Sampat Pal Devi

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Membres des saris roses durant une réunion.

Sampat Pal Devî[1],[2],[3] (Uttar Pradesh, 1960 - ) est une activiste et écrivaine indienne fondatrice et leader d'un groupe d'activistes politiques, dans l'état d'Uttar Pradesh dans le district de Bundelkhand l'une des régions les plus pauvres de l'un des États les plus peuplés de l'Inde. C'est aussi dans l'Uttar Pradesh que vivait Phûlan Devî.

Sampat Pal Devî a été mariée à neuf ans bien que la loi indienne l'interdise, comme elle le raconte dans son livre[réf. nécessaire].

Les saris roses (hindi: Gulâbî Gang), aussi appelés le «gang rose», est le nom donné à un groupe de femmes vêtues de saris roses. Le groupe est organisé sous forme de gang et dirigé par Sampat Pal Devî, qui l'a créé en 2006 en Inde.

Présentation du mouvement[modifier | modifier le code]

Ce gang d'une région rurale de l'état d'Uttar Pradesh au Nord-Est de l'Inde, se compose de plusieurs milliers de femmes et de quelques hommes[réf. nécessaire].

Ces femmes défendent leurs droits, très souvent bafoués par les hommes en Inde, en usant, en dernier recours, de violence physique. Leur arme principale est le bâton de bergères, les «lâthi», avec lesquels elles s'entraînent à l'autodéfense.

Le gang regroupe toutes classes d'âge, certaines femmes ont jusqu'à soixante-dix ans et les autorités du pays ont peur de ces femmes[réf. nécessaire]. Elles sont habillées en rose (fuchsia), la seule couleur sans connotation politique[réf. nécessaire]. Leur chef Sampat Pal Devi est assistée par Jay Prakash son bras droit. Grâce à leur persistance, les comportements ont progressivement changé dans leur zone d'influence. Certaines lois ont été votées en faveur du droit des femmes et certains hommes sont devenus sympathisants du «gang rose»[réf. nécessaire].

Historique et position des femmes en Inde[modifier | modifier le code]

Dans la tradition indienne, les femmes ont toujours été considérées comme des êtres inférieurs[réf. nécessaire]. Elles n'ont donc aucun droit et sont soumises à l'homme. Elles doivent obéir à leurs maris et ne pas sortir sans leur autorisation. Ces femmes sont aussi violées et ne peuvent rien dire, c'est pourquoi en 2007, une loi est votée contre la violence sur les femmes[réf. nécessaire].

Une étude a démontré qu'en moyenne, une femme indienne est violée toutes les 30 minutes et est tuée toutes les 75 minutes[réf. nécessaire]. Un autre exemple de la siutation des femmes provient de Mayawatti Kumar. Cette femme issue des basses castes a été élue à la tête de l'état [Quand ?][Où ?] et devait être représentée en statue. Toutefois, c'est plutôt un homme qui a été représenté à sa place.

Pal Devî, en parlant de son groupe, déclare : «Nous ne sommes pas une bande au sens habituel. Nous sommes un gang pour la justice»[réf. nécessaire].

Le groupe se comporte comme s'il était composée de vigiles et travaille à atteindre une plus grande justice sociale pour les pauvres, avec davantage d'attention pour les femmes. Leur but est de lutter contre les exactions et de gagner l'attention des fonctionnaires qui ont le pouvoir de faciliter et de promouvoir un changement. Dans les manifestations, les membres du groupe brandissent des lâthî et des haches, et les utilisent si nécessaire.

Leurs objectifs les plus importants sont :

  • Arrêter le mariages des enfants.
  • Mettre fin à la tradition de l'abandon des épouses.
  • Lutter contre la criminalité et la corruption dans la région.

Biographie de Sampat Pal Devî[modifier | modifier le code]

Sampat Pal raconte sa vie et la genèse du gulâbî Gang, le gang des saris roses, dans un récit autobiographique paru en français en octobre 2008, intitulé «Moi, Sampat Pal, chef de gang en sari rose»[réf. nécessaire].

Elle est mariée de force à l'âge de neuf ans. Elle est maintenant mère de cinq enfants. Son mari est marchand de glace et a également travaillé avec le gouvernement dans la santé des travailleurs.

Sampat Pal Devi a constitué son organisation au début de l'année 2006, raconte-t-elle dans son livre. Elle prend exemple sur Lakshmî Bâî; une reine qui a formé sa propre armée en 1887 et qui a tenu tête aux Anglais pendant un an. Malgré ses enfants à charge et les propositions pour entrer en politique, qu'elle refuse, Sampat ne compte pas s'arrêter là et veut aller jusqu'au bout[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-France Calle, « Sampat,la pasionaria au sari rose », Le Figaro,‎ 2008 (lire en ligne)
  2. Jean-Yves Desfoux, « Sampat Pal Devi, la combattante indienne en sari rose », Ouest-France,‎ 2008 (lire en ligne)
  3. Dorothée Werner, « Sampat Pal Devi, chef de gang, elle se bat pour les Indiennes », Elle,‎ 2008 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sampat Pal Devi, Moi, Sampat Pal, chef de gang en sari rose, en collaboration avec Anne Berthod, Oh! Éditions, 2008. (ISBN 978-2-915056-79-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]