Samuel J. Palmisano

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Samuel Palmisano

Description de cette image, également commentée ci-après

Samuel Palmisano en 2011.

Nom de naissance Samuel J. Palmisano
Naissance 29 juillet 1951 (62 ans)
Baltimore, Maryland
Nationalité américaine
Diplôme
Profession chef d'entreprise
Activité principale CEO d'IBM (2002-2011)
Formation

Samuel J. Palmisano, né à Baltimore le 29 juillet 1951, est un chef d'entreprise américain.

Entré chez IBM en 1973 comme agent commercial, il y passe toute sa carrière. Au cours des années 1990, il est nommé vice-président d'IBM Global Services, puis vice-président senior. Il occupe le poste de CEO entre 2002 et 2011 et demeure président du conseil d'administration jusqu'en septembre 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Samuel Palmisano naît dans une famille italo-américaine établie à Baltimore dans le Maryland. Son père possède un atelier de réparation automobile. Inscrit en classe préparatoire dans un lycée catholique, il pratique le football américain au poste de centre dans l'équipe de l'école[1],[2]. Durant son temps libre, il joue du saxophone dans un groupe de jazz[3]. En 1973, Palmisano obtient un bachelor’s degree en histoire de l'université Johns-Hopkins. Il a l'occasion d'effectuer un essai avec l'équipe professionnelle des Raiders d'Oakland, mais décline leur offre[1],[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Parcours chez IBM[modifier | modifier le code]

En 1973, Samuel Palmisano passe l'examen d'entrée de la firme informatique IBM et est engagé comme agent commercial[2],[4]. Il se rend à Washington pour suivre la formation de plusieurs mois dispensée par l'entreprise[2]. En 1989, il est choisi comme adjoint de direction par le CEO John Fellows Akers et a l'opportunité de cotoyer l'ancien président d'IBM Thomas Watson, Junior[5]. Il prend ensuite la tête d'IBM Japon[2]. Au cours des années 1990, il dirige successivement la branche Integrated Systems Solutions, puis l'activité PC et le Personal Systems Group[4]. Il est promu vice-président d'IBM Global Services en 1998, alors que la société passe d'un métier purement technologique à une approche « orientée services ». Palmisano est nommé vice-président senior et group executive of Enterprise Systems en 1999 lorsqu'IBM adopte le système d'exploitation Linux[1]. En 2000, il est nommé Chief Operating Officer et entre au conseil d'administration[3],[6].

En tant que CEO[modifier | modifier le code]

En 2002, Samuel Palmisano est nommé CEO d'IBM. Il poursuit la stratégie initiée par son prédécesseur Lou Gerstner. Sous sa direction, IBM abandonne le matériel et se concentre sur le logiciel et les services[7]. La firme cède sa branche PC à Lenovo et se sépare d'autres divisions dédiées au matériel, représentant un chiffre d'affaires annuel total de 20 milliards de dollars, mais considérées comme peu profitables. Le budget de recherche et développement augmente de 20 % et IBM rachète plusieurs éditeurs de logiciels spécialisés notamment dans l'exploration de données[5]. « Big Blue » acquiert également la branche conseil de PricewaterhouseCoopers, dont l'intégration est menée par Virginia Rometty[7]. La stratégie suivie par Palmisano permet d'accroître les profits de l'entreprise et fait grimper le cours de bourse de l'action. En 2011, IBM dépasse Microsoft et devient la seconde firme technologique derrière Apple en termes de capitalisation boursière[2],[8]. Palmisano réoriente également la firme au plan géographique en augmentant la part du chiffre d'affaires réalisée dans les pays émergents[7].

En octobre 2011, il quitte le poste de PDG. Virginia Rometty est désignée pour le remplacer et entre en fonction le 1er janvier 2012[8]. Palmisano demeure président du conseil d'administration d'IBM jusqu'en septembre. Il tient un rôle de conseiller auprès du nouveau CEO et quitte l'entreprise à la fin de l'année[9].

Conseiller indépendant de Bloomberg[modifier | modifier le code]

En 2013, il devient conseiller indépendant du groupe financier Bloomberg LP en matière de protection de la vie privée[10].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Samuel Palmisano rencontre sa future épouse à Washington alors qu'il suit la formation dispensée par son employeur. Gaier Notman est la fille d'un banquier du Maryland. Par l'intermédiaire de sa famille, Palmisano fait la connaissance de la famille Bush. En 1996, George H. W. et Barbara Bush lui vendent une résidence d'été, située à Kennebunkport dans le Maine[2],[4]. Durant vingt ans, Samuel Palmisano et sa famille résident à Southport, Connecticut[2].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Un doctorat honorifique en Lettres humaines est décerné à Samuel Palmisano par l'institut polytechnique Rensselaer en 2005 et par l'université Johns-Hopkins en 2012[9]. Il est nommé membre honoraire de la London Business School en 2006 et est élu à l'académie américaine des arts et des sciences en 2010[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Leslie P. Norton, « The Steward of IBM », Barron's (en),‎ 17 décembre 2011
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Jessi Hempel, « IBM's Sam Palmisano: A super second act », Fortune,‎ 3 mars 2011
  3. a et b (en) Matt Richtel, « A Gerstner Loyalist Cut From Quite Different Style », The New York Times,‎ 30 janvier 2002
  4. a, b et c Éric Leser, « Portrait : Samuel Palmisano, un pur produit maison », Le Monde,‎ 1er mars 2002, p. 17 (ISSN 0395-2037, lire en ligne)
  5. a et b (en) Steve Lohr, « Even a Giant Can Learn to Run », The New York Times,‎ 31 décembre 2011
  6. (en) David Kirkpatrick, Christopher Tkaczyk, « Inside Sam's $100 Billion Growth Machine », Fortune,‎ 14 juin 2004
  7. a, b et c Romain Gueugneau, « Sam Palmisano a fait de « Big Blue » un modèle pour l'industrie », Les Échos,‎ 27 octobre 2011
  8. a et b (en) Steve Lohr, « I.B.M. Names Virginia Rometty as New Chief Executive », The New York Times,‎ 25 octobre 2011
  9. a, b et c (en) « Biographie de Samuel J. Palmisano », IBM
  10. (en) Jennifer Saba, « Bloomberg appoints former IBM chief to advise on data issues », Reuters,‎ 17 mai 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :