Sarakhsi

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Muhammad ibn Ahmad ibn Abi Sahl Abu Bakr shams al-a'immah al-Sarakhsi (de Sarakhs dans Khorasan) est un juriste musulman important de l'école hanafite, qui a vécu et travaillé en Transoxiane. Il est mort vers 1106.

Al-Sarakhsi a écrit de nombreux livres sur la jurisprudence islamique (le fiqh). Son plus important, Kitāb al-Mabsūṭ, est un commentaire d'un mukhtasar (en) (traité concis) de Mouhammad Al-Shaybânî, réparti en plus de 30 volumes. Ses autres travaux importants, Uṣūl al-Fiqh, sont en deux volumes. Il a été emprisonné pour avoir critiqué le roi et remis en question la validité du mariage du roi vis-à-vis d'une esclave du palais[1]. C'est en prison qu'il écrit al-Kitāb al-Mabsūṭ et Siyar al-Kabīr. Après quinze années de captivité, il fut libéré, et décéda peu de temps après l'achèvement du Siyar al-Kabīr.

Al-Sarakhsi a été appelé le « Hugo Grotius des musulmans »[2]. On l'appelle aussi « Shams al-a'immah » (« le soleil des imams »). Il est très admiré pour sa mémoire phénoménale, comme en témoigne son souvenir précis des classiques qu'il cite alors qu'il était en prison. Ardent défenseur de la doctrine de l'istiḥsān, qu'il décrit comme l'abandon du raisonnement systématique fondé sur les Écritures en faveur d'un raisonnement s'appuyant sur les besoins effectifs et présents de la population.

Son travail peut être considéré comme le premier travail en profondeur de la jurisprudence à son époque, et constitue un bon ouvrage de référence en la matière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Ibn Qutlubugha, Taj al-Tarajim, 1962
  2. Hussian Kassim, Sarakhsi, 1939

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Norman Calder, Ahmad Jawid Mojaddedi, Andrew Rippin, Classical Islam: A Sourcebook of religious litterature (Routledge, 2003)