurienne, Recherches sur l'évolution et les problèmes d'une cellule montagnarde intra-alpine », Revue de géographie alpine, vol. 57, no 57-1,‎ , p. 8-146
  6. a et b [PDF] « Schéma départemental des carrières de Savoie », sur portaildac.oiseau.fr
  7. [PDF] « Notice sur les avalanches, et leurs environnement sur les massifs de la Haute Maurienne, Bureau CLPA », sur avalanchesftp.grenoble.cemagref.com
  8. « Un exemple de catastrophe hydrologique évitée… », Revue de géographie de Lyon, vol. 68, no 2,‎ , p. 193-202 (lire en ligne)
  9. [PDF] « Notice sur les avalanches constatées et leur environnement en Haute-Maurienne - MEDDE-ONF-IRSTEA 2012 », sur avalanchesftp.grenoble.cemagref.com
  10. [PDF] « Programme Natura 2000, Formations forestières et herbacées des Alpes internes », sur inpn.mnhn.fr
  11. « TransDev Savoie », sur transavoie.com
  12. a et b Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie : Article « Sollières-Sardières », La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 453.
  13. André Pégorier, Les noms de lieux en France, glossaire de termes dialectaux, Paris, éditions de l´Institut Géographique National,‎ , 3e éd. ; édition revue et complétée par Sylvie Lejeune et Elisabeth Calvarin.
  14. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ , 1852 p. (lire en ligne), § 26262, p.  1441.
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    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
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  22. Marcel Jail, « La Haute-Maurienne : Recherches sur l'évolution et les problèmes d'une cellule montagnarde intra-alpine », Revue de géographie alpine, vol. 57,‎ , p. 111 (lire en ligne)
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  25. François Forray, « La Haute Maurienne », sur savoie-archive.fr
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  58. « Les zones de présence permanente du loup dans les alpes », sur carnivores-rapaces.org,‎ (consulté le 18 février 2015)