Sarati

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Les sarati de Rúmil sont un système d'écriture créé par l'écrivain J. R. R. Tolkien. Chaque signe est un sarat (au pluriel sarati, dans la langue quenya imaginée par Tolkien, de la racine *SAR ou bien *SYAR signifiant « inciser »).

Histoire externe[modifier | modifier le code]

Les sarati constituent le premier système d'écriture inventé par Tolkien, approximativement entre 1919 et le milieu des années 1920.

Histoire interne[modifier | modifier le code]

Dans les œuvres de fiction de Tolkien, l'invention des sarati est attribuée à Rúmil de Tirion en Valinor. Quand Fëanor créa l'alphabet tengwar, largement employé dans la Terre du Milieu, il le fit en s'inspirant des sarati.

Description[modifier | modifier le code]

Les sarati forment avant tout un système phonographique, où chaque signe représente un phonème distinct. Chaque langue peut utiliser le sous-ensemble des sarati qui correspond aux phonèmes qui la caractérisent. Dans une de nos sources, Tolkien définit les sarati comme un « système alphabétique universel » pour l'écriture de ses langues elfiques (mais aussi, a fortiori, de toute autre langue).

Contrairement aux tengwar et à l'autre alphabet elfique de Tolkien, les cirth, le sens d'écriture des sarati est variable. Ils pouvaient s'écrire de haut en bas (en commençant à gauche ou à droite), de gauche à droite, de droite à gauche, ou enfin alternativement de gauche à droite et de droite à gauche (en boustrophédon). Facultativement, les signes pouvaient aussi être arrangés le long d'une barre continue, verticale ou horizontale.

Comme dans l'alphabet tengwar, chaque caractère complet représente une consonne, les voyelles étant représentées par des diacritiques (appelés tehtar dans la terminologie associée au tengwar). Dans les sarati, les signes des voyelles sont généralement écrits à gauche des consonnes (parfois à droite) dans l'écriture verticale, et au-dessous (parfois au-dessus) dans l'écriture horizontale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Toutes les représentations connues des sarati proviennent d'écrits posthumes de Tolkien, publiés dans deux numéros du fanzine Parma Eldalamberon :

  • Parma Eldalamberon no 13 — The Alphabet of Rúmil and Early Noldorin Fragments
  • Parma Eldalamberon no 15 — Sí quente Feanor and Other Elvish Writings (pour son chapitre « Addendum to The Alphabet of Rúmil and The Valmaric Script »)

On trouve aussi quelques informations sur leur usage et leur histoire dans la série Histoire de la Terre du Milieu, notamment dans le texte « Quendi et Eldar » du volume 11, The War of the Jewels, p. 396.

Tolkien a travaillé sur ce système d'écriture à plusieurs reprises au cours des années. Si les signes sont toujours plus ou moins basés sur les mêmes principes, les valeurs phonétiques qui leur sont attribuées varient selon les documents.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Polices de caractères[modifier | modifier le code]

  • Tirion Sarati, police TrueType, réalisée par Måns Björkman et représentant l'une des premières formes des sarati.
  • Sarati Eldamar, famille complète de polices TrueType et de format PostScript type 1, réalisée par Måns Björkman et contenant l'ensemble des sarati répertoriées à ce jour.

Liens externes[modifier | modifier le code]