Santenay (Côte-d'Or)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Santenay.
Santenay
Église paroissiale.
Église paroissiale.
Blason de Santenay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Nolay
Intercommunalité Beaune Côte et Sud
Maire
Mandat
Henri Tudéla
2014-2020
Code postal 21590
Code commune 21582
Démographie
Population
municipale
848 hab. (2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 49″ N 4° 41′ 53″ E / 46.9136111111, 4.69805555556 ()46° 54′ 49″ Nord 4° 41′ 53″ Est / 46.9136111111, 4.69805555556 ()  
Altitude Min. 211 m – Max. 522 m
Superficie 10,36 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Santenay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Santenay

Santenay, parfois nommée Santenay-les-Bains, est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Rochepot Saint-Aubin Chassagne-Montrachet Rose des vents
Dezize-lès-Maranges (Saône-et-Loire) N Remigny (Saône-et-Loire)
O    Santenay    E
S
Cheilly-lès-Maranges (Saône-et-Loire) Chassey-le-Camp (Saône-et-Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

Guillaume de Digoine est seigneur de Santenay en partie post mortem en 1507. Son épouse Emilainne Damas décède en 1516. Leur fils Philibert de Digoine, écuyer à Couches (Saône-et-Loire), époux (en secondes noces ?) de Barbe de Thenay, est seigneur de Santenay en 1530. Sa veuve y conserve des biens en 1569. Il se peut que l'emprise féodale de la famille de Digoine ne porte que sur une rue du village. Leurs deux fils Claude et Lazare de Digoine sont à leur tour seigneurs de Santenay en 1569. Le premier des deux vit en réalité à Sampigny en 1583.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'or à la bande de gueules chargée de trois croisettes d'argent accompagnée de deux tourteaux, un en chef fascé ondé de six pièces d'argent et d'azur, un en pointe de gueules rempli d'argent chargé d'une grappe de raisin aussi de gueules».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Civile[modifier | modifier le code]


Religieuse[modifier | modifier le code]

Depuis La Révolution[modifier | modifier le code]

Civile[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 2006 en cours Henri Tudéla    
1997 août 2006 Dany Dubromel    
1983 1997 Henri Chaussin    
1972 1983 Philippe Bourderiou    
1952 1972 Laurent Mussillon    
1945 1952 Victor Bresson    
1940 1944 Cyprien Maufoux    
1934 1940 Camille Nie    
1919 1934 Prosper Maufoux    
1909 1919 Jean-Baptiste Roux    
1900 1909 Phlibert Tremeau    
1892 1900 Louis Isidore Lequin    
1891 1892 Joseph Prevost    
1888 1891 Louis Isidore Lequin    
1884 1887 Claude Vollot    
1870 1884 François Dubois    
1870   Guillaume Letorey-Duvault    
1870   Jacques Marie Duvault-Blochet    
1865 1870 Jules Millard de Montrion    
1852 1864 Philippe Ridard    
1850 1852 Hugues Abore-Belin    
1849 1850 Claude Renaud    
1848 1849 Guillaume Letorey-Duvault    
1841 1848 Charles Delonguy-Jannin    
1840 1841 Le Conte de Dree    
1831 1840 Jacques Marie Duvault-Blochet    
1825 1830 Jacques Parigot de Santenay    
1821 1825 Simon Maire    
1820 1821 Jean-Baptiste Delonguy    
1816 1820 Simon Maire    
1815 1816 Jean-Baptiste Delonguy    
1814 1815 Simon Maire    
1813 1814 Hugues Verbeaux    
1808 1813 Jean-Baptiste Delonguy    
1795 1808 Nicolas Sorine    
1792 1795 Henry Blochet    
1790 1792 Jean Cornette    

Religieuse[modifier | modifier le code]

Taxes locales[modifier | modifier le code]

Habitation Foncier bâti Foncier non bâti Professionnelle
2005/2006/2007
4,79 %
8,65 %
10,47 %
4,65 %

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 848 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 200 1 277 1 357 1 405 1 570 1 543 1 053 1 533 1 448
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 877 1 560 1 561 1 602 1 544 1 560 1 493 1 512 1 502
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 440 1 412 1 202 1 183 1 112 1 111 1 194 1 247 1 072
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
1 007 1 008 1 014 1 008 904 847 839 848 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique
Château Philippe le Hardi.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean de Narosse.
  • Château de Santenay (Château Philippe le Hardi).
  • Moulin à vent Sorine.
  • Visite de cave et dégustation.
  • Site du Mont de Sène (521 m) : Montagne des 3 croix.

Personnalités en rapport avec Santenay[modifier | modifier le code]

  • Edmond Jacquelin, roi des vélodromes parisiens, est né à Santenay le 31 mars 1875.

Il fut champion de France de vitesse 1896, 1900 et 1902, champion du Monde 1900 (2e en 1901 et 3e en 1896).

La maison de la Confrérie du Saint Sacrement[modifier | modifier le code]

La confrérie du Saint-Sacrement assure sous l'Ancien Régime l'entraide entre fidèles et les secours aux nécessiteux. Elle est propriétaire à Santenay au sein du quartier de la Crée, d'une maison entourée de vignes. Le rez-de-chaussée est occupé par un cellier où la confrérie abrite pressoir et cuves. Les salles de l'étage sont réparties entre la confrérie qui s'y réunit et le recteur qui y habite et y tient son école. En 1685, la maison est donnée à la fabrique, c'est-à-dire à la paroisse.

Lors de la Révolution, les biens ecclésiastiques sont nationalisés. Les biens de la fabrique sont transférés à la commune qui décide d'en faire la mairie tout en lui conservant ses fonctions d'école. À partir de 1795, la maison accueille aussi les filles et une institutrice.

Avec le Concordat de 1802, la fabrique reprend possession de la maison. Lorsqu'en 1850, une école communale est créée à Santenay-le-bas, la fabrique confie l'éducation des garçons de Santenay-le-Haut et de Saint-Jean aux Petits frères de Marie.

Avec la séparation de l'Église et de l'État, l'école libre est fermée en 1906. Devant les protestations des habitants, la commune rouvre une école primaire mixte à classe unique et la maison de la confrérie est attribuée à la commune.

Lorsque celle-ci construit une nouvelle école entre Santenay-le-Haut et Santenay-le-Bas, l'école qui n'accueillait plus que 12 élèves en 1967 est fermée et la maison est vendue après avoir été consacrée pendant plus de trois cent ans à l'enseignement.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Vignoble[modifier | modifier le code]

Commune viticole avec l' AOC Santenay.

Article détaillé : Santenay (AOC).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galerie photo's[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]