Santiago Casares Quiroga

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Santiago Casares Quiroga
Santiago Casares Quiroga, nouveau président du Conseil (à droite), avec Augusto Barcia Trelles, ministre des Affaires étrangères, au parc du Retiro à Madrid en 1936
Santiago Casares Quiroga, nouveau président du Conseil (à droite), avec Augusto Barcia Trelles, ministre des Affaires étrangères, au parc du Retiro à Madrid en 1936
Fonctions
137e président
du Gouvernement espagnol

5e de la Seconde République espagnole
13 mai 193619 juillet 1936
Président Manuel Azaña
Prédécesseur Manuel Azaña
Biographie
Date de naissance 8 mai 1884
Lieu de naissance La Corogne
Date de décès 17 février 1950 (à 65 ans)
Lieu de décès Flag of France.svg Paris, Drapeau de la France France
Nationalité Espagnole
Parti politique Front populaire

Santiago Casares Quiroga
Présidents du Gouvernement espagnol

Santiago Casares Quiroga, né le 8 mai 1884 à La Corogne et mort le 17 février 1950 à Paris, est un homme politique galicien. Plusieurs fois ministre sous la Seconde République espagnole, il fut président du gouvernement du 13 mai 1936 jusqu'au soulèvement militaire du 18 juillet dirigé par le général Franco, soulèvement auquel il ne sut faire face et qui déclencha la guerre civile espagnole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Casares Quiroga fut l'un des signataires de l'accord de Saint-Sébastien de 1930 et l'un des membres du comité révolutionnaire qui contribua à mettre sur pied la Seconde République espagnole en avril 1931. Il fut également un représentant de l’Organización Republicana Gallega Autónoma (ORGA) de Cortes. Casares appartenait aussi à la franc-maçonnerie[1] . Il prit la tête de différents ministères (la Marine en 1931, l'Intérieur de 1931 à 1933 ainsi qu'en 1936) dans les gouvernements de Manuel Azaña. Il devint Premier ministre après le triomphe électoral d'Azaña qui accéda à la présidence de la république porté par le Front populaire. Emilio Mola, délégué militaire du gouvernement, lança un coup d'État le 17 juillet à 17h. Le lendemain, le général Franco déclara la guerre au régime. Apparemment incapable de gérer la crise, Casares Quiroga démissionna le surlendemain. Diego Martínez Barrio prit sa place pendant quelques heures, bientôt remplacé par José Giral. L'échec du coup d’État marqua le début de la guerre civile espagnole.

Il n'occupa aucun poste durant la guerre civile et s'exila en France avec sa fille Maria Casarès après la chute de la Catalogne. Il existe une controverse sur la gestion du coup d’État du 18 juillet. Selon la version traditionnelle, il aurait refusé de fournir des armes aux organisations ouvrières. Il semble que les mémoires de Manuel Portela Valladares et celles de sa fille affirment le contraire[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]