Samolus valerandi

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Samolus valerandi L. est une plante herbacée discrète, rarement dénommée par l'un de ses deux noms vernaculaires : Samole de Valérand ou mouron d'eau. Cette plante est rattachée à la famille des Primulaceae.

Description[modifier | modifier le code]

Samolus valerandi est une petite plante vivace, cylindrique, de 15-60 cm de haut. Elle se montre soit étroite, bien dressée et non ramifiée ; soit plus étalée avec quelques rameaux. Sa partie souterraine est formée d'une courte souche fibreuse. Ses feuilles sont vert pâle, les inférieures en rosette, pétiolées, puis sur la tige, alternes, sessiles, à limbe obovale et entier. Inflorescence en grappe lâche ; fleurs portées par un pédicelle coudé muni d’une bractée ; calice gamosépale à tube subglobuleux et à 5 dents subaiguës. La corolle est blanche, large de 2-3 mm, à 5 lobes. Floraison : Juin-Août. Le fruit est une capsule globuleuse incluse dans le calice.

Synonymes[modifier | modifier le code]

Ils existent les synonymes suivants[1],[2] :

  • Anagallis aquatica Erndl. ex Ledeb.
  • A. maritima J.G.Gmel.
  • Samolus americanus Spreng.
  • S. aquaticus Lam.
  • S. beccabunga-facies Gilib.
  • S. bracteatus Stokes
  • S. caulescens Willd. ex Roem & Schult.
  • S. floribundus H.B.K.
  • S. geniculatus Dulac
  • S. parviflorus Raf.
  • S. valerandi ssp. parviflorus (Raf.) Hultén
  • S. valerandi var. americanus (Spreng) Gray
  • S. valerandi var. floribundus (H.B.K.) Britt, Sterns & Pogg.
  • S. valerandi var. succulentus O.Kuntze
  • S. valerandi var. typicus R.Knuth

Distribution[modifier | modifier le code]

On trouve cette plante, çà et là, dans des lieux humides ou ombragés, au bord de fossés, de cours d'eau, de prés humides, de bord de mer, sur sols sableux, calcaires ou salés. On peut la retrouver sur des dunes, dans des roselières et dans des lieux tourbeux. Cette plante est présente sur les cinq continents ; dans une grande partie de l'Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-orient, en Asie centrale dont l'Himalaya, en Chine, en Australie, aux USA...).

Utilisation[modifier | modifier le code]

Samolus valerandi fut citée par le botaniste aveyronnais H. Coste en 1937 comme présentant des propriétés vulnéraires, apéritives et antiscorbutiques. Cependant, ces effets ne semblent pas avoir été mentionnés par d'autres connaisseurs depuis. La composition chimique de cette plante demeure encore très mal connue[3].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. (en) Crusio W.E., « Het geslacht Samolus L. », Communications of the Dutch Waterplant Society, vol. 2,‎ 1982, p. 13–25 (en Néerlandais)
  2. (en) Crusio W.E., « Notes on the genus Samolus L. (Primulaceae) », Communications of the Dutch Waterplant Society, vol. 6,‎ 1984, p. 13–16 (en Anglais)
  3. Coste H. Flore descriptive et illustrée de la France de la Corse et des contrées limitrophes. Librairie Scientifique et Technique, Albert Blanchard, Paris, 1937, Tome II, p. 539.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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