Sanat Kumara

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Sanat Kumara (sanskrit : sanatkumāra ; « éternellement jeune ») est, dans la mythologie hindoue, l'un des quatre rishi éternels, fils de Brahma, qui se nomment vaidhātra[1].

Il est appelé « l'ancien des jours » dans l'Ancien Testament[2] et est l'objet de plusieurs commentaires d'ouvrages ésotériques, notamment ceux d'Alice Bailey.

Selon Helena Blavatsky, il est « le plus marquant des sept Kumâras, les Vaidhâtras, dont les premiers sont nommés Sanaka, Sananda, Sanâtana, et Sanat Kumâra, noms qui tous représentent des qualifications importantes de degrés de l'intelligence humaine. »[3]

Hindouisme[modifier | modifier le code]

Dans le Véda, écritures sacrées de l'hindouisme, Sanat Kumara est le premier de quatre enfants (vaidhātra) du Créateur Brahma, les autres étant Sanaka, Sanandana et Sanâtana (Sana)[1].

Ils restent toujours des enfants, ils sont extrêmement beaux et doux et sont enveloppés d'un tissu. Ils se déplacent librement dans l'univers entier en chantant sans cesse le mantra célèbre "Hari Sharanama" qui signifie "Je prends refuge en Dieu". Ces enfants sont là depuis le début de la création et comme Dieu, leur Bien-aimé, ils sont également éternels. Ce sont eux qui vinrent au monde avant la création des organes des sens. Sans les organes des sens, l’esprit ne peut connaître le monde matériel ; l’esprit est donc pur ; en conséquence, les fils morts nés de Brahmâ sont décrits comme des garçons innocents, pré-pubères ; tel un esprit qui ne désire pas agir : incapable d’engendrer des enfants ou de répondre aux questions de Brahmâ. Brahmâ réalise que pour une interaction fructueuse avec le monde, il a besoin de liens qui reçoivent des stimuli et transmettent les actions. Il en résulte la naissance des dix fils suivants, les Prajapati : cinq rappelant les organes des sens (yeux, oreilles, nez, langue, peau), et les cinq autres, – les organes de l’action (mains, pieds, bouche, anus, parties génitales).[réf. souhaitée]

Sanat Kumara serait l'initiateur et le premier maître de l'ancienne tradition sacrée "Udâsìn" dans l'hindouisme.

Ésotérisme[modifier | modifier le code]

Dans l'Ancien Testament[modifier | modifier le code]

Il est celui qui est appelé "l'ancien des jours" dans l'ancien testament, où l'un de ses noms est aussi : Melchisédech.

Dans le Coran[modifier | modifier le code]

Il serait, selon ces textes ésotériques, beaucoup plus ancien que tous les textes bibliques. Il serait celui qui est désigné par une Sourate du Coran (70:4) : Dieu le maître des degrés, les Anges et l'Esprit montent vers lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans , or les anciens comptaient autant de jours par année que de degrés dans le cercle, on a donc : 1 x 360 x 50000 soit : 18 000 000 d'années, ce qui correspond exactement au nombre d'années indiqué par Mme Blavatsky.

Un Seigneur de Vénus venu sur terre[modifier | modifier le code]

Quant à l'ancienneté de la venue sur terre de Sanat Kumara, à la tête des Seigneurs de la flamme, venus de "Vénus", qui ont apporté à nos très anciens "sois", encore alors des hommes animaux : l'étincelle de la conscience.

La forme manifestée du Logos planétaire[modifier | modifier le code]

Il est la forme manifestée du Logos planétaire, et non sa "personnalité", car une personnalité (telle que peut le comprendre l'être humain), n'existe pas dans son cas. Il n'est pas non plus l'âme du Logos, car cette âme est l'anima mundi, et l'âme de toutes les formes, dans tous les rêgnes. Sanat Kumara, l'éternellement jeune, (il a l'aspect d'un adolescent de 17 ans..), peut être vu par ceux qui en ont acquis le droit par l'initiation, présidant, par exemple, le conseil de Shamballa ; cependant, il est en même temps présent, en tant que vie et intelligence informant la planète, en elle-même et à sa surface[4].

Avatar ou "anthropomorphisation" de Dieu[modifier | modifier le code]

On peut considérer aussi que la "forme" astralo-mentale de Sanat Kumara est ou serait une "anthropomorphisation" du Dieu (ou "planétaire", toujours selon la terminologie théosophique..), son Avatar.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Dictionnaire Héritage du Sanscrit de Gérard Huet (en ligne)
  2. (Daniel 7 versets 13 et 22) ; (Héb 7:1-17)
  3. Helena Blavatsky, Glossaire Théosophique,‎ 1892 (lire en ligne [PDF])
  4. Djwal Khul via Alice Bailey, Extériorisation de la hiérarchie, p. 676

Liens utiles[modifier | modifier le code]