Santeuil (Val-d'Oise)

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Santeuil
Image illustrative de l'article Santeuil (Val-d'Oise)
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Marines
Intercommunalité Communauté de communes Val de Viosne
Maire
Mandat
Jean-François Michel
2008-2014
Code postal 95640
Code commune 95584
Démographie
Gentilé Santeuillais, Santeuillaises
Population
municipale
604 hab. (2007)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 35″ N 1° 57′ 08″ E / 49.1265, 1.952349° 07′ 35″ Nord
       1° 57′ 08″ Est
/ 49.1265, 1.9523
  
Altitude 55 m (min. : 50 m) (max. : 121 m)
Superficie 5,34 km2
Localisation

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Santeuil

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Santeuil
Liens
Site web http://www.santeuil95.fr

Santeuil est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.

Ses habitants sont les Santeuillais(es).

Sommaire

Géographie [modifier]

Le village est situé dans le Vexin français, dans la vallée de la Viosne.

La commune est limitrophe de Marines, Us, Le Perchay, Brignancourt, ainsi que de Frémécourt et de Moussy bien qu'il n'y ait pas d'accès direct par la route pour ces deux dernières communes.

Communes limitrophes de Santeuil[1]
Brignancourt Marines
Moussy Santeuil[1] Frémécourt
Le Perchay Us

Santeuil est desservie par la gare de Santeuil - Le Perchay sur la ligne de Saint-Denis à Dieppe, moyennant les trains de la ligne J du Transilien reliant Paris-Saint-Lazare à Gisors-Embranchement. Le GR 1 traverse le territoire communal.

Histoire [modifier]

Le nom provient du latin santolium.

  • 1791 : le hameau de Vallière est distrait de Santeuil et rattaché au Perchay.
  • 14 décembre 1836 : Vallière est de nouveau rattaché à la commune de Santeuil.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean Brugeilles DVD  
mars 2008 2014 Jean-François Michel[2]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Héraldique [modifier]

Blason ville fr Santeuil (Val-d'Oise).svg

Les armes de Santeuil se blasonnent ainsi : Fascé d'argent et de gueules de dix pièces, au lion de sable couronné d'or et brochant sur le tout, au franc-canton de gueules chargé d'une bande d'or

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 603 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218 175 225 216 186 188 182 199 184
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189 183 165 173 160 155 156 125 162
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
144 110 131 211 149 162 167 192 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
242 282 309 442 562 578 601 604 603
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[3] puis Insee à partir de 1968[4].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

Façade occidentale de l'église.
Chevet de l'église.
Croix de cimetière.

Monuments historiques [modifier]

Santeuil compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du 30 octobre 1894[5]) : C'est l'une des rares églises n'ayant pas été endommagée pendant la guerre de Cent Ans et subie de reconstruction au XVIe siècle, si bien qu'elle se présente dans ses grands traits dans la même apparence extérieure que lors de son achèvement au XIIIe siècle. La restauration de la fin du XIXe siècle n'a pas altéré le caractère de l'édifice. De plan cruciforme, il se compose d'une haute nef de quatre travées accompagnée de ses deux bas-côtés ; d'un transept nettement plus bas que la nef ; d'un clocher central se dressant au-dessus de la croisée du transept ; d'un chœur carré au chevet plat ; et de deux petites chapelles orientées à l'angle entre les bras du transept et la première travée du chœur. La construction de l'édifice a vraisemblablement commencé avant 1150, et le chœur et le transept voûtés en berceau brisé remontent à cette époque. La voûte d'ogives au-dessus du carré de transept ne date que du XIIIe siècle et s'inscrit dans la reconstruction de la nef et des bas-côtés, également voûtés d'ogives. La nef ne mesure que 3,5 m de largeur à l'intérieur et présente à l'intérieur une élévation sur trois niveaux, inspirée encore du style gothique primitif de la seconde moitié du XIIe siècle. Les arcades donnant sur les bas-côtés reposent sur de gros piliers cylindriques isolés ; les arcades du triforium longtemps bouchées s'ouvrent directement sur les combles des bas-côtés ; et des fenêtres hautes en tiers-point, sans remplage, laissent entrer le jour. Depuis la façade occidentale, une rosace entourée d'une succession de trois tores et de deux rangs de feuilles d'acanthe éclaire la nef. La façade occidentale subsiste du milieu du XIIe siècle et présente un portail au triple archivolte en cintre brisé, avec des chapiteaux sculptés en feuillages divers. La tourelle d'escalier à gauche de la façade a été ajoutée au XIIIe siècle. Les baies des bas-côtés ont été repercées à l'époque moderne, et celles aux extrémités nord et sud du transept dès le XIIIe siècle. Les croisillons gardent toutefois sur leurs murs latéraux les baies plein cintre de l'époque romane. Comme particularité, les croisillons se prolongent vers l'est par des petites chapelles basses, dont celle au sud a perdu son caractère lors d'un remaniement. Le chœur s'ouvre sur le transept par un arc triomphal en tiers-point qui est d'origine. Le mur méridional du chœur ne date que du XVIIIe siècle, et la grande verrière du chevet a été établie au XIVe siècle quand le mur oriental a également été rebâti. Restent à signaler un portail roman bouché à l'ouest du croisillon sud, faisant face à un portail en anse de panier richement sculpté du XVe siècle, dans la troisième travée du bas-côté sud. Quant au clocher particulièrement gracieux, il remonte aux origines de l'église et se compose de deux étages ajourés de deux baies plein cintre par niveau et par face, ainsi que d'une flèche octogonale en pierre assortie de quatre cônes aux extrémités. Les angles du clocher sont occupés par des colonnes enserrées entre les contreforts, et jusqu'au premier étage, ces derniers prennent eux-mêmes la forme de colonnes. Les baies assez étroites sont précédées par des archivoltes beaucoup plus généreux, dont les colonnes sont garnies de chapiteaux de différents types. Au premier étage, les ouvertures elles-mêmes sont également cantonnées de colonnes à chapiteaux et les arhivoltes se partagent une seule colonne centrale, ce qui n'est pas le cas au second étage, où les archivoltes sont légèrement espacés et les baies dépourvues de colonnes[6],[7].
  • Croix de cimetière, sur le cimetière ancien près de l'église (classée monument historique par arrêté du 15 juin 1938[8]) : La croix en pierre sculptée possède des bras de longueur égale et biseautés. Elle est placée sur le sommet d'un fût octogonal qui prend appui dans un socle également octogonal, dont les faces sont évasées, ce qui a permis d'agrémenter les angles de moulures structurantes. Le socle repose sur un soubassement de quatre degrés.

Autres éléments du patrimoine [modifier]

  • Lavoir, à côté de la mairie : Le bassin rectangulaire se situe à l'air libre et est entouré de murs en moellons. On y descend par quelques marches d'escalier. D'un côté, un toit en appentis a été reconstitué.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Communes limitrophes de Santeuil (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  2. Site officiel de la préfecture du Val-d’Oise, liste des maires (doc PDF)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  5. Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Eugène Lefèvre-Pontalis, « Notice archéologique sur l'église de Santeuil », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 10, 1886, p. 85-92 (ISSN 11488107) [texte intégral (page consultée le 4 décembre 2012)] .
  7. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Santeuil, Paris, Éditions du Valhermeil, 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 283-286 .
  8. Croix de cimetière, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi [modifier]

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Bibliographie [modifier]

  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Notice archéologique sur l'église de Santeuil », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 10, 1886, p. 85-92 (ISSN 11488107) [texte intégral (page consultée le 28 octobre 2012)] 

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]