Saramaka (langue)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la langue saramaka. Pour le peuple paramaca, voir Saramaca.

Le saramaka (autres noms saramacca ou saamáka, ce dernier un auto-ethnonyme) est un créole à base anglo-portugaise, parlé par les Saramaca du Suriname mais qui comporte un important vocabulaire portugais, également considéré comme une langue de France car parlée en Guyane française.

Phonologie[modifier | modifier le code]

Cette langue comporte 7 voyelles avec 4 degrés d'aperture (contre 5 voyelles et 3 degrés d'aperture en langue aluku, ndjuka et paramaka ou nenge), avec un ë et un ö qui notent les voyelles semi-ouvertes (e et o sont gardées pour les semi-fermées). Sa grammaire est proche de celle du nenge. Le déterminant défini est di (au lieu du a en nenge)

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

C'est un créole à base lexicale portugaise, mais l'articulation grammaticale est proche de l'anglais : kii « tuer » (de kill) ; naki « frapper » (de knock) ; koti « couper » (de cut), go « aller » (de go), wosu ou osu « maison » (de house), wata ou wataa « eau » (de water), dagu « chien » (de dog), etc.

14 500 locuteurs en Guyane (sur les routes départementales CD8 et CD9 entre Saint-Laurent-du-Maroni et Mana ; 36 000 en dehors de la Guyane, dont une majeure partie au Suriname.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Saramaka, comme les Matawai, ont marronné en fuyant des plantations tenues par des Juifs portugais — qui avaient eux-mêmes fui le Brésil (Nordeste). Après des conflits avec les Provinces-Unies (Hollandais), ils obtiennent un traité de paix en 1762 et demeurent autonomes jusqu'en 1950 environ. De nombreux Saramaka ont fui le Suriname pour la Guyane lors de la guerre civile des années 1980.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]